Villevallier est une commune française, située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie Situation Villevallier se trouve dans le nord-ouest du département de l'Yonne, avec au sud-est sa sous-préfecture Joigny à et sa préfecture Auxerre à . Paris est à au nord-ouest.

Outre Joigny, la ville la plus proche est Villeneuve-sur-Yonne à au nord. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) - cliquer sur "itinéraires"..

Le bourg est situé entre la D606 (tronçon de la nationale 6) et la rive droite de la rivière Yonne, qui marque la limite de commune à l'ouest avec, d'amont en aval, Villecien et Saint-Julien-du-Sault - ce dernier bourg se trouvant de l'autre côté du pont de la D107 sur l'Yonne - seul pont sur la commune Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches"..

Hydrographie L'Yonne est barrée par l'écluse de Villevallier vers le lieu-dit Les Sablières, après son entrée sur la commune.

Forêt En note générale, l'essentiel de la commune est boisée. Les seuls endroits largement découverts sont le fond de vallée de l'Yonne - également occupé par le bourg), la moitié inférieure du coteau de la vallée au sud du bourg, ainsi qu'environ en haut du plateau au sud-est du bourg, ces derniers prolongés au-delà d'une avancée de la forêt par les Placeaux d'une surface d'environ .

Voies de communication et transports La D606 ou N6 traverse le bourg en longeant la rive droite de l'Yonne (elle passe en rive gauche par le pont sur la commune voisine Villecien au sud). Les autres voies publiques sont les quelques rues desservant le bourg y compris la D107 passant le pont qui relie Villevallier à Saint-Julien-du-Sault en rive gauche, plus 2 petites routes de campagne sans issue (route de Vallangis, la Côte Froide) et le chemin de halage, caillouté (calcaire) et carrossable.

Villevallier est proche de deux autoroutes, qui se croisent à l’échangeur de Courtenay à l'ouest : l'autoroute A6, avec les entrées-sorties « Sépeaux » à au sud et « Courtenay » ; et l'autoroute A19 avec son entrée-sortie « Courtenay ».

L'aérodrome de Joigny est à au sud-est, sur la D20 au nord de Joigny.

Communes limitrophes

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ()..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cudot_sapc », sur la commune de Cudot à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Villevallier est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Julien-du-SaultUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Julien-du-Sault comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Julien-du-Sault, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (69,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (69,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (69 %), terres arables (16,7 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %), zones urbanisées (4,3 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Villa Valery (1277) ; Villavalerii (1360) ; Villa Vallier (1453)..

Pour Pierre-Henri BillyChercheur depuis 1985, habilité en 1998, spécialisé dans l’anthroponymie et la toponymie de la France métropolitaine, de l’époque gauloise à nos jours. La majeure partie de ses travaux reposent sur la période médiévale, étayés pour l’essentiel sur les cartulaires et recueils de chartes éparses, les listes (censiers, terriers, compoix…) et les vies de saints., il est assez probable que Valerius, diacre et martyr de Langres, a laissé son nom à Villevallier et Vallery (Yonne).. Cette hypothèse est reprise à Albert Dauzat qui propose Villa, suivi d'un nom de personne, ici Valerius, peut-être nom de saintAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979 . ..

Remarque : le patronyme , issu de l'anthroponyme Vallier, jadis prénom, procède bien de ValeriusAlbert Dauzat (édition revue et augmentée par Marie-Thérèse Morlet), Noms et prénoms de France : dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms de France, Larousse, 1980, p. 584b. (). Il est surtout répandu dans le sud-est, notamment dans les AlpesNaissances de Vallier période 1891-1915 (lire en ligne sur Filae .

Il est assez probable que Valerius, diacre et martyr de Langres, a laissé son nom à Villevallier et Vallery (Yonne)..

Histoire

Protohistoire Au moins une sépulture collective (inhumations successives et non une seule inhumation de plusieurs personnes à la fois). a été trouvée vers les PlachisCoordonnées des Plachis : ., à cheval entre les communes de Villevallier et d'Armeau. Son mobilier incluait des poteries de la fin du RRBP (rubanné rhénan dans le bassin parisien, (page 3 du document pdf)., avec des incisions caractéristiques de cette époque sur la lèvre des pots, p. 52.. Au moins une couche archéologique a livré une hutte, p. 264, note 3. et une torque à arceaux. Voir aussi la carte de répartition des torques à arceaux [PDF], carte (/50 du document PDF) et sa légende (/50 du document PDF).

Moyen Âge

En 1275, Jean-Henry de Saint-Julien vend à Étienne, archidiacre d’Étampes, le port existant sur la rivière d’Yonne, entre Saint-Julien-du-Sault et Villevallier. En 1277 Gilon (Gilles Cornu), archevêque de Sens, rachète le port avec des conditions.

Au la fête patronale de saint Fiacre était le .

N'ayant auparavant pas de gentilé, celui de Villevallérien a été choisi en 2010.

Au la région Bourgogne, à laquelle appartenait Villevallier, a fusionné avec la région de Franche-Comté pour devenir la région Bourgogne-Franche-Comté.

Le pont left|vignette|redresse=1.0|Le d'infanterie passe le pont.

Longtemps la rivière a été franchie par un gué seulement praticable en période de basses-eaux, puis par un bateau remplacé par un bac dans les années 1820. Afin notamment de favoriser les activités agricoles entre les villes de la rive gauche et celles de la rive droite et le passage des journaliers, et pour éviter d'aller passer le pont à Villeneuve-sur-Yonne ou à Joigny, on construisit un pont à péage en 1833 et mis en service le .. Ce pont suspendu, construit par décret du et d'une longueur de , est une œuvre de la Compagnie Seguin (Marc Seguin) qui a financé la construction du pont dont elle était propriétaire pour une concession de 99 ans et dont elle assurait le péage. Toutefois le péage s'est arrêté avec la loi du qui obligeait les communes à racheter les concessions, pour rendre libre et gratuit l'accès au pont.

Économie

vignette|Rue principale.

Politique et administration

Démographie

Lieux et monuments

Église Saint-Fiacre Elle est formée de deux rectangles accolés. Le vaisseau mesure . La hauteur de la voûte est de La tour s'élève au-dessus du porche, dont la porte est ornée de colonnes de style du . À l'intérieur, la chapelle voûtée de la Vierge date de 1624.

Cette église renferme un tableau sur toile, L'Adoration des bergers, peint en 1639. et une statue peinte en pierre de la Vierge à l'enfant, du ., objets classés en 1992 à l'inventaire des monuments historiques.

Éolienne Bollée Elle est construite en 1893 par l'entreprise Bollée pour alimenter le lavoir communal. Le modèle choisi est le n°3 du catalogue de ce constructeur équipé d'un rotor de de diamètre. Remise en état en 1920, 1930 et 1932, elle est vendue avec le lavoir et l'ancien réservoir de la ville, en 1972, à un particulier.. Le propriétaire du terrain propose l'éolienne à la municipalité de Villevallier qui n'en veut pas puis à la ville de Sens qui l'accepte avec en contrepartie la pose d'un panneau au nom des propriétaires de l'éolienne qui mentionne ce don. Elle est finalement démontée en 2006 puis remontée en 2017 dans le parc du Moulin à Tan de cette ville..

Personnalités liées à la commune

Joseph Vincent Dumolard (1766-1819) - député en 1791, il s'est retiré à Villevallier assemblee-nationale Jean-Antoine Leclerc de Milfort (1752-1820), aventurier puis général de l'armée française, né à Thin-le-Moutier. Après s'être engagé jeune et avoir servi dans le Régiment d’Infanterie de Lorraine, il part en Amérique du Nord où il participe aux guerres tribales indiennes auprès des Indiens Creeks, et prend le nom de Tastanegy, c’est-à-dire grand guerrier, chef de guerre.