Saint-Florentin est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Florentinois.

Elle a absorbé l'ancienne commune d'Avrolles en 1970Arrêté préfectoral du 27 avril 1970, J.O. du 11 juin, effet en 1971 (Code Officiel Géographique)..

Géographie Situation

Hydrographie vignette|center|Pont-canal sur l'Armance. La commune est baignée par l'Armance et l'Armançon et par le canal de Bourgogne sur lequel est établi un des cinq ports de plaisance du département de l'Yonne.

Topographie et géologie

Voies de communication et transports La commune est desservie par la N77 à mi-chemin entre Auxerre et Troyes et la gare de Saint-Florentin - Vergigny sur la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles. Des TER toutes les heures avec le cadencement.

Communes limitrophes

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ligny-le-Châtel », sur la commune de Ligny-le-Châtel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Saint-Florentin est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-FlorentinUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Florentin, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (83,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,7 %), prairies (21,3 %), zones agricoles hétérogènes (13,8 %), forêts (7,1 %), zones urbanisées (6,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Florentinus (899) ; Sanctus Florentinus (castrum) (1035) ; Saint-Florentin (1306) ; Mont-Armance (1793)..

Selon une chronique locale, le bourg aurait pris l'hagiotoponyme de « Florentin de Brémur » lorsque Godelime, comtesse de Chartres et Lémisse, comtesse du Perche, les sœurs du comte de l'époque, rapportèrent en 833, au retour d'un pèlerinage, les reliques de saint Florentin, saint martyrisé par les Vandales du chef Chrocus, à Semond près de Brémur-et-Vaurois. Vers 980 les comtesses de Chartres et du Perche, de retour de pèlerinage de Rome, s'arrêtent à Brémur pour y faire construire une chapelle au château de Saint-Florentin.

L'ancienne commune d'Avrolles (à l'ouest) a fusionné avec Saint-Florentin en 1970.

Histoire Sous l'Ancien Régime, Saint Florentin a le titre de Vicomté (puis de Comté), elle dépend de l'intendance de Paris ; elle est le siège d'une élection, d'un bailliage et d'une maréchaussée, et dispose d'un grenier à sel et de casernesDoisy, Le royaume de France (1753), p. 913.

Saint Florentin était un poste gallo-romain appelé Castrodunum. Au carrefour de voies romaines, Jules César aurait planté sa tente à La Trecey (dont le nom viendrait dAtrium caesaris) et la ville d'Avrolles est bâtie au pied de l'ancien oppidum dEburobriga dont on voit encore l'un des remparts. Le temple de Flore (Templum florae), devenu ensuite Castrum florentinum, forma une bourgade qui prit d'abord le nom de Château-Florentin, sans doute après la construction d'une forteresse par Gondebaud, puis vers le son nom actuel.

Ville-forteresse à la limite de plusieurs provinces, elle fut souvent convoitée, par les uns et les autres : Wisigoths, Francs, Burgondes en 511, Francs de Neustrie (notamment lors de la célèbre bataille du Champlandry entre les armées de Brunehilde et de Frédégonde en 587), Normands (siège de 886), Champenois qui l'annexèrent en 936 et l'érigèrent en comté, Anglais (pendant la guerre de Cent Ans en 1356), à nouveau les Bourguignons qui la détruisirent complètement en 1359 et l'annexèrent en 1420, Huguenots au cours des guerres de religion en 1562, et encore pendant la guerre de Trente Ans par un lieutenant du Saint-Empire Romain Germanique, etc., jusqu'au bombardement de 1944.

Moyen Âge La ville de Saint-Florentin dispose d'un château situé en hauteur. Elle est détenue par le comte de TroyesCamille Hermelin. Histoire de Saint-Florentin. BSSY. (quel tome ?). Il fixe en la ville dès le début du le siège d'une châtellenie avec un prévôt chargé d'administrer ses domaines et de rendre la justice ; et un vicomte qui semble succéder à un très vieux lignage remontant aux Carolingiens. Les vassaux comtaux de la contrée doivent le service au château de la ville, tels le comte de Joigny (pour son comté) et le vicomte de Joigny. Au point de vue ecclésiastique c'est le siège d'une doyenné du diocèse de Sens

Depuis la seconde moitié du , la ville est protégée au Nord et au Nord-Ouest par deux cadets de féodaux importants : un fils du sire de Trainel à Venisy, et un fils du comte de Bar-sur-Seine à Champlost. Au Nord-Est, le sire d'Ervy domine le bassin de l'Armance. Le vicomte pour sa part dispose de Villers-Vineux. La vicomté sera vendue à la Couronne au début du . Le comte est présent encore plus au loin à Chablis, qu'il tient en pariage avec l'abbaye Saint-Martin de Tours.

Une agitation se produit localement quand Érard de Brienne-Ramerupt, sire de Venisy, tente de s'emparer de la couronne comtale de Champagne avec l'appui de sa parentèle (il était le mari de Philippa de Champagne).

La ville profite de la prospérité générale du comté à l'époque des foires de Champagne. Elle se situe à mi-chemin entre Troyes (ville majeure de foires) et Auxerre (ville majeure du commerce du vin en France).

La guerre de Cent Ans Une fois le comté de Champagne intégré à la Couronne de France à la suite du mariage en de Jeanne de Champagne-Navarre avec Philippe le Bel, Saint-Florentin est à plusieurs reprises "engagé" auprès de favoris du moment, ou d'individus dont il faut s'assurer le concours (voir l'article Vicomtes), dont les Phélypeaux de La Vrillière, faits comtes de St-Florentin.

Des individus, tels les des Portes, parviennent à quitter la ville et à s'illustrer auprès des services centraux de l’État.

Au début du , des Thierriat et des Chubrier quittent la ville pour aller s'établir à Auxerre et s'insérer dans le patriciat de cette cité. Pour autant, la ville dépend du bailliage de Troyes, suivant en cela son statut féodal, et se trouve être le siège d'une élection.

Temps modernes La ville dispose d'un collège au . Louis Pouillot, prêtre originaire de Brienon, curé de Bouilly, qui dirige ce collège comme principal ou régent, se réfugie clandestinement dans la forêt d'Othe pour sauver sa vie menacée par les républicains, et il meurt au presbytère de Vergigny le 21 brumaire an 2 () ; son frère Jean-Pierre Pouillot fut le curé de Vergigny"Un siècle de l'histoire d'une commune rurale : Vergigny", p. 24, par Georges Lizerand, chez Delalain, 1949. Le collège est alors fermé.

Révolution française Pendant la Révolution, Saint-Florentin fut un des lieux les plus dynamiques de la Théophilantropie, une religion qui succéda au « culte de la Raison et de l'Être suprême » entre 1798 et 1801. Pendant la Convention, les républicains anti-cléricaux débaptisèrent Saint-Florentin et l'appelèrent Mont-Armance (du 8 germinal an II - — jusqu'au 6 ventôse an III -).

Le comte de Saint-Florentin, ministre du roi Louis XV, avait procuré divers avantages à sa ville au début du . Ils s'avèreront décisifs lors de la réorganisation de la carte administrative en 1790.

Et paradoxe, si elle fait partie du département de l'Yonne depuis 1790 et de la région Bourgogne au , ses armoiries portent les armes de Champagne et de Navarre depuis 1234 (les comtes de Champagne étant rois de Navarre de 1234 à 1328, et sous les rois Bourbons depuis 1589).

Elle fut chef-lieu du district de Saint-Florentin de 1790 à 1795. Cette désignation a gravement indisposé la ville de Brienon-l'Archevêque, qui se posait en rivale. Le gouvernement a maté cette opposition en faisant stationner longtemps des gendarmes à Brienon. au domicile des élus.

Pendant l'occupation autrichienne de 1814, un magasin militaire est créé. Il crée quelques difficultés en réquisitionnant des marchandises dans les arrondissements de Joigny et de Tonnerre. Un hôpital militaire qui y est installé reçoit 64 Autrichiens et 36 Würtembergeois.

L'empereur d'Autriche François 1er traverse la ville nuitamment, le .

Restauration Interrompu pendant la période révolutionnaire, les travaux de creusement du canal de Bourgogne s'achèvent tardivement sous la Restauration.

Seconde Guerre mondiale La rencontre dite de Saint-Florentin, le entre le maréchal Pétain et le maréchal Goering, représentant du Reich, s'est déroulée dans le train spécial du Reichsmarschall, en gare de Saint-Florentin-Vergigny, sur la commune voisine de Vergigny.

Passages de célébrités Jeanne d'Arc y a probablement fait halte en 1429 en se dirigeant vers Reims pour le sacre de Charles VII ; l'écrivain Stendhal (Henri Beyle) y a dîné le ; le maréchal Pétain y a rencontré le maréchal Goering le , à la gare. Le , Joséphine Baker a donné une représentation au cinéma lors d'un gala de bienfaisance organisé au profit des réfugiés espagnols ayant fui le franquisme..

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

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Politique environnementale