Henri Pollès, né le à Tréguier (Côtes-du-Nord) et mort le à Brunoy (Essonne), est un écrivain, romancier, poète et essayiste français.
Biographie Fils de paysans, il restera toujours attaché au milieu populaire breton dont il parle la langue. En 1919, sa famille s'installe à Nantes où son père est nommé ingénieur à la navigation. Le jeune Henri y fait ses études secondaires tout en revenant, chaque été, vers sa ville natale, source d'inspiration pour son premier roman et les personnages de son œuvre. En 1926, il obtient son baccalauréat et entreprend des études de philosophie à Paris.
Son premier roman, Sophie de Tréguier, édité en 1932 à la NRF est unanimement salué par la critique et lui vaut le prix du roman populiste l'année suivante. Un passage en sanatorium lui inspire en 1934 Les paralytiques volent, mais ce livre n'eut guère de succès.
Parallèlement à sa vie littéraire, Pollès s'engage un temps dans le débat politique et dans le journalisme puisque de 1933 à 1936, il collabore au journal Giustizia e Libertà, publication italienne contre le fascisme, publie en 1937 un pamphlet contre le fascisme (L'opéra politique) et fait un reportage sur l'Espagne pour le magazine Vendredi. En 1939, il se marie avec Paulette Bellour ; ils ont quatre enfants.
Sous l'Occupation, il collabore au journal collaborationniste La Bretagne de Yann FouéréYann Fouéré, La Patrie interdite - Histoire d'un breton, éditions France-Empire, 1987, : . Il s'engage aussi, pour gagner sa vie, dans la vente de livres, ce qui allait devenir pour lui un second métier.
En 1945, il rate de peu le prix Goncourt avec Toute guerre se fait la nuit. Il rate encore le prix Goncourt en 1963 et 1964 avec, respectivement, Amour, ma douce mort et Le Fils de l'auteur. Connaissant des jours de misère, déçu du peu de succès littéraire et d'avoir plusieurs fois raté le Goncourt, Henri Pollès met sa carrière littéraire de côté et devient courtier en livres, pour avoir un revenu stable et assouvir sa grande passion de collectionneur. Ce n'est qu'après presque vingt ans de silence, en 1982, qu'il publie de nouveau un roman Sur le fleuve de sang vient parfois un beau navire, lequel lui vaut le Grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie françaiseGrand prix de littérature Paul-Morand, Académie française, consulté le 26 décembre 2019..
Il meurt le dans l'incendie de sa maison et son corps est inhumé dans le cimetière de Tréguier (Côtes-d'Armor)Cimetières de France et d'ailleurs.
Bibliophile éclairé, Henri Pollès avait une impressionnante collection d'ouvrages. de ses livres firent l'objet d'un don en 1988 à la ville de Rennes, sauvant ainsi une partie de sa collection inestimable des flammes qui plus tard ravagèrent son pavillon de Brunoy. Ce don est perpétuellement exposé au « musée du Livre et des Lettres Henri Pollès » de la bibliothèque de Rennes métropole située aux Champs Libres à Rennes.
Citation
Œuvre SourceAndré Bourin et Jean Rousselot, Dictionnaire de la littérature française contemporaine, Librairie Larousse, Paris, 1966. Romans Sophie de Tréguier, 1932, Prix Eugène-Dabit du roman populiste 1933 L'Ange de chair, 1934 Les paralytiques volent, 1934 Les Gueux de l'élite, 1935 Toute guerre se fait la nuit, 1939 Journal d'un homme heureux, 1953 Journal d'un raté, 1956 Prenez garde à la conscience ou les médecins ne meurent pas mieux, 1959 Amour, ma douce mort ou une veuve pas si moderne, 1962 Le Fils de l'auteur, 1964 Sur le fleuve de sang vient parfois un beau navire, 1982 Lettre à ma morte, 1986
Essais L'Opéra politique, 1937 Psychanalyse du communisme, 1949 Qu'est-ce que le socialisme ?, 1953 Les drapeaux habillent mal ou les ismes et les hommes : roman infini, 1962 Journal de la mort, 2010
Divers « Les Crimes qu'on pourrait faire », Les Œuvres libres, , , , nouvelle inédite. « Les Gueux de l'esprit », La Lumière », janvier-, reportage. « Parlez-nous d'amour », Paris, Flammarion, 1986, , témoignages d'écrivains recueillis par Jeanne Cressanges. « Le Petit garçon qui voulait tuer la mort », Le Trégor », - , récit.
Catalogues d'exposition Henri Pollès a rédigé des textes pour les catalogues d'expositions réalisés par la bibliothèque de Rennes métropole (« Les Champs Libres ») : Le Romantisme breton, 1986 ; Paul Féval, 1987 ; Reliures de la donation Henri Pollès, 1988 ; La Femme 1900, 1990 ; Livres d'enfance, 1992.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Les Écrivains du siècle, Lettres et dédicaces à Henri Pollès, Rennes, Bibliothèque municipale de Rennes, 2000. Pierre Lecœur, "Sophie de Tréguier, roman populiste ?", Montréal, Études littéraires, vol. 44, , été 2013, Université Laval. .
Liens externes
Catégorie:Écrivain breton Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Romancier français du XXe siècle Catégorie:Essayiste français du XXe siècle Catégorie:Poète français du XXe siècle Catégorie:Bibliophile français du XXe siècle Catégorie:Bibliophile du XXe siècle Catégorie:Auteur publié par les éditions Gallimard Catégorie:Giustizia e Libertà Catégorie:Antifasciste français Catégorie:Lauréat du prix du Roman populiste Catégorie:Lauréat du grand prix de littérature Paul-Morand Catégorie:Naissance en juillet 1909 Catégorie:Naissance à Tréguier Catégorie:Naissance dans les Côtes-du-Nord Catégorie:Décès en septembre 1994 Catégorie:Décès à Brunoy Catégorie:Décès à 85 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Tréguier