Courlon-sur-Yonne est une commune française située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie Courlon-sur-Yonne est un village rural situé sur la rive droite de l'Yonne, à au nord de Sens, et traversé dans toute sa longueur par la Départementale 23 qui, de Sens à Montereau, double dans la plaine la RN 6. Communes limitrophes

Hydrographie L’Yonne, longue de ., principal affluent gauche de la Seine.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ()..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « La Brosse-Mx », sur la commune de La Brosse-Montceaux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Courlon-sur-Yonne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (72,9 %), zones agricoles hétérogènes (10,3 %), forêts (6 %), zones urbanisées (4,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Curteleonis (IXe siècle) ; Colleum (1211) ; Corloonis (1224) ; Curloun (1146) ; Coorlon (1157) ; Corloun (1184) ; Corlaon (1204) ; Corleon (1229) ; Colloon (1292) ; Courloum (XIIIe siècle) ; Coulleon (1279) ; Coolon (1373) ; Collon (1406) ; Corlon (1449)..

LYonne est une rivière de la moitié nord de la France. Elle coule principalement à l'ouest de la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle a donné son nom au département de l'Yonne.

Histoire Moyen Âge Le nom du village, écrit aussi jadis Corlon et Courleon, s’est prêté à plusieurs étymologies. Il faut écarter le «cursus longus», ou «cours long», qui n’est qu’un plat calembour. On retient plus ordinairement le «Curteleonis» du , comme formé de «curtem», le domaine, et d’un nom d’homme germanique tel que Leto. Courlon eut donc été originairement: le «domaine de Leto». On propose aussi de faire dériver Courlon de l’expression latine «curule vadum» qui désignait un gué carrossable. Un tel gué se trouvait aussi en aval de Sens, sous le nom de Courchanvaux. Cette dernière étymologie a du moins le mérite d’expliquer l’implantation d’un village en ce point stratégique qui devait conditionner son histoire et le développement de son économie. Le gué de Courlon fut en effet pendant des siècles un important lieu de passage et de transactions entre les villages des deux rives de la basse Yonne. Ce trafic fut encore amélioré en 1851 par l’établissement d’un bac; mais la construction du pont de Champigny-sur-Yonne en 1865 lui fut fatal. Par contre, le barrage destiné à alimenter en eau le canal de dérivation creusé en 1878 lui fut bénéfique, créant un magnifique plan d’eau très apprécié des pêcheurs et aujourd’hui des amateurs de sport nautique.

La paroisse appartient au diocèse de Sens.

Courlon, sur le plan féodal, fait partie de la châtellenie de Bray-sur-Seine, et donc du comté de Champagne. Il s'ensuit que sur le plan judiciaire, Courlon a relevé du bailliage de Provins.

La "Renaissance"

La fortune du village lui vaut de posséder des murailles. Avant 1560, une population variée de commerçants et d'artisans vit là. La proximité de l'Yonne fixe des voituriers par eau au hameau du Portillon.

Comme souvent en pareil cas, les murailles donnent un faux sentiment de puissance aux habitants lors des épisodes militaires. C'est ainsi que les habitants commencèrent à fermer les portes du bourg lorsque l'armée des Protestants du prince de Condé est venue ravager le Nogentais, le Braytois et Montereau. Ne pouvant faire face à tant de soldats, les habitants ont quitté les remparts pour aller se réfugier dans leur église paroissiale. Les Huguenots y massacrèrent les habitants : femmes et enfants compris. Quelques hommes ont voulu défendre chèrement leur vie dans le clocher. Les assiégeant leur promirent la vie sauve. La majorité s'est contentée de cette parole et fut aussitôt massacrée. Le curé remonta dans le clocher et refusa de se rendre. Il a préféré se jeter dans le vide. Avec cynisme, les assiégeants prétendirent qu'ils n'avaient nulle mauvaise intention contre lui, car il avait été un joueur de paume très apprécié de leur prince lors d'une partie récente tenue à ValleryMémoires de Claude Haton. Il s'agit d'un des grands massacres perpétrés dans la contrée. Aucune plaque, panneau ou rue n'en rappelle l'existence. On doit relever que dans le village voisin de Serbonnes vivait la famille Clément, dont le fils Jacques, moine Jacobin à Paris puis à Sens, a assassiné le roi Henri III à Saint-Cloud en 1589. Il est très sommairement qualifié de "fanatique" (parce que moine?, Ligueur?, candidat combattant?).

Dès le Moyen Âge, Courlon avait assuré sa protection par une enceinte que forcèrent néanmoins pendant les guerres de Religion les huguenots quand, pour punir les habitants de ne pas leur avoir ouvert leur porte, ils mirent à sac, à feu et à sang tout le village et incendièrent l’église, le . Plus tard, quand Henri IV s'efforça, entre 1590 et 1594, de se rallier Sens et le Sénonais, le duc de Nevers, craignant que Courlon ne servit de refuge aux ligueurs, fit démanteler ses remparts, ne laissant subsister que les fossés. En 1776, Courlon comptait 220 feux et 630 communiants. Son territoire comprenait arpents dont 450 plantés en vigne. L’air, disait-on, y était très sain et il y avait toujours eu dans le pays beaucoup de vieillards. L’église paroissiale fut d’abord sous le patronage de l’abbaye de Sainte-Colombe, fondée près de Sens en 620 et qui détenait à Courlon un fief important, dépendant de la seigneurie de Bray. Mais en 1196 le droit de nomination du curé fut remis à l’archevêque. Toutefois, Sainte Colombe conservera sur le bourg et les lieux voisins, même après la transaction passée en 1736 avec le comte de Rochechouart, un droit de seigneurie qui lui rapportait environ livres par an. L’abbé de Sainte-Colombe était à Courlon gros décimateur pour le blé et partageait avec le curé la dîme du vin. Tous les ans, une partie de cette dernière dîme était prélevée pour distribuer à chaque habitant, après la première messe de Pâques, un pain de 10 onces ½. L’église Saint-Loup (), témoin principal d’un riche passé, est classée monument historique depuis 1912. Elle fait l’objet d’importants travaux de restauration de ses maçonneries et couvertures. De larges fossés, dont il reste quelques vestiges, entouraient le village. La commune consacre une salle, ouverte l’été, au peintre Henri Montassier né à Courlon en 1880.

Économie

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Démographie La commune est membre de la Communauté de Communes Yonne-Nord. Sa population est en évolution constante, régulière et maîtrisée.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|L'église paroissiale Saint-Loup. Église Saint-Loup, . Monument historique depuis 1912. L'église paroissiale, où la population fut massacrée dix ans avant la saint Barthélémy, dispose de magnifiques clés de voûte, de très grande hauteur. Les bords de L'Yonne. Anciens remparts démantelés à la demande de Henri IV entre 1590 et 1594. L'espace sportif Guy Roux inauguré par Guy Roux le .

Personnalités liées à la commune Henri Montassier (1880-1946) : peintre.

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes Liste des communes de l'Yonne Liste des anciennes communes de l'Yonne

Liens externes Site de la mairie

Notes et références Notes

Cartes

Références

Catégorie:Commune dans l'Yonne Catégorie:Aire d'attraction de Paris