Le renouveau celtique est un mouvement culturel regroupant des pays qui se réclament d’un héritage celtique et qui s'exprime à travers la diffusion des langues celtiques, les arts, la vie associative, ou encore le sport.

Historique

Contexte La conquête romaine, puis les migrations germaniques et la christianisation sont les causes primaires du déclin de la civilisation celte ou des cultures celtophones. Par la suite, des États nés de ces évènements historiques n’ont guère laissé d’espace propice à l’épanouissement des communautés celtophones subsistantes. L'Europe occidentale conserve un héritage celtique dans la toponymieCharles Rostaing, Les noms de lieux, coll. Que sais-je ?, Presses universitaires de France, 1985 (1 édit. 1945), .Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003.

Apparition du mouvement Des recherches antiquaires sur les cultures et les histoires gaéliques et bretonnes de Grande-Bretagne et d'Irlande se développent à partir de la fin du , avec des personnes comme Owen Jones au Pays de Galles et Charles O'Conor en Irlandehttps://fr.hisour.com/donn%C3%A9es/renaissance-celtique/.

Le terme renouveau celtique apparaît au . La première période est surtout marquée par des revendications politiques, qui aboutissent par exemple à la création de la république d'Irlande, la seconde sera plus culturelle : reprise de jeux interceltiques, large diffusion mondiale d'une musique dite celtique, renouveau de la harpe celtique en Bretagne et création des bagadoù, mise en place du Festival interceltique de Lorient..

Le renouveau celtique en musique

En France et au-delà (à l'occasion de très nombreuses tournées internationales), c'est le musicien et celtophile Alan Stivell qui est à l'origine d'une véritable vague musicale celtique à partir de 1972 (voir le livre de Laurent Bourdelas paru au printemps 2012 à son sujet). Alan Stivell fait découvrir à un large auditoire un instrument traditionnel dont l'usage se perdait un peu, la harpe celtique. Carlos Núñez sonneur de gaïta , The Chieftains et ses flûtes et tambours, ou encore, quelques décennies plus tard, le groupe Talisk avec son joueur énergique de concertina, Mohsen Amini, apportent à la fin du ou début du de nouvelles compositions, relancent l'engouement sur la musique celtique dans plusieurs contrées européennes et mettent en exergue des instruments bien spécifiques, porteurs d'une tradition, au cœur de leur musique..

Le renouveau celtique en musique se développe à partir des années 1970.

Le renouveau celtique en littérature

Entre la fin du et le début du , le renouveau celtique en Irlande est marqué par une renaissance de la poésie irlandaise.

Le renouveau celtique dans le monde associatif Léon Denis participe au développement du druidisme dans les années 1920.

Le renouveau celtique en sport Plusieurs clubs de sports portent la mention de celtique en référence aux origines des clubs. C'est le cas de :

Celta Vigo ; Celtic Glasgow. Langues celtiques

Plusieurs langues celtiques ont complètement disparu, telles les langues celtiques continentales comme le gaulois.

Plusieurs langues celtiques sont pratiquées. La situation est contrastée : En France, le breton est enseigné dans les écoles des réseaux Diwan, Dihun ou Div yezh. En 2024, le nombre de locuteurs est estimé à 107 000 personneshttps://www.ouest-france.fr/bretagne/le-nombre-de-locuteurs-bretons-divise-par-deux-en-six-ans-c9f7a178-d805-11ef-8f51-eac5203dc552. Au Royaume-Uni : le cornique, en Cornouailles, est pratiqué par entre 2500 et 5000 locuteurs ; selon le recensement de 2022, il y avait près de 70 000 locuteurs du gaélique écossais ; un recensement général de 2011 indique un nombre de galloisants au Pays de Galles ; En Irlande, l'irlandais, est une langue officielle.

Territoires concernés

France En France, Jacques Cambry fait des descriptions du paysage celtique. Le renouveau celtique se renforce par la fondation de l'Académie celtique en 1805.

Irlande La vision romantique du passé a donné lieu à des représentations historiquement inexactes.

Royaume-Uni En Écosse, John Francis Campbell publie les ouvrages bilingues tels que les Contes populaires des West Highlands (en 1860-62) et Le mythe du dragon celtique, publiés à titre posthume en 1911.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Celtic revival Panceltisme Celtomanie

Bibliographie Connaissances du monde celtique au XVIII siècle - M. de Chiniac de la Bastide du Claux (1769) ; réédition et préface de Régis Blanchet, Éditions du Prieuré (1997)

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