La Citroën LN, qui est le premier modèle issu de l'absorption du constructeur automobile Citroën par Peugeot, a été présentée au salon de l'auto 1976, du 7 au .
Conception et évolution du modèle L'auto reprend la quasi-totalité des éléments de la Peugeot 104 coupé, la suspension arrière étant légèrement modifiée. Les parties berceau et capot avant, garnitures de flancs, glaces latérales arrière et autour de la lunette arrière, notamment, ont été reprises par le Bureau d'Études Citroën. La LN diffère extérieurement de la Peugeot par ses enjoliveurs issus de la Dyane, mais dont les optiques lui sont spécifiques (les feux de position ont été déportés sur un bloc à part, contrairement à la Citroën Dyane, où ils sont incorporés aux feux avant) ; et par l'absence d'extracteurs d'air latéraux à l'arrière améliorant la visibilité. Pour la première fois sur une voiture française, la banquette arrière est rabattable par moitié en série.
La Citroën LN est une petite voiture conçue pour la ville, comme le montrent les dépliants publicitaires et l'argumentaire Citroën de l'époque. Dans ses 38, elle embarque deux personnes à l'avant, les deux places arrière étant davantage des places d'appoint que de réelles places assises (la garde au toit étant très réduite à l'arrière). C'est donc un coach (autrement dit un coupé 2 + 2).
Lorsqu'elle est présentée sur le Salon de l'Auto de Paris en 1976, elle est la petite vedette du stand Citroën, où elle est mise en valeur dans sa livrée Bleu Myosotis AC 645 et par ses mannequins de plastique qui imitent des scènes de la vie quotidienne. Anecdote étonnante, sur les catalogues confidentiels de Citroën, appelés « Confidentiel force de vente Citroën - Pour votre information », on y voit une étonnante Citroën LN Entreprise, avec les emplacements des vitres de custodes tôlées, ce qui ne sera jamais le cas en série. Dans ce même catalogue, le slogan de vente de la LN était « 3CV, 3 portes, 3 volumes de coffre, ».
Elle était commercialisée au tarif, clés en main, de . Il est à noter que les modèles de pré-série ont quelques spécificités que n'auront pas les futurs modèles de série, telles que le rétroviseur intérieur collé au pare-brise (vissé sur le pavillon en série), ainsi que la tirette du volet de départ à froid (starter), qui est ornée d'un motif spécifique S.
Sa carrière, bien que courte et discrète du modèle, surprend le service commercial de Citroën. En effet, les délais de livraison s'allongent, et il faut ainsi passer en fabrication de 250 à par jour.
Avant tout destinée aux femmes et présentée comme « la seconde voiture sans ennui » de la famille, la Citroën LN satisfait les journalistes automobiles, notamment André Costa dans son essai paru dans L'Auto-Journal du , où il écrit ceci :
Dans le numéro 365 de du magazine L'Automobile, Jean-Paul Thévenet écrit à son tour :
Nombre de réclames vantent la modularité de cette singulière petite voiture. Ce qui est alors une première en Europe deviendra, bien des années plus tard, le « must » de toutes les voitures récentes.
En , la LNA apparaît avec le moteur à allumage électronique intégral récemment étrenné sur la Visa. Elle est reconnaissable à ses enjoliveurs en acier inoxydable (sauf commerciale Entreprise) et à un bourrelet en caoutchouc sur les pare-chocs. L'intérieur étant identique aux dernières Citroën LN. Le "A" de LNA signifie, toujours d'après les documents internes Citroën, « Athlétique ».
Pour 1980, le carburateur est modifié et les feux avant - veilleuses et clignotants deviennent bicolores. À l'intérieur, la sellerie en tissu spécifique baptisé « cannage » prend place au lieu du « pied-de-coq » des LN et LNA du millésime précédent. Un compteur kilométrique journalier et le totalisateur kilométrique à six chiffres - cinq auparavant font leur apparition ainsi qu'un pratique rétroviseur central « jour-nuit ». Elle adopte également des pare-soleil teintés en noir côté habitacle.
Pour 1981, la Citroën LNA intègre un rétroviseur en plastique noir identique à celui des Peugeot 104.
Pour les modèles 1982 (à partir de ), la petite Citroën reçoit un rétroviseur extérieur aérodynamique en plastique noir mat et des monogrammes noirs à l'arrière, en lieu et place de la bande en aluminium brossé où étaient collés une bande autocollante noire avec, de part et d'autre de cette bande, les monogrammes "CITROËN" et "LNA". En , apparaît l'éphémère LNA Club., dotée d'un intérieur et d'une décoration extérieure spécifiques. On y trouve notamment des bacs de vide-poche dans les panneaux de portes, eux-mêmes en tissu tabac au lieu du traditionnel simili noir qui équipe les autres LNA, une sellerie tabac blond du plus bel effet, un pré-équipement radio, un essuie-lave-vitre de lunette arrière, une garniture complète de coffre ainsi que des autocollants décoratifs spécifiques sur les flancs et sur la custode, où "Club" est écrit en cursive.
En , pour les modèles 1983, la LNA bénéficie de nouveaux pare-chocs en plastique gris foncé, de nouvelles baguettes de protection latérales, d'un enjoliveur de custode en plastique, de nouveaux feux arrière (intégrant feux de recul en série et feux de brouillard en option) et de nouvelles jantes type Visa Super E (sur LNA 11 RE uniquement). Les nouvelles LNA 11, déclinées en deux finitions - 11 E et 11 RE - reçoivent le bloc issu de la Française de Mécanique, le (« moteur X ») de à quatre cylindres refroidi par eau de la Visa Super E, lui permettant d'atteindre et celui de 4 CV. Ainsi, la LNA devient très proche de la Peugeot 104 à trois portes. Une série spéciale « LNA 11 E Cannelle » sera produite à en , et sera baptisée Citroën Pépita pour le marché italien, Citroën LNA Inca au Royaume-Uni et Citroën LNA Élysée en Autriche. Elle est très richement équipée. Elle comprend notamment les jantes en alliage d'aluminium, la montre à quartz, le pré-équipement radio. La sellerie lui est spécifique et est baptisée « Jersey écossais ».
Dès 1983 (et jusqu'en 1985), la LNA est également fabriquée en Espagne. Elle prend place sur les chaînes de fabrication des anciennes usines Barreiros de Villaverde (un district du sud de Madrid).
À partir de (année-modèle 1985), la LNA 11 RE est remplacée par la LNA 11 RS. La motorisation est identique mais le couple réducteur est plus court : 16 × 57 au lieu de 17 × 54, ce qui procure, en plus d'une augmentation des performances ( au lieu de , 15 s 3 au lieu de 15 s 6 au 0 - ), un agrément de conduite supplémentaire. À la même date, la tôle entre les feux arrière n'est plus peinte en noir mat mais couleur carrosserie, et l'éconoscope est supprimé sur les LNA 11 E et LNA 11 RS.
En (année-modèle 1986), la face avant de l'ensemble des modèles LNA devient grise au lieu de noire.
Une version LNA 10 E, à moteur quatre-cylindres , vendue uniquement en Italie, fut également produite, à moins de , en 1985.
En , Citroën cesse de produire la LNA, qui sera remplacée par la Citroën AX 3 portes à partir d'.
Particularités techniques Les LN et LNA furent élaborées en puisant dans la banque d'organes du groupe PSA nouvellement créé.
La Citroën LN a été présentée au Salon de Paris du 7 au . Le moteur est un bicylindre Citroën , variante spécifique R06/627, dérivé de l’AM2 des Dyane 6 et Ami 8. La boîte de vitesses est dérivée de la GS et subit plusieurs modifications durant les premières années de commercialisation. L'embrayage peut-être centrifuge en option, de même que la peinture métallisée, le siège conducteur réglable en inclinaison (option groupée avec le garnissage en tissu/simili), les ceintures de sécurité à enrouleur et la lunette arrière chauffante. Pour 1978, une option supplémentaire apparaît : l'antenne et le câblage radio. La LN disparaît en .
Côté modifications, la LN a subi quelques modifications mineurs durant sa courte carrière. Ainsi, depuis , "la câblerie avant est modifiée, afin d'assurer une mise à la masse franche de la caisse.
1° - La section du fil de masse de caisse est augmentée ( au lieu de ),
2° - La fixation de l'avertisseur sonore, sur traverse avant, est reliée au moteur par un fil de masse."
De plus : "Depuis , les éléments porteurs de suspension arrière (droit et gauche) sont modifiés : le support élastique supérieur est monobloc (au lieu de 2 tampons élastiques) l'orientation du ressort de suspension est décalée de 120° le sens de montage de la coupelle inférieure d'appui du ressort est inversé la hauteur du ressort de suspension est augmentée de et le pas des spires est modifié la course de détente de l'amortisseur est allongée (plus ). le piston d'amortisseur et le siège du clapet d'entrée sont modifiés."
Citroën ajoute : "Depuis le , l'accouplement du levier de changement de vitesses avec la chape du tirant de commande est assuré par une TH de 6 X 27 et un écrou à frein incorporé, genre "Nylstop"."
Pour 1978, Citroën précise :
"Les véhicules « Année Modèle 1978 » sont commercialisés depuis . Les modifications apportées, par rapport à l'exercice précédent sont : Montage d'accoudoirs sur les panneaux de portes, en remplacement des dragonnes. Montage d'une «Sécurité enfant» sur la poignée de commande du levier de frein à main. Montage des ceintures de sécurité avant à rétracteur.
Options supplémentaires : Possibilité d'une option « Antenne », comportant le montage d’une antenne radio et l'antiparasitage moteur. Sur véhicule « Entreprise » : Option «Siège avant passager escamotable», améliorant les possibilités de chargement du véhicule, en longueur. L'adaptation de cette option implique les modifications suivantes : montage d'un système d'arrêt de charges, arrière et latéral, modification de la caisse, remplacement du siège avant droit avec glissières par un siège escamotable, modification du tapis arrière, modification des garnissages du tablier et des panneaux de côté, garnissage des sièges en « targa » noir, au lieu du tissu « Pied de coq »."
La RTA (Revue Technique Automobile) de la LN apporte quelques précisions :
"Amélioration de l'étanchéité des tubes-enveloppes des tiges de culbuteurs. Modification des bagues de synchronisation - sur certaines boîtes de vitesses. Modification du support élastique supérieur et des ressorts de la suspension arrière (depuis ). Montage sur les freins avant d'étriers monoblocs en concurrence avec les étriers à cylindres rapportés. Sur freins arrière, montage de tambours de de largeur au lieu de avec, pour les freins DBA une modification du cylindre récepteur : au lieu de . Montage de ceintures à enrouleurs à l'avant. Accoudoirs sur panneaux de portes en remplacement des dragonnes. Montage d'une "sécurité enfants" sur poignée de frein à main."
Concernant le dernier millésime de la LN, à savoir 1979, voici ce que précise la RTA (Revue technique automobile) pour la LN :
"Modèles 1979 Modification des rapports de boîte sur la vitesse, Modification des biellettes de direction, Modification des opérations de réglage du train avant, Modification de la suspension avant : amortisseurs amovibles, ressorts déportés, Montage en concurrence d'un maître cylindre de diamètre avec celui de diamètre , Montage sur les freins avant d'un étirer Citroën à deux pistons opposés en concurrence avec les étriers DBA et Ate, Modification du diamètre des cylindres récepteurs de freins arrière ( au lieu de ) avec montage du maître cylindre de diamètre et étriers Citroën, En option : essuie-glace / lave-glace de lunette arrière. Commande supplémentaire centrale de basculement du siège passager."