Dans la mythologie romaine, le dieu Hymen ou Hyménée présidait au mariage. Il est aussi connu sous le nom d'Hyménaios (en grec ancien ) dans la mythologie grecque. Certains poètes le font naître des muses Uranie, Clio, de Magnès fils d'Argos, ou d'Apollon et des muses Calliope ou Terpsichore.

Famille Hymen est une des divinités grecques dont la parenté varie le plus suivant les sources. Il peut ainsi, comme chez Nonnos, être donné comme le fils d'Apollon et d'une des muses qui peut alors être Calliope, Clio, Terpsichore ou UranieNonnos, Dionysiaques 33.67Scholiaste du Vatican sur Rhesus d'Euripides, 895 (ed. Dindorf)Scholiaste sur les Pythiques de Pindare, 4.313Alciphron, Epistles 1.13.3Jean Tzétzès. Chiliades 8.599. Il apparait aussi souvent comme le fils de DionysosSénèque, Medea 56 ff, sa mère pouvant alors être donnée comme ArianeServ. Ecl. 8.30 ou ne pas être nommée. Pierre Grimal le donne fils de Bacchus et de Vénus, équivalents romains de Dionysos et AphroditeGrimal, Dictionnaire de mythologie, PUF, 2022, p. 216-217..

Il est aussi parfois écrit comme le fils d'une muse et d'un mortel. Tantôt Clio et un homme inconnuLicymnios, Fragment 768a (de Philodemus, Sur la Piété) (trans. Campbell, Vol. Greek ) (Lyrique grecque du ), tantôt Calliope et un mortel nommé Antoninus Liberalis, Metamorphoses 23 [= Hesiod, Megalai Ehoiai fr. 16]..

+ Source Père Mère Antoninus Liberalis Calliope - Apollon Calliope - Apollon Terpsichore Nonnos Apollon Uranie - Apollon Clio Licymnios homme inconnu Clio Servius Dionysos Ariane Sénèque Dionysos non évoquée Pierre Grimal Bacchus (Dionysos) Vénus (Aphrodite)

Fonction Quelle que soit sa généalogie, ce dieu joue un grand rôle dans la vie humaine, et son culte était très répanduCommelin, Mythologie grecque et romaine, chap. « Hymen ou Hyménée » (v. Bibliographie).. Il semble bien qu'à l'origine il ait personnifié le chant d'hyménée, dont le refrain était « Ô Hymen, Ô Hyménée ! ». L'importance de ce chant sacré était telle que la cérémonie entière du mariage prit son nomFustel de Coulanges, La Cité antique, Paris, 1864, .. C'est ainsi qu'on l'invoquait toujours dans les cérémonies du mariage et aussi dans des fêtes solennelles.

Mythe On trouve de nombreuses légendes, créées pour expliquer cette invocation lors des mariages. Il est, par exemple, un jeune Athénien d'une grande beauté mais d'origine modeste. Amoureux d'une jeune fille très belle mais noble, il ne peut donc l'épouser. Cependant, un jour qu'il suivait de loin la jeune femme et ses amies, il assista à leur enlèvement par des pirates. Il les suivit, et put tuer les pirates tandis qu'ils dormaient, délivrant ainsi les captives. Il retourna à Athènes en disant qu'il acceptait de ramener les jeunes filles à condition qu'on lui accordât la main de celle qu'il aimait, ce qui fut accepté. C'est en mémoire de cet acte de bravoure qu'Hymen est invoqué lors de chaque mariage, comme étant un personnage de bon augure.

Selon une autre version, il était un fort bon musicien. Pourtant il perdit subitement sa voix au cours des noces d'Ariane et de Dionysos. En souvenir de quoi, on chantait à chaque mariage le chant d'Hyménée.

Parfois encore, il était un jeune homme d'une grande beauté, mort le jour de ses noces, si bien que son nom était resté attaché à la cérémonie de mariage. On le dit aussi beau qu'Apollon.

Iconographie Parmi ses attributs, relevons les emblèmes nuptiaux, le flambeau nuptial, la flûte et la couronne de roses, que l'on trouve dans son iconographie.

On le représentait en effet sous la figure d'un jeune homme blond couronné de fleurs, surtout de marjolaine, avec dans sa main droite un flambeau, et dans la gauche un voile de couleur jaune ou safranPar exemple, Ovide, Métamorphoses, , 2.. À Rome, cette couleur fut d'ailleurs particulièrement liée aux noces, et durant la cérémonie, la mariée portait un voile d'un jaune éclatant.

Cependant, on voit aussi ce dieu, couronné de roses, revêtu d'un habit blanc brodé de fleurs ; chez certains mythologues, il porte un anneau d'or, un joug, et ses pieds sont entravés. Cette allégorie est rendue encore plus claire par deux flambeaux ayant une seule et même flamme, qu'il porte dans ses mains ou se trouvant près de lui.

Notes et références

Sources (v. 23). (, 1158). (v. 1720), Paix (v. 1316). Théognis de Mégare, Fragments. (v. 310). Sappho (fr. 111 [édition ?]). Licymnios de Chios (fr. 768A [édition ?]). (, 64 ; , 289 ; , 261 ; , 64 ; , 3). (, 757 ; , 428 ; , 762, 765, 796; , 2; , 215). (, 295). (, 2, 223), (, 65).

Voir aussi Bibliographie

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Liens externes

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