est un film historique anglo-américain écrit et réalisé par Stanley Kubrick et sorti en 1975. Il est adapté des Mémoires de Barry Lyndon, roman picaresque de William Makepeace Thackeray, sur l'IMDb. .
Avec dans les rôles principaux Ryan O'Neal et Marisa Berenson, le film évoque le destin d'un jeune intrigant irlandais sans le sou dans la fastueuse société anglaise du , de son ascension sociale pleine d'audace et de perversitéLe roman qui a inspiré le film se termine par ces mots : après avoir épousé une lady qui lui apporte une fortune considérable et lui donne un fils, jusqu'à sa déchéance finale.
Barry Lyndon fait grand usage de la lumière naturelle et des décors d’époque. Le film a été nommé sept fois aux Oscars du cinéma et remporta quatre récompenses. Il est cependant à sa sortie un échec commercial dans les pays anglophones, malgré de bonnes critiques.
Synopsis Le film se divise en deux parties et un épilogue Script de Barry Lyndon, ..
Acte I ()
Au , en Irlande, dans les années 1750, le père de Redmond Barry est tué en duel pour une querelle au sujet de l'achat d'un cheval. Sa veuve, Belle (Marie Kean), dédaigne toutes les offres de mariage pour se consacrer à l'éducation de son fils unique.
Barry (Ryan O'Neal) tombe amoureux de sa cousine Nora (Gay Hamilton), laquelle le séduit. Mais quand John Quin, un riche capitaine anglais, lui fait la cour, sa cousine délaisse Barry qui n'a pas d'argent. La perspective d'un mariage entre leur sœur et un officier fortuné n'échappe pas aux frères de Nora. Barry, lui, refuse la situation et provoque Quin en duel. Il croit avoir tué son rival et, pressé par les frères de Nora, prend la route de Dublin pour se faire oublier quelque temps.
N'ayant jamais voyagé, il tombe dans une embuscade tendue par un bandit de grand chemin, le « capitaine » Feeney (Arthur O'Sullivan), qui lui prend son cheval, son argent et tout son équipement. Brisé et sans le sou, il s'engage dans l'armée britannique comme simple soldat. Il est rejoint dans son régiment par un ami de la famille, le capitaine Grogan (Godfrey Quigley), qui l'informe qu'il n'a pas tué Quin, son pistolet étant chargé d'une inoffensive balle d'étoupe. Le duel a été truqué pour forcer Barry à s'éloigner afin que sa cousine puisse se marier avec Quin et éponger les dettes de la famille. Pour prix de son silence, Grogan a reçu de la famille de Nora une forte somme d'argent, qu'il s'offre à partager avec Barry. Le régiment de Barry est envoyé combattre les Français sur le continent. Nous sommes au début de la guerre de Sept Ans et l'Angleterre est alors alliée à la Prusse, qui affronte la France, la Suède, la Russie et l'Autriche.
Grogan est blessé par les Français et, avant de mourir, avoue à Barry qu'il a perdu au jeu la moitié de l'argent qui lui était destiné. Désormais seul, Barry décide de déserter. Surprenant deux officiers amants en train de se baigner, il s'empare de l'uniforme, du cheval, des papiers d'identité et de l'ordre de mission de l'un d'eux. Après avoir chevauché une nuit et une journée entière, il rencontre une jeune paysanne, dont le mari est à la guerre depuis longtemps. Elle accepte de l'héberger. Barry va rester quelques mois chez elle.
Il finit par se décider à reprendre sa route. Son intention est de rejoindre la Hollande, restée neutre dans le conflit, et de regagner ensuite son île natale. En chemin, il est intercepté par une patrouille prussienne, commandée par le capitaine Potzdorf (Hardy Krüger). Celui-ci le traite avec égards mais, discrètement, le soumet à un interrogatoire et finit par le démasquer Le capitaine lui offre le choix d'être livré à l'armée anglaise qu'il a désertée ou de s'engager dans l'armée prussienne. Barry se retrouve alors soldat dans l'armée prussienne, dont il va connaître la discipline proverbiale. Lors d'une bataille, il sauve la vie de Potzdorf, blessé par un tir d'artillerie.
À la fin de la guerre, en 1763, son régiment est envoyé en garnison dans la capitale prussienne. Le capitaine Potzdorf, à qui Barry avait sauvé la vie, l'introduit auprès de son oncle, ministre de la Police. En effet, Barry semble avoir toutes les qualifications pour s'acquitter d'une mission délicate : surveiller de près, en se plaçant à son service, un certain chevalier de Balibari (Patrick Magee), arrivé à Berlin sur mandat de l'impératrice d'Autriche. Il est connu pour être un joueur et un libertin, mais les Prussiens le soupçonnent d'être en réalité un espion d'origine irlandaise. Barry accepte la mission. Il entre au service du chevalier mais, soudain pris d'une forte émotion devant ce compatriote, lui avoue tout le stratagème (dans le roman, cet aveu est facilité par le fait que Barry reconnaît en lui son propre oncle). Le chevalier, tout aussi ému que lui, va le traiter en ami. Barry fera régulièrement son rapport à ses chefs, mais il ne transmettra que des renseignements sans importance. Chez le chevalier, il devient son complice dans les tricheries aux cartes. Le chevalier devant soudain être expulsé de Prusse, Barry profite de l'occasion pour quitter la Prusse sans papiers ni passeport en se faisant passer pour lui auprès des officiers chargés de l'expulser. Barry et le chevalier s'associent alors comme joueurs professionnels et prouvent leur habileté dans toutes les cours d'Europe. Barry défie tous les débiteurs en duel. Son habileté aux armes garantit le paiement des plus récalcitrants.
Prenant conscience que cette vie, malgré ses côtés plaisants, le condamne à une errance perpétuelle, Barry se met en tête d'épouser une femme possédant fortune et titres. Il jette son dévolu sur la belle et très riche comtesse de Lyndon (Marisa Berenson), dont le mari, sir Charles Lyndon (Frank Middlemass), est gravement malade. Il n'a que peu de difficultés pour la séduire. Son mari décède d'une crise d'apoplexie, submergé par l'affront causé par Barry. Une année plus tard, Barry épouse la comtesse. Il a alors atteint le sommet de sa fortune.
Acte II ()
Après son mariage en 1773, Barry s'installe en Angleterre pour profiter de sa fortune et prend, avec autorisation royale, le nom de Barry Lyndon. Mais le destin saura frapper. Bien qu'il soit devenu un Lyndon, il ne dispose pas de fortune personnelle. Son beau-fils, lord Bullingdon, fils de Sir Charles et âgé de , le déteste et le voit comme un vil opportuniste qui a pris la place de son père et qui dilapide la fortune familiale. Barry Lyndon le corrige régulièrement, n'hésitant pas à lui infliger la bastonnade. Le mariage est malheureux. La comtesse met au monde un enfant, Bryan Patrick. Barry dilapide l'argent de sa femme et la rend malheureuse en la trompant et en la réduisant à rester seule à la maison à s'occuper des enfants. Plus tard, il revient à la raison et s'excuse auprès d'elle. Mais si la comtesse pardonne ses écarts à son mari et se réconcilie avec lui, ce n'est absolument pas le cas de lord Bullingdon, dont la haine envers Barry ne va plus cesser de croître.
Des années plus tard, la mère de Barry vient vivre avec lui. Elle se rend compte de la fragilité de la position sociale de son fils. En effet, si lady Lyndon venait à mourir, la fortune familiale irait à son fils, lord Bullingdon (qui est maintenant un jeune homme, joué par Leon Vitali), et laisserait Barry et son fils sans le sou. La mère de Barry le pousse à obtenir un titre nobiliaire pour se prémunir contre cette éventualité. Il cultive des relations avec l'influent lord Wendover (André Morell) en dépensant beaucoup d'argent pour atteindre cet objectif. Tous ses efforts sont sans effet. Le jour de l'anniversaire de lady Lyndon, lord Bullingdon proclame sa haine envers son beau-père. Ce dernier se rue alors sur lui et entreprend de le rosser copieusement devant l'assemblée composée de nombreux invités. Après cela, lord Bullingdon annonce qu'il quitte sur le champ la demeure familiale et qu'il n'y reviendra pas tant que Barry sera en vie. En même temps, cet incident donne à Barry une réputation exécrable qui lui fait perdre tous ses amis et ses appuis dans l'aristocratie anglaise, qu'il avait mis des années à se gagner au prix de multiples et dispendieux efforts.
Aussi mal qu'il traite son beau-fils, il est à l'inverse bon père et compatissant avec son fils Bryan, avec lequel il passe tout son temps. Cependant, le jour précédent son neuvième anniversaire, le garçon est désarçonné du cheval que son père lui avait promis pour ses neuf ans , fait une lourde chute sur la tête et meurt un peu plus tard. Fou de chagrin, et se sentant responsable, Barry sombre dans l'alcoolisme, tandis que lady Lyndon trouve son réconfort dans la religion avec excès, assistée par le révérend Samuel Runt (Murray Melvin), premier tuteur de lord Bullingdon et ensuite de Bryan.
Cependant, la mère de Barry congédie le révérend, d'abord parce que le départ de lord Bullingdon et la mort de Bryan ont rendu inutile la présence d'un précepteur, mais aussi parce qu'elle considère qu'il exerce une influence néfaste sur lady Lyndon. Plongeant plus encore dans le désespoir, cette dernière tente de se suicider. Mis au courant des dernières nouvelles, lord Bullingdon revient en Angleterre et défie Barry en duel.
Dans la grange où le duel a lieu, le tirage au sort donne à lord Bullingdon le privilège de tirer en premier. Le pistolet se déclenche de manière inopportune. Barry, de manière volontaire et magnanime, tire au sol. Mais lord Bullingdon refuse d'arrêter le duel. Il fait feu et, cette fois, son tir touche la jambe de son adversaire. Barry doit être amputé sous le genou.
Durant la convalescence de Barry, lord Bullingdon prend le contrôle de son patrimoine. Il envoie son comptable et émissaire Graham (Philip Stone) à son cottage, où Barry récupère, pour lui faire une offre. Lord Bullingdon garantit une rente annuelle de à vie s'il quitte l'Angleterre et met fin au mariage avec lady Lyndon, sinon sa rente et son compte en banque seront annulés et lord Bullingdon veillera personnellement à ce que ses débiteurs puissent le jeter en prison. Brisé psychologiquement et physiquement, Barry accepte l'offre. Il se rend en Irlande avec sa mère, puis il voyage à travers le continent européen en redevenant un joueur professionnel, mais bien loin de ses succès d'antan. Il ne reverra plus lady Lyndon. La scène finale, en 1789, montre lady Lyndon, entre deux âges, signant d'un air nostalgique le chèque de la rente annuelle de Barry sous le regard de lord Bullingdon.
Épilogue Le film se termine par cet épilogue :
Soit, en français :
Fiche technique Titre original et français : Barry Lyndon Réalisation : Stanley Kubrick, assisté de Brian W. Cook Scénario : Stanley Kubrick d'après Mémoires de Barry Lyndon de William Makepeace Thackeray Direction artistique : Ken Adam (supervision), Roy Walker Décors : Vernon Dixon Costumes : Ulla-Britt Söderlund, Milena Canonero Photographie : John Alcott Son : Bill Rowe, Robin Gregory Montage : ; Rodney Holland (son) Arrangements et direction musicale : Leonard Rosenman (utilisation de musiques préexistantes : Jean-Sébastien Bach, Georg Friedrich Haendel, Wolfgang Amadeus Mozart, Giovanni Paisiello, Franz Schubert, Antonio Vivaldi, Frédéric II de Prusse, Seán Ó Riada et The Chieftains pour les airs traditionnels irlandais). Chorégraphe : Géraldine Stephenson Production : Stanley Kubrick ; Bernard Williams (associé) ; Jan Harlan (exécutif) Sociétés de production : Peregrine, Hawk Films, Warner Bros Société de distribution : Warner Bros. Budget : 11 millions de dollars (estimation) Pays de production : Langues originales : anglais, français, allemand Format : couleurs (Eastmancolor) - 1,66:1 (intended ratio) - - mono Genre : Historique Durée : 185 minutes Dates de sortie : États-Unis, Royaume-Uni : France : Ressortie France :