thumb|Une salle IMAX. droite|class=skin-invert-image|sans_cadre IMAX est un format de pellicule créé par l'IMAX Corporation, au Canada, qui a la capacité d'exposer des images d'une plus grande taille et d'une meilleure résolution que les pellicules conventionnelles.
Un écran standard IMAX mesure de long et de haut, le plus grand se trouvant à Leonberg en Allemagne. En 2008, IMAX était le système le plus large utilisé pour la projection de films. En , il existait 403 salles IMAX dans 44 pays différents (60 % se situaient au Canada et aux États-Unis), dont 280 dans un but commercial et 123 dans un but institutionnel. Un développement important des salles IMAX est en cours en Chine. thumb|400px|Comparaison des deux formats de pellicule, 35 et . L'IMAX se décline en IMAX DOME (appelé initialement OMNIMAX), prévu pour la projection sur des écrans inclinés, et en relief, grâce à l'IMAX 3D.
Le système IMAX a été développé à Montréal au Canada par Graeme Ferguson, Roman Kroitor, Robert Kerr et William C. Shaw The Birth of Imax - Diane Disse, IEEE Canada.
Historique
thumb|Un IMAX Dome à Valence en Espagne.
La volonté d'augmenter l'impact visuel au cinéma est ancienne. En 1929, la Twentieth Century Fox introduisait la Fox Grandeur, la première pellicule au format 70 mm, qui fut rapidement abandonnée. Dans les années 1950, le CinemaScope et la VistaVision permettaient l'élargissement de l'image projetée à partir d'une pellicule . Il existait également plusieurs multiprojecteurs comme le Cinérama. Bien qu'impressionnant, ce dernier ne rencontra pas de véritable succès en raison de sa complexité et de la difficulté à masquer la coupure entre les différentes images projetées.
En 1958, lors de l'exposition universelle à Bruxelles, fut dévoilé le Circlorama : une projection sur 360° au moyen de 11 écrans disposés dans une salle circulaire. Cependant, il était difficile pour le spectateur de savoir où regarder et la proximité des projecteurs présentait un risque d'incendie. Les difficultés rencontrées avec les combinaisons de projecteurs multiples incitèrent au développement d'un système à caméra et projecteur uniques. , le premier film IMAX, fut projeté durant l'exposition universelle de 1970, à Osaka.. Le premier système fixe IMAX fut mis en place à Toronto en 1971. Il est toujours fonctionnel et est nommé Cinésphère. Plus tard, durant l'exposition universelle de 1974, à Spokane, un immense écran IMAX qui mesurait fut exposé dans l'US Pavilion. Près de de visiteurs virent l'écran, qui couvrait entièrement le champ de vue d'une personne. Cela créa une sensation de mouvement pour les spectateurs et certains vomirent en sortant. Plusieurs années plus tard, un écran standard IMAX fut installé à demeure, il est toujours en activité au « ».
La première installation permanente d'un IMAX Dome fut le « Reuben H. Fleet Space Theater and Science Center », ouvert dans le parc Balboa de San Diego en 1973 ; de la même manière, le premier IMAX 3D fut construit à Vancouver pour la projection de Transitions à l'exposition universelle de 1986, il est toujours en utilisation.
En 2007, selon Frédérick Lanoy, un opérateur projectionniste, le format IMAX rencontre un franc succès tant auprès du public que des réalisateurs : de nombreux succès cinématographiques tels que trois des volets d'Harry Potter, Batman Begins ou Superman Returns ont été gonflés au tirage pour permettre des projections en IMAXL'imax : Le Futur Du Cinema ? - Frédérick Lanoy, LCI, 22 novembre 2007.. Michael Bay déclara de même : — IMAX and the DVD - Site officiel de Michael Bay, 18 septembre 2007..
En 2008, IMAX a étendu sa marque aux cinémas traditionnels avec l'introduction de l'IMAX Digital, un système à moindre coût qui utilise deux projecteurs numériques 2K pour projeter sur un écran au format 1,90:1. Cette option moins coûteuse, qui a permis la conversion des salles multiplexes existantes, a permis à IMAX de passer de 299 écrans dans le monde à la fin de 2007 à plus de à la fin 2015. En , il y avait 1302 salles IMAX situées dans 75 pays, dont 1203 dans des multiplex commerciaux..
Le passage à la projection numérique a eu un coût élevé en matière de qualité d'image, les projecteurs 2K ayant une résolution très inférieure à celle des projecteurs de film IMAX traditionnels. Le maintien de la même grande taille d'écran ne faisait que rendre cette perte plus visible, de sorte que de nombreux nouveaux cinémas ont été construits avec des écrans beaucoup plus petits. Ces nouveaux cinémas avec une résolution beaucoup plus faible et des écrans beaucoup plus petits ont rapidement commencé à être désignés sous le nom péjoratif de « LieMAX », en particulier parce que la société commercialisait toujours les nouveaux écrans de la même manière que les anciens, sans faire apparaître les différences majeures au public, allant jusqu'à commercialiser le plus petit écran « IMAX », ayant moins de surface que le plus grand tout en conservant le même nom de marqueMaintaining The IMAX Experience, From Museum To Multiplex, by Elizabeth Blair (NPR.org, May 2, 2014)The Shrinking IMAX Screen, originally published in the LF Examiner, April 2010.
Depuis 2002, certains longs métrages ont été convertis au format IMAX pour être diffusés dans les salles IMAX et certains ont également été (partiellement) tournés en IMAX argentique. À la fin 2017, de cinéma IMAX ont été installés dans commerciaux, commerciales et institutionnels dans ., moins d'un quart de ceux-ci avaient la capacité de projeter un film à la résolution grand format tel que conçu à l'origine.
Aspects techniques de la pellicule IMAX thumb|left|Peter O'Toole dans Lawrence d'Arabie tourné en , base de l'IMAX.
Tandis qu'une pellicule traditionnelle de est composée d'images au format de de largeur sur de hauteur (pour la Todd-AO), le format IMAX donne à l'image une largeur de et une hauteur de . Pour projeter à une vitesse standard de , trois fois plus de pellicule est nécessaire lors de la prise de vues. Un film de nécessite ainsi de pelliculeL'imax : Le Futur Du Cinema ? (page 2) - Frédérick Lanoy, LCI, 22 novembre 2007.. thumb|Une caméra IMAX. La pellicule défile horizontalement et est dotée de quinze perforations par image, contre cinq sur une pellicule classiqueImax s’attaque aux multiplexes à coups de blockbusters - Patrick Caradec, Le Film français, 11 février 2005 (voir archive). Le son est, lui, transposé sur une bande magnétique de , indépendante de la pellicule et synchronisée avec le projecteur. Pour pallier les problèmes inhérents au , dont l'instabilité et le défilement saccadé de la pellicule, William Shaw a adapté un brevet australien sur le transport de la pellicule, nommé le « rolling loop », en ajoutant de l'air comprimé (« puffer ») pour accélérer la pellicule, et a mis une lentille cylindrique dans le bloc du projecteur pour que la pellicule soit attirée contre elle durant la projection (le système est appelé « champ raseur » parce qu'il a servi à aplanir le domaine de l'image). Puisque la pellicule est en contact avec le « champ raseur » de la lentille, la lentille elle-même est deux fois plus grande que la pellicule et est connectée à un piston pneumatique ; elle peut donc être déplacée vers le bas ou le haut lors de la projection. Ainsi, si de la poussière venait à se poser sur la pellicule et se placer dans la lentille, le projectionniste peut retourner la lentille vers son côté propre en appuyant sur un bouton. La lentille possède également des « essuie-glace » faits d'un matériel, ressemblant à une brosse ou à un feutre, pour essuyer la poussière. thumb|left|La lampe de xénon utilisée par les projecteurs. Les projecteurs IMAX sont stabilisés par des épingles : quatre épingles fixent les pignons aux coins du cadre projeté pour assurer un alignement. Shaw a ajouté des bras de contrôle pour ralentir chaque cadre et éliminer le faible tremblement. La durée d'ouverture de l'obturateur est également plus longue de 20 % par rapport à un équipement conventionnel et la source de lumière est plus puissante, jusqu'à . Un projecteur IMAX pèse plus de et s'impose avec de large et de long. Les lampes à xénon sont faites d'une fine couche de cristal de quartz et contiennent le gaz à une pression d'environ ; à cause de cela, les projectionnistes doivent porter un équipement de protection individuelle pour se protéger d'un hypothétique éclat de cristal lors de la manipulation des ampoules, qui serait mortel, combiné à la haute pression du gaz qu'elle contient.
Le format IMAX utilise une base d'« Estar », nom de fabrication donné par Kodak à une pellicule en polytéréphtalate d'éthylène. La raison de cet usage n'est pas la force, mais la précision et la résistance. Le développement dans des produits chimiques ne change ni la taille, ni la forme de l'Estar, ce à quoi les épingles d'enregistrement ne pourraient résister. Le format IMAX est généralement désigné « pellicule », le nom se référant aux quinze perforations par image de . La plus grande partie de la pellicule exige de plus grands plateaux par rapport aux bobines de pellicules conventionnelles.
Contrairement à une pellicule traditionnelle, une pellicule IMAX ne comporte pas de piste son, afin de consacrer un maximum de place à l'image : un magnétophone à bandes est donc synchronisé au film (ce système était déjà utilisé dans le cinéma traditionnel pour les doublages et l'insertion d'effets sonores). Depuis les années 1990, le magnétophone à bandes a été remplacé par son équivalent numérique, synchronisé par code SMPTE, d'une plus grande précision), ce qui a ouvert la voie au DTS et au Dolby Digital. Cette source numérique vient d'une unité nommée « DDP » (Digital Disc Playback) dans laquelle le son est enregistré sur de multiples CD-ROM, comme un fichier audio. Ce système « DDP » a été remplacé dans la plupart des salles par le plus récent « DTAC » (Digital Theater Audio Control) qui utilise un ordinateur fonctionnant avec le logiciel « DTAC », propriété de l'IMAX Corporation. Le logiciel travaille de la même manière que le concept « DDP », mais le fichier audio est directement enregistré sur un disque dur, sans compression, contenant les six pistes qui seront directement distribuées aux amplificateurs, plutôt que de passer par un décodage (méthode du Dolby numérique). Beaucoup de cinéma IMAX ont leurs enceintes placées derrière l'écran et autour de la salle, pour créer un effet tridimensionnel.
La construction de salles IMAX diffère également de cinémas traditionnels. La meilleure résolution de l'image (équivalent à 12000x8700 pixels en numérique) permet de rapprocher les spectateurs de l'écran ; alors qu'ils sont généralement placés à une distance de l'écran égale à sa hauteur. De plus, les rangées de sièges sont légèrement inclinées (jusqu'à 23° dans certains IMAX Dome) afin d'optimiser la position de ces derniers par rapport à l'écran.
Pour s'immiscer dans l'univers cinématographique, l'IMAX Corporation propose une postproduction spécifique : l'image est retravaillée numériquement pour lui assurer une haute résolution, et le son est enregistré sans compression pour assurer une dynamique et une fidélité à la copie originaleL'imax : Le Futur Du Cinema ? (page 3) - Frédérick Lanoy, LCI, 22 novembre 2007.
Déclinaisons OMNIMAX
thumb|left|Disposition du cadre d'une pellicule pour un IMAX Dome.