Saint-Florent-le-Vieil est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée de la commune nouvelle de Mauges-sur-Loire.
Située sur un promontoire de la rive gauche de la Loire, la vieille ville domine le fleuve, ce qui lui donne une vue remarquable sur la vallée et les environs. Un établissement religieux y est fondé dès le , transformé plus tard en abbaye. Celle-ci finit par être détruite par les invasions des vikings qui s'installent en face du promontoire, sur l'Île Batailleuse, pendant plusieurs dizaines d'années.
Originellement placé en territoire picton, puis dans le pagus des Mauges, Saint-Florent-le-Vieil est intégré au comté d'Anjou vers 1025. Le promontoire est fortifié, et subit plusieurs attaques lors de la guerre de Cent Ans ou lors des guerres de Religion. Haut-lieu ecclésiastique, Saint-Florent devient également un bourg commercial par sa proximité avec la Bretagne et par l'importance du commerce fluvial sur la Loire.
Lors de l'insurrection de la Vendée, c'est une des premières communes à prendre les armes en 1793. Durement touchée, elle deviendra un haut-lieu de la guerre de VendéeDominique Auzias, Pascaline Ferlin et Jean-Paul Labourdette, Guide des lieux de mémoire, publié par Petit Futé, 2005 .. Elle voit notamment la traversée de la Loire par les Vendéens lors de la déroute de Cholet et la mort de Jacques Cathelineau. C'est dans l'abbatiale de Saint-Florent qu'est également exposée la statue du « Pardon de Bonchamps », sculptée par David d'Angers.
Après une période de déclin démographique dû à la disparition de la marine de Loire, la commune prend un nouvel essor démographique et économique après 1945 avec l'implantation de nouvelles industries et entreprises, et la construction de nouveaux lotissements.
Géographie Localisation Commune du Nord des Mauges, Saint-Florent-le-Vieil est située à l'ouest du département de Maine-et-Loire sur la rive gauche de la LoireIGN, Géoportail Saint-Florent-le-Vieil, consulté le 11 mai 2014., à à l'ouest d'Angers et à à l'est de Nantes. La commune comprend aussi La Boutouchère, un bourg situé à au sud de l'agglomération principale en direction de Beaupréau.
On peut voir dans la ville haute les ruelles bordées de maisons anciennes du Montglonne, quartier qui constitue la vieille ville, l'église abbatiale et ses jardins qui surplombent les bords de la Loire.
La commune est une des petites cités de caractère du département de Maine-et-Loire.
Topographie, géologie et relief La commune de Saint-Florent-le-Vieil s'établit sur un haut plateau, entre 62 et au sud de la commune, qui s'abaisse petit à petit vers le nord (). Un promontoire culmine à , au nord-est de la commune, et tombe à pic dans la Loire..
La commune de Saint-Florent est située sur un terrain silurien inférieur métamorphique.
Hydrographie Toute la limite nord de la commune est délimitée par la Loire et ses îlots. La Loire longe la commune sur . Vers l'ouest, c'est l'Èvre qui coule vers le nord avant de se jeter dans la Loire. Elle sépare Saint-Florent des communes du Marillais et de La Chapelle-Saint-Florent. Au sud, se situe le ruisseau du Moulin Moreau qui forme la limite avec la commune de Botz-en-Mauges. Enfin, à l'est, le ruisseau de la Rielle, coulant du sud au nord, forme en partie la limite avec Saint-Laurent-du-Mottay avant de se jeter dans la Thau, coulant vers l'ouest, qui se jette elle-même dans la Loire au lieu-dit Pont de ValléeCarte IGN sur géoportail.gouv.fr..
Voies de communication et de transport Réseau routier
La route principale, la D752, traverse la commune du sud au nord. Elle part de Cholet pour rejoindre la D723 (ex-N23) à Varades, sur la rive droite de la Loire, en face de Saint-Florent. Venant de Saumur et longeant la Loire, la D751 se prolonge jusqu'à Varenne et traverse la commune d'est en ouest. Elle est doublée par la D210 qui longe la Loire au plus près et qui rejoint la D751 près du lieu-dit Pont la Vallée. L'autoroute A11 passe au nord de Varades, sur la rive droite de la Loire. Les deux sorties les plus proches de Saint-Florent se trouve à Ancenis (sortie 20) ou à Saint-Germain-des-Prés (sortie 19), toutes deux situées à une vingtaine de kilomètres du bourg.
Transport en commun Trois lignes du réseau Anjou Bus ont leur départ et arrivée à Saint-Florent-le-Vieil. La (Saint-Pierre-Montlimart ↔ Saint-Florent-le-Vieil) est une annexe de la (Ancenis ↔ Beaupréau ↔ Cholet). Les deux autres lignes sont la desservant Angers ↔ Chalonnes-sur-Loire ↔ Saint-Florent-le-Vieil, et la desservant Angers ↔ Ingrandes ↔ Saint-Florent-le-Vieil.. Le transport scolaire est également géré par le réseau AnjouBus du conseil général de Maine-et-Loire. Plusieurs navettes joignent les villages et hameaux des environs aux établissements scolaires..
Urbanisme Morphologie urbaine vignette|gauche|Ruelle menant vers la Loire. La vieille ville se développe le long des pentes sud et est du promontoire, les pentes nord et ouest n'ayant pas été urbanisées. Le promontoire est dominé dans sa partie haute par l'ancienne église abbatiale, ainsi qu'une esplanade où se trouve érigée la colonne de la duchesse d’Angoulême. La partie nord de cette esplanade sommitale est limitée par les anciens remparts médiévaux de la ville. Vers le sud et l'est s'étendent les anciennes ruelles sinueuses et étroites bordées de demeures anciennes, dont certaines ont une vue directe sur la Loire.
L'essor démographique de la commune à partir des années 1950 a demandé la construction de nouveaux logements pour héberger la population. De nombreux lotissements ont vu le jour, le premier étant le lotissement « Le Verger » avec 3 maisons en 1958. Vinrent ainsi ceux de « La Févrière » en 1963 (25 maisons), « La Noëlle » en 1973 (11 maisons), « Le Clos-Bernard » en 1976 (32 maisons), « Les Trinqueries » en 1979 (30 maisons), « La Croix-Lorette » en 1980 (8 maisons), « La Chevalerie » (40 maisons) et « Le Grand-Clos » (12 maisons) en 1983, « La Fontaine » en 1986 (66 maisons). Ces lotissements furent tous construit au sud du promontoire. Dans le même temps sont mises en place des zones industrielles comme celle de la Chevalerie, et une zone d'activité, qui se développe au sud du bourg, le long de la D752.
Au sud du territoire de la commune se trouve le village de La Boutouchère. Celui-ci se composait de 102 maisons en 1982.
Logements vignette|droite|Habitations sur le promontoire, longeant la Loire. En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune ..
Parmi ces logements, 90,8 % étaient des résidences principales, 3,6 % des résidences secondaires et 5,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9 % des appartements (6,9 % en 1999)LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune ..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 66,5 %, en légère augmentation par rapport à 1999 (63,4 %)LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune ..
Plus de la moitié (54,3 %) des ménages en 2009 ont emménagé dans leur résidence principale il y a 10 ans ou plusLOG T6 - Ancienneté d'emménagement dans la résidence principale en 2009 sur la fiche Insee de la commune .. Sur le total des principales, 595 (53,5 %) possèdent 5 pièces ou plus et seules 11 (1 %) ne possèdent qu'une unique pièceLOG T3 - Résidences principales selon le nombre de pièces sur la fiche Insee de la commune .. Le nombre moyen de pièces se situe à 4,7 en 2009 (4,9 pour les maisons, 2,7 pour les appartements)LOG T4 - Nombre moyen de pièces des résidences principales sur la fiche Insee de la commune ..
La plupart des résidences (98 %) possèdent une salle de bain disposant d'une baignoire ou d'une douche. Pour le chauffage, moins de la moitié des résidences (41,6 %) possèdent un chauffage individuel tout électrique, 45,3 % possèdent un chauffage central individuel et 3,2 % un chauffage central collectifLOG T8M - Confort des résidences principales sur la fiche Insee de la commune .. Enfin, 74,4 % des résidences possèdent au moins un emplacement de stationnementLOG T9 - Équipement automobile des ménages sur la fiche Insee de la commune ..
Toponymie Le lieu est mentionné dès le sous le vocable de Sanctus Florentius de Glonna infra pago Pictavo. Sanctus Florentius (Saint-Florent) est la dédicace du monastère; infra pago Pictavo (en pagus picton) montre bien qu'à l'origine, le territoire n'est pas considéré comme possession angevine. Le monastère est évoqué dans plusieurs textes, comme en 824 (Monasterium quod est situm in territorio Pictavense supra rippam Ligeris, quod dicitur Glonna sive sanctus Florentius) ou en 847 (Monasterium, quod vulgari nomine dicitur Glomna). En 843, on nomme Monasterium sancti Florentii constructum super alveum Ligeris in pago videlicet Medalgico, le terme de pago Medalgico faisant référence au pagus des Mauges..
Saint-Florent est un hagiotoponyme qui fait référence à Florent d'Anjou..
En 1793, la Convention renomme la commune en Mont-Glone, abandonnant le terme Saint-Florent dans une tentative de déchristianisation des toponymes.
Le déterminant complémentaire le Vieil apparait en 1801.
Histoire Préhistoire et Antiquité Il reste peu de traces des occupations préhistoriques et antiques. Il est fait mention de vestiges d'un cromlech, à la Rielle près de la Boutouchère, dont les derniers vestiges auraient disparu en 1954. Il est possible qu'une voie romaine reliant Tours à Nantes ait pu passer au sud du bourg actuel de Saint-Florent. Les découvertes de 15 haches polies, d'une hache en bronze à talon et d'une épée en bronze témoignent cependant d'une présence humaine.. Des fouilles récentes de l'INRAP en 2012 ont permis d'établir des niveaux d'occupation de l'âge du bronze final ou du début du premier âge du fer ainsi que l'emprise de voies de circulation dès le Haut-Empire romain et de plusieurs bâtiments utilisés entre le et le , dont peut-être un ensemble thermal. Les fouilles ont permis d'établir une certaine pérennité de l'occupation humaine depuis le Haut-Empire jusqu'au Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire), Lotissement Ouest : rapport de diagnostic sur dolia.inrap.fr/..
Moyen Âge Fondation du monastère et invasion vikings Au , l'ermite Florent d'Anjou s'établit au mont Glonne, nom donné au promontoire. Avec l'aide de ses disciples, il y fonde une église. Une église monacale est fondée à la fin du , qui est par la suite dédiée à Saint-Sauveur. À la fin du , sous l'abbé Abaldus, commence à s'organiser autour d'une règle une communauté religieuse. Louis le Pieux fait revenir des moines d'Italie et les installe au monastère pour y installer la règle bénédictine..
Alors que la richesse du monastère est vanté par les chroniqueurs, le territoire se retrouve au centre des tensions entre Francs et Bretons. En 849, Nominoë traverse la Loire et assiège le monastère qui est partiellement détruit. Il est par la suite reconstruit avec l'aide de Charles le Chauve et de Nominoë. L'arrivée des vikings au milieu du s'avère funeste. Vers juin ou , ils pillent et brûlent le monastère, et établissent leur port et camp fortifié sur l'île Batailleuse. De cette base, ils peuvent alors remonter la Loire et ses affluents, jusqu'à Poitiers. Ils prennent Angers à plusieurs reprises avant d'en être chassés par Charles le Chauve en 873. Ils ne sont expulsés que vers 936-937, par le comte de Nantes Alain Barbetorte.