Cette page dresse la liste des évêques de Soissons. Présentant la création puis l'officialisation du diocèse de Soissons, elle détaille certains éléments biographiques des différents titulaires de la fonction, et en présente leurs blasons pour certains.

Histoire de la fonction

Le diocèse de Soissons, dont les évêques de Soissons ont la charge, est érigé au , sur un territoire comprenant une partie des départements actuels de l'Aisne, de la Marne et de l'Oise. Il est une première fois supprimé le par la constitution civile du clergé et il est remplacé par le diocèse de l'Aisne comme diocèse de l'église constitutionnelle dont le siège est également fixé à Soissons.

Le diocèse est recréé par le concordat de 1801 signé le ratifié par le pape dans la bulle du . Le cardinal Caprara signe le décret du délimitant le nouveau diocèse qui couvre l'ensemble du territoire du département de l'Aisne.. Par rapport à 1789, le département regroupe l'ancien diocèse de Laon, une partie des diocèses de Soissons et de Noyon et quelques anciennes paroisses du diocèse de Troyes, de l'archidiocèse de Cambrai et de Reims. Le pape rétablit, par un bref du , le titre d'« évêque de Laon » en souvenir de l'ancien diocèse de Laon et l'unit perpétuellement à celui de Soissons, dont le diocèse est autorisé à adjoindre le nom de Laon à sa dénomination... Le pape autorise par un bref du , d'adjoindre le titre de Saint-Quentin au nom du diocèse et à son évêque en souvenir de l'ancien diocèse du Vermandois, dont le siège a été transféré à Noyon au .. Le titre actuel est celui d’évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin.

Le diocèse de Soissons est un suffragant de l'archidiocèse de Reims. Son siège se situe 17 rue des Déportés et Fusillés, à Soissons, et la cathédrale du diocèse est la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons.

L'évêque de Soissons est choisi directement par le pape, et à ses , le titulaire de la charge doit présenter sa démission au pape qui est libre de l'accepter ou non immédiatementCan. 401 - § 1 du Code de droit canonique de 1983..

Les évêques Cent-huit évêques se sont succédé à la tête du diocèse de Soissons, depuis sa création au :

Du au NuméroÉpiscopatTitulaireNotes biographiques () ? Saint Sixte de Reims. Évêque du , probablement vers 290., il est considéré comme le premier évêque du diocèse. Il parcourt le Soissonnais avec son compagnon Sinice. Il devient ensuite évêque de Reims où il meurt.. () ? Saint Sinice de Reims Évêque du , probablement vers 295, il est considéré comme le second évêque du diocèse. Il parcourt comme prêtre le Soissonnais en compagnie de Sixte, considéré comme premier évêque du diocèse. Il le désigne ensuite comme évêque du diocèse de Soissons et Sinice succède enfin comme évêque de Reims à Sixte où il meurt. () ? Saint Divitien Neveu de saint Sinice, il est choisi par ce dernier pour le remplacer à la tête du diocèse de Soissons. () ? Rufin () ? Filien () ? Mercurius Évêque du , il participe au pseudo-concile de Cologne de 346, qui dépose l'évêque de la ville, Euphratas, accusé d'arianisme et il assiste au concile de Sardique en 347. Premier évêque de Soissons dont l'existence est historiquement attestée. () ? Saint Onésime () ? Vincent () ? Lubéran () ? Onésime () avant 451 à 462 Saint Edibe Évêque du , il est considéré comme siégeant en 431 ou vers 451. Il meurt le 10 décembre 462.. () 462 à 505 Saint Prince (Principius) Évêque de la fin du , il devient évêque de Soissons vers 474. Père ou oncle du treizième évêque, saint Loup, il participe au baptême de où son frère saint Remi baptise le roi des Francs. Il meurt un 25 septembre vers l'an 505. () 505 à 535 Saint Loup (Lupus) Évêque du début du , il est le fils ou neveu du douzième évêque, saint Prince. Il est ordonné prêtre par son oncle saint Remi et ce dernier le choisit pour succéder à saint Prince comme évêque de Soissons. Il participe au concile d'Orléans de 511 et il administre son diocèse pendant une quarantaine d'années. Il meurt vers 535 ou 540. () 535 à 545 Saint Bandry Évêque du , il succède saint Loup vers 535 ou 540 comme évêque de Soissons. Au cours de son épiscopat, il doit faire face à une fronde, peut-être due à sa raideur dogmatique, qui tourne à son désavantage. Fâché, , le bannit de son royaume et ce dernier part en exil. Il rentre vers 543 à Soissons, décimé par la peste, où selon la légende, il sauve de ce fléau. Il meurt en 545. () 545 à 573 Anectaire Évêque du , il succède Saint Bandry comme évêque de Soissons. Il meurt en 573. () 573 à ? Thibaut () ? à 589 Droctigisile Évêque du , il succède à comme évêque de Soissons. Il meurt vers 589. () ? Tondulphe () ? Landulphe () ? Saint Ansery Évêque du , il succède à Landulphe comme évêque de Soissons. Il meurt vers 652. () ? Bettolen () ? Saint Drausin Évêque du , il succède à Bettolen comme évêque de Soissons. Il meurt vers 674. () ? Warembert () ? Saint Adalbert Évêque du , il succède à Warembert comme évêque de Soissons. Il meurt vers 680. () ? Saint Gaudin Évêque de la fin du , il succède à saint Adalbert comme évêque de Soissons. Il meurt en 707. () ? Macaire () ? Galcoin () ? Gobald () ? Hubert (Gerarbert) () ? Maldabert () ? () ? Hildegode Évêque du , il succède à comme évêque de Soissons. Il siège comme évêque de Soissons vers 765. Il est peut-être avant Maldabert et

Du au Numéro??ÉpiscopatTitulaireNotes biographiques () 814 à 831 Évêque du , il succède en 814 à Hildegode ou à comme évêque de Soissons. Il meurt en 831. () ? Bertaire () ? Ansalon () 832 à 862 Évêque du , il succède en 832 à Ansalon comme évêque de Soissons. Il est déposé par le concile de Soissons en 862, car son métropolitain, Hincmar de Reims, l'a excommunié. — 862 à 864 Engelmond Évêque du , il est élu à la suite du concile de Soissons de 862. Il est cependant non reconnu par le pape et n'est pas consacré. () 865 à 870 Après son excommunication et sa déposition par le concile de Soissons en 862, le pape lève son excommunication et il est rétabli avec le soutien pontifical comme évêque de Soissons en 865. Il meurt en 870. () 871 à 885 Hildebod Évêque du , il succède en 871 à comme évêque de Soissons. Il meurt en 885 () 885 jusque vers 902 Riculfe Évêque de la fin , il succède en 885 à Hildebod comme évêque de Soissons. Il meurt vers 902. () vers 902 jusque vers 909 Rodoin Évêque du , il succède vers 902 à Riculfe comme évêque de Soissons. Il meurt vers 909. () vers 909 à 937 Abbon Évêque du , il succède vers 909 à Rodoin comme évêque de Soissons. Il devient ensuite chancelier du roi Raoul entre 922 et 931. Il meurt en juin 937. () 937 à 973 d'Anjou Évêque du , il succède en 937 à Abbon comme évêque de Soissons. Il meurt en 973. () 973 à 995 d'Amiens Évêque du , il succède en 973 à comme évêque de Soissons. Il meurt en 995. () 995 à 1019 Foulques Il succède en 995 à comme évêque de Soissons. Il meurt en 1019. () 1019 à 1020 Il succède en 1019 à Foulques comme évêque de Soissons. Il meurt l'année suivante en décembre 1020. () ??? à 1052 Béraud Il succède en 1021 à comme évêque de Soissons. Il meurt en octobre 1052. () 1052 à 1064 Heddo Il succède en 1052 à Bérold comme évêque de Soissons. Il meurt en 1064. () 1064 à 1072 Adélard Il succède en 1064 à Heddo comme évêque de Soissons. Il meurt en 1072. () 1072 à 1080 de Pierrefonds Il succède en 1072 à Adélard comme évêque de Soissons. Il meurt en janvier 1080. () 1080 à 1081 Ursion Il est élu en 1080 pour succéder à comme évêque de Soissons, mais ce dernier est déposé l'année suivante en 1081. Il refuse cependant de quitter son évêché et se maintient de force jusqu'en 1083 () 1081 à 1084 Saint Arnould de Palmèle Né à Audenarde en Flandre en 1040, il est d'abord soldat, puis il se retire dans un monastère. Il est d'abord ermite puis il est élevé à la dignité d'abbé de son monastère. Il devient ensuite prêtre puis il est choisi comme évêque de Soissons en 1081, à la suite de la déposition d'Ursion, même s'il est réticent à prendre sa charge. Il doit cependant attendre 1083 pour pouvoir exercer pleinement son épiscopat, à cause du maintien par la force de son prédécesseur déposé Ursion. Il décide en 1084 de renoncer à sa charge d'évêque pour retourner à la vie monastique à Oudenburg où il fonde l'abbaye Saint-Pierre. Il meurt le . Il est le saint patron des brasseurs. () 1084 à 1085 Ingelram Il succède en 1084 à Saint Arnould de Palmèle comme évêque de Soissons à la suite de son retrait. Il meurt en 1085. () 1085 à 1087 Hilgod de Gometz Il succède en 1085 à Ingelram comme évêque de Soissons. Il renonce à sa charge en 1087, et se retire comme moine à l'abbaye de Marmoutier. Elu abbé de Marmoutier en 1100, il meurt en 1104. () 1087 à 1090 Henri Il succède en 1087 à Hilgot comme évêque de Soissons et il décide de renoncer à sa change en 1090, comme son prédécesseur. Il meurt en 1131. () 1090/1093 à 1103 de Pierrefonds Il succède en 1090 ou en 1093Si l'on en croit le cartulaire de Saint Martin des champs : - ou . à Henri comme évêque de Soissons. Il meurt en .

Du au concordat de Bologne en 1516