Le Caire est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Cairois...

Géographie Ce village est situé à au nord de Sisteron, sur le Grand Vallon.

thumb|left|Le Caire et les communes voisines (cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes du Caire sont Faucon-du-Caire, Clamensane, Bayons, La Motte-du-Caire et Curbans.

Géologie

thumb|Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne Le territoire se situe en limite est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des AlpesLes chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble. : la nappe de Digne à l'estCarte géologique de la France au 1:1 000 000, au niveau du lobe de ValavoireLa Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble. : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe. la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée ; le Plateau de Valensole au sud : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Lors de la glaciation de Riss, une diffluence du glacier de la Durance franchit le col de Blaux, à l’ouest. Lors de la glaciation de Würm, le glacier est moins épais, mais s’avance presque autant : le front du glacier est proche du village, et les eaux de fonte se jettent dans le Grand VallonMaurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. . 33-34..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Turriers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Environnement

La commune compte de bois et forêts, soit 51 % de sa superficie.

Risques naturels et technologiques

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Motte-du-Caire auquel appartient Le Caire est en zone 1a (risque très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune du Caire est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt, inondation (dans la vallée du Grand Vallon), mouvement de terrain.

La commune du Caire n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture.

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim n’existe pas non plus.

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1994 et 2003 pour des inondations, des coulées de boue et glissements de terrain.

Urbanisme Typologie Au , Le Caire est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (90,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,1 %), terres arables (9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4,6 %), prairies (0,6 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1237 (castro de Cadro). Les toponymistes sont d’accord pour rattacher ce nom à une désignation de la pierre : pour les Fénié, l’origine est préceltique ; Charles Rostaing retient une origine occitane, avec le sens de pente pierreuse (cairoun).; Ernest Nègre retient également l’origine occitane du terme caire, mais avec le sens de pierre anguleuse, taillée, désignant une fortification en pierre de taille. Dauzat, Rostaing et Vial pour Caire font référence à l'ancien français Quadrum (carré) qui a inspiré Caire (AHP), Cayres (HL), Le Cayrol 'Aveyron), et peut-être Quarante (Hérault).

Économie

Aperçu général

En 2009, la population active s’élevait à 33 personnes, dont aucun chômeur. (huit fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (76 %) et travaillent majoritairement hors de la commune (70 %). L’essentiel des emplois de la commune se trouvent dans l’agriculture.

Agriculture

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait sept établissements actifs au sens de l’Insee et un emploi salarié<re.

Le nombre d’exploitations, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est en légère augmentation dans les années 2000, passant de cinq à six, partagées entre cultures permanentes et élevages ovins. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement baissé, de à , le nombre d’exploitations chutant parallèlement (de 13 à 5). La SAU s’est rétablie lors de la dernière décennie à un niveau proche de celui de 1998, à . On y pratique l'arboriculture.

Labels

La commune du Caire possède un label Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Huile essentielle de lavande de Haute-Provence) et neuf labels Indication géographique protégée (IGP) (Pommes des Alpes de Haute-Durance, Miel de Provence, Agneau de Sisteron, Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)..

L’agneau de Sisteron est une appellation label rouge protégée depuis ...

Le miel de Provence est protégé par un label rouge associé à une indication géographique protégée, tant pour le miel toutes fleurs que pour le miel de lavande et lavandinSite légifrance relatif à la parution au JO de l'arrêté du 30 juillet 2009.

Les pommes des Alpes de Haute-Durance ont obtenu une Indication géographique protégée en 2010..

Industrie Fin 2010, l’Insee ne recensait aucun établissement du secteur secondaire (industrie et construction) dans la commune.

Activités de service

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) ne comptait lui aussi aucun établissement ; seul un établissement du secteur administratif compte un salarié.

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant., l’essentiel de la faible capacité d'hébergement étant représentée par des meublés.

Les 28 résidences secondaires représentent plus de 41 % des logements de la commune, et représentent de ce fait un appoint appréciable à la capacité d’accueil de la commune.

Histoire thumb|En 1125, le territoire fait partie du comté de Provence.

En dessous du site de l’ancien castrum, un cimetière gallo-romain, aux tombes aménagées avec des tegulae, a été mis au jour. L’ancien village se trouvait quelques dizaines de mètres au-dessus, à l’emplacement du cimetière. Le village s’est déplacé en amont dans les derniers siècles du Moyen Âge ou à la Renaissance.

En 1125, le territoire se situe dans la partie nord du comté de Provence. La communauté du Caire relevait de la baillie de Sisteron.

Vers la fin du XVIIe siècle, le , le Marquis de Janson vendit a Gaspard de Mongé, seigneur en partie de Puymichel, résidant a Aix, la seigneurie du Caire avec les titres et droits honorifiques qui en dépendaient. Gaspard de Mongé vivait encore en 1722 et était devenu conseiller secrétaire du Roi en la chancellerie de Provence en 1704. Il eut pour successeur son fils Elzéar de Mongé, seigneur du Caire, et en partie de Puymichel et Hauteval. Elzéar de Mongé avait épousé le à la Madeleine a Aix Françoise de Rabillaud, fille de Pierre de Rabillaud, avocat au parlement de Provence, reçu le en l’office de conseiller du roi auditeur archivaire à la cour des Comptes, Aides et Finances de Provence. Ils eurent quatre filles. Anne qui épousa André de Rostolan, Suzanne mariée avec Paul de Garidel, Marie Madeleine Louise avec Joseph Elzéar Bernardy et Françoise Delphine avec Antoine Aubert. En mariant sa seconde fille a Paul de Garidel, le 11 Octobre 1746, Elzéar de Mongé promit a son futur gendre la seigneurie du Caire mais seulement après sa mort et celle de Françoise de Rabillaud, et a la condition que la dot stipulée dans le contrat de mariage soit rendue.