Premier Rendez-vous est un film français de Henri Decoin, sorti en 1941.

Ce film, et la chanson de même titre, furent un énorme succès, qui contribua à asseoir la popularité grandissante de Danielle Darrieux.

Synopsis Micheline est une jeune orpheline élevée à l'Assistance publique. Elle rêve de rencontrer l’amour et pour cela, correspond secrètement avec un inconnu depuis des semaines. Elle décide, avec la complicité d’une amie, de s’échapper quelques heures de l’orphelinat pour rencontrer son correspondant avec qui elle a pris son premier rendez-vous. Micheline est très déçue quand elle rencontre « l’inconnu », Nicolas Rougemont, triste quinquagénaire qui voyant sa déception lui déclare être venu à la place de Pierre, empêché en dernière minute. Pourtant, est bien l’auteur de ces lettres que Micheline affectionne tant. La jeune fille est paniquée à l’idée de retourner à l’orphelinat qui a dû se rendre compte de son absence.

Nicolas lui propose alors de l’accueillir quelque temps, en attendant de trouver une solution à son problème, dans son appartement qu’il occupe dans l’enceinte d’un collège de garçons où il enseigne. Le lendemain, voilà que débarque le fameux Pierre, neveu de Nicolas. C’est le coup de foudre pour Micheline qui croit rencontrer son inconnu épistolaire. Embarrassé, Nicolas explique toute l’histoire à Pierre qui, amusé, accepte de jouer le rôle de « l’inconnu ». Très vite pris au jeu, il invite Micheline à « rejouer » leur premier rendez-vous. Mais Nicolas, jaloux, se dispute avec Pierre, Micheline les surprend et comprend que l’on s’est moqué d’elle. Elle décide de retourner à l’orphelinat en sachant que, pour sa fugue, elle risque la maison de correction.

Mis au courant de l’aventure, les élèves de Nicolas veulent sauver l’orpheline et réunissent la somme d’argent qui permet à Nicolas d’adopter Micheline et d’accorder sa main à Pierre. vignette|Danielle Darrieux en 1938.

Fiche technique Titre : Premier Rendez-vous Réalisation : Henri Decoin Scénario : Henri Decoin et Max Colpet (non crédité) Adaptation et dialogue : Michel Duran Photographie : Robert Lefebvre Musique : René Sylviano Chansons : Louis Poterat (Premier rendez-vous et Chanson d'espoir) Décors : Jean Perrier Production : Alfred Greven Société de production : Continental Films Distribution : Bejöhr-Film KG Pays de production : Langue : français Format : noir et blanc ; 1,37:1 ; son mono Genre : comédie Durée : 105 minutes Date de sortie : France : États-Unis :

Distribution Danielle Darrieux : Micheline Louis Jourdan : Pierre Fernand Ledoux : Nicolas Rougemont Jean Tissier : Roland Gabrielle Dorziat : la directrice de l'orphelinat Sophie Desmarets : Henriette Rosine Luguet : Angèle Suzanne Dehelly : Christophine Jean Parédès : De Vatremont Georges Mauloy : le directeur Daniel Gélin : Chauveau-Laplace Georges Marchal : De Vaugelas Hélène Bellanger : une pensionnaire Annette Poivre : une pensionnaire Simone Valère : une pensionnaire Jacques Charon : un collégien Jacques Dacqmine : un collégien Françoise Christophe Olivier Darrieux Jacques-Henri Duval Luce Fabiole Hélène Flouest Raymonde La Fontan Claire Mafféi Guy Marly Marcel Maupi Jean Négroni Robert Rollis Maurice Salabert Simone Sylvestre Renée Thorel Georgette Tissier

Autour du film Ce film fut tourné par la Continental. Il s'agissait de diffuser un aimable dérivatif, après les mélancoliques La Fille du puisatier ou Paradis Perdu, marqués par la défaite. Rien de pareil dans Premier Rendez vous, on évoque la période heureuse d'avant-guerre, en montrant des automobiles, mais la plupart des déplacements sont nocturnes et réalisés en studio. Commencé le , le tournage de Premier rendez-vous est le premier qui a lieu depuis l'armistice du aux studios de Boulogne, fermés depuis lors. Le portail de l'orphelinat a semble-t-il été réutilisé pour le film ultérieur Les Collégiennes. , Jean Tissier, qui se goinfre sans gêne de cassoulet, allait faire bien des envieux dans les salles de cinéma des années suivantes. La troupe des filles et des garçons contient des talents qui vont éclore dans le cinéma d'après-guerre, dont Simone Valère, Louis Jourdan, Georges Marchal et Daniel Gélin qui arbore déjà une « banane » de zazou, en avance sur son temps. Au moment du tournage du film, les États-Unis n'étant pas en guerre avec l'Allemagne, le jazz n'était pas encore interdit, ce qui explique la variation swing dans la chanson de Darrieux, au second couplet. Le ravissant chapeau de la pauvre orpheline en fuite est très représentatif de la mode de l'époque. Mais l'héroïne ne porte pas encore de semelles en bois, ni de bas peints au pinceau. Dans les copies destinées à l'Allemagne, Danielle Darrieux chante en allemand. La première a eu lieu le au cinéma Normandie, sur l'avenue des Champs-Élysées. C'est à partir de ce film que Fernand Ledoux fut considéré comme une vedette du cinéma : .

Critique

Polémique Dans sa biographie de Jean Marais, Gilles Durieux explique la raison de l'impossibilité pour Jean Marais de jouer dans ce film :

Notes et références

Liens externes

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