Karin Schubert, née le Ou 1941 selon d'autres sources comme maniacodeprebis ou le corriere della sera qui dans la série d'articles qui lui sont consacrés en 1994 lui « donne » 53 ans. Dans l'interview titrée La mia vita bruciata a luci rosse l'actrice dit elle-même qu'elle avait 42 ans quand elle a accepté de faire des photos pornos parues en 1984. à Hambourg, est une actrice allemande qui débute au cinéma à la fin des années 1960 avant de se spécialiser dans l'érotisme et de terminer sa carrière dans le cinéma pornographique entre 1985 et 1994. En France, elle est principalement connue pour avoir tenu le rôle de la reine d'Espagne dans La Folie des grandeurs de Gérard Oury.
Biographie De l'Allemagne à l'Italie Après avoir obtenu son diplôme de secrétaire d'administration, Karin Schubert s'oriente vers le mannequinatKarin Schubert sur mymovies.it. Elle pose pour divers magazines et tourne des spots publicitaires, représentant notamment les bières PeroniKarin Schubert sur maniaco-deprebis.com (site réservé aux adultes). Elle épouse un représentant de la marque Opel avec qui elle a un fils. Courtisée par le cinéma, elle s'installe en Italie.
Un château en Espagne Au cours des premières années de sa carrière, Karin Schubert se partage entre l'Italie et l'Allemagne, apparaissant le plus souvent dans des rôles secondaires sexy. Elle devient une figure récurrente de la comédie érotique à l'italienne qui connaît des heures florissantes. Elle tourne sous la direction de spécialistes du genre comme Marco Vicario (Un prêtre à marier, 1970), Mariano Laurenti (Satiricosissimo, 1970) et Brunello Rondi (Racconti proibiti... di niente vestiti, 1971). On la voit aussi avec le duo comique Franco et Ciccio dans I due maghi del pallone. Mais c'est à Compañeros, un western spaghetti de Sergio Corbucci, que l'actrice doit son premier succès critique.
Gérard Oury lui offre ensuite l'occasion de donner la réplique à Louis de Funès, Yves Montand et Alice Sapritch dans La Folie des grandeurs (1971). Le triomphe du film paraît devoir lui ouvrir les portes d'une carrière internationale. L'année suivante, elle tient avec Raquel Welch, Virna Lisi, Nathalie Delon, Marilù Tolo, Agostina Belli et Sybil Danning, le rôle de femme de Barbe-Bleue, donnant la réplique à Richard Burton dans le film homonyme d'Edward Dmytryk. En 1972 toujours, on la voit dans le très sérieux L'Attentat d'Yves Boisset.
Malgré son nouveau statut, Karin Schubert ne délaisse pas pour autant l'érotisme et retrouve Mariano Laurenti, qui fait d'elle la co-vedette avec Edwige Fenech de Fais vite, monseigneur revient ! (1972). Le grand Luigi Comencini la dirige aux côtés de Laura Antonelli dans Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ? (1974). Dans un registre plus grave, elle joue le rôle principal de La Punition (1973), une production franco-italienne coécrite par Richard Bohringer. Elle retrouve aussi l'Ouest américain dans Les rangers défient les karatékas (1973) avec George Eastman, une adaptation très libre du classique de la littérature Les Trois Mousquetaires.
À partir du milieu des années 1970, l'actrice qui semble avoir manqué une occasion de réorienter sa carrière, va se consacrer à un cinéma d'exploitation sans grande ambition artistique. On la voit dans le sulfureux puis partageant l'affiche avec Laura Gemser dans Black Emanuelle en Afrique (1975) et dans Black Emanuelle autour du monde (1977). Le cinéma italien entre en crise et tout le cinéma de genre européen doit, pour survivre, se lancer dans une surenchère de violence et de sexe. Les tournages s'espacent pour l'actrice qui travaille alors aussi bien en Grèce qu'en Espagne ou en Allemagne. Elle collabore pour la quatrième fois avec Mariano Laurenti (L'Infirmière du régiment, 1979) et tourne pour les français Jean-Marie Pallardy (Une femme spéciale, 1979), Claude Mulot (La Vénus noire, 1983) et Pierre Chevalier (Commando Panther, 1984). En 1984, elle interprète une mère confrontée à la dérive de sa fille dans À seize ans dans l'enfer d'Amsterdam.
Films pornographiques Au début des années 1980, Karin Schubert, moins demandée, se réfugie en Espagne. L'actrice, divorcée, doit faire face à la violence de son fils toxicomane et doit impérativement trouver de l'argent pour le soignerInterview de Karin Schubert par Margherita Bac, La mia vita bruciata a luci rosse, Corriere della Sera du 3 septembre 1994, Interview de Karin Schubert par Mauro Gaffuri, La sconcertante confessione di Karin Schubert, Corriere della Sera du 29 octobre 1994, . Elle est contrainte d'accepter l'offre d'un magazine italien qui lui propose de poser pour des photos pornographiques. Elle apparaît dans les revues comme Men et Le Ore, souvent aux côtés de Paola Senatore, une autre icône déchue du cinéma sexy italien. Elle passe ensuite tout naturellement du papier à la pellicule. En 1985, à 40 ans, elle accepte de se lancer dans le cinéma pornographique et tourne un premier film hardcore intitulé Morbosamente vostra. De fait, elle obtient un contrat annuel de Karin Schubert Official Online Movie Fan Club (Site réservé aux adultes)Karine Schubert sur leroyaumedesavis.over-blog.com. Les dernières années de sa carrière se déroulent exclusivement dans le domaine du cinéma X, principalement en Italie mais aussi en Allemagne. Elle tourne une vingtaine de films partageant l'écran avec Marina Hedman, Jean-Pierre Armand, Roberto Malone, Rocco Siffredi et John HolmesKarin Schubert sur European Girls Adult Film database (site réservé aux adultes)Karine Schubert sur International Adult Film database (site réservé aux adultes). Elle se produit aussi sur scène aux côtés d'Ilona Staller et de Moana Pozzi avant de quitter les plateaux en 1994. Elle travaillera par la suite pour un service de téléphone roseKarin Schubert sur filmscoop.wordpress.com.
En 1994, elle explique dans une interview au Corriere della Sera qu'elle a accepté de tourner des films pornographiques pour pouvoir venir financièrement en aide à son fils toxicomane. En octobre de la même année, elle révèle dans l'émission télévisée Il Fatto de Enzo Biagi avoir subi des violences sexuelles de la part de son père alors qu'elle était âgée de onze ans. Le , elle fait une première tentative de suicide en absorbant des barbituriques et une demi-bouteille de vodkaKarin Schubert cerca la morte, Corriere della Sera du 2 septembre 1994, . Consciente d'avoir été exploitée, l'actrice explique son geste par ces mots : « Je n'ai ni famille, ni amis, ni argent, ni avenir. J'ai voulu mourir parce que j'ai tout raté. Pour les gens, je suis une putain ». Elle essaie de se donner la mort pour la troisième fois le en respirant des gaz d'échappement.La Schubert tenta il suicidio, Corriere della Sera du 21 mai 1996, puis est internée en hôpital psychiatrique.
Karin Schubert a longtemps vécu à Manziana, entre Rome et Viterbe, en compagnie de ses nombreux chiens dont elle était inséparable.
En 2015, une biographie romancée raconte l'ensemble de sa vie et de sa carrière : Pornification de Jean-Luc Marret..
Filmographie Télévision 1968 : Schrott, téléfilm de Jürgen Roland : une prostituée 1971 : Un'estate, un inverno, mini-série de Mario Caiano
Cinéma Films classiques et érotiques
1966 : I krouaziera tou tromou de Christos Kefalas 1967 : La facocera d'Amasi Damiani 1968 : Moi, je t'aime (Io ti amo) d'Antonio Margheriti 1968 : Le Médecin de Hambourg (Der Arzt von St. Pauli) de Rolf Olsen 1968 : Du - Zwischenzeichen der Sexualität, documentaire de Gerhard Zenkel 1969 : (Willst du ewig Jungfrau bleiben ?) de Hubert Frank 1970 : Satiricosissimo de Mariano Laurenti 1970 : de Rod Amateau : (non créditée) 1970 : Vierges pour Satana (Una spada per Brando) d'Alfio Caltabiano 1970 : Un prêtre à marier (Il prete sposato) de Marco Vicario : la blonde à vélo 1970 : I due maghi del pallone de Mariano Laurenti : Gretel 1970 : Compañeros (Vamos a matar, compañeros) de Sergio Corbucci : Zaira 1971 : de Mino Guerrini : Fabrizia 1971 : Gli occhi freddi della paura d'Enzo G. Castellari : La strip-teaseuse dans la boîte de nuit 1971 : Ore di terrore de Guido Leoni : Vera 1971 : La Folie des grandeurs de Gérard Oury : Marie-Anne de Neubourg, reine d'Espagne 1971 : Racconti proibiti... di niente vestiti de Brunello Rondi : 1972 : Barbe-Bleue (Bluebeard) d'Edward Dmytryk : Greta 1972 : L'Attentat d'Yves Boisset : Sabine 1972 : Fais vite, monseigneur revient ! (Quel gran pezzo dell'Ubalda tutta nuda e tutta calda) de Mariano Laurenti : Fiamma 1973 : La Punition de Pierre-Alain Jolivet : Britt 1973 : Les Rangers défient les karatékas (Tutti per uno... botte per tutti) de Bruno Corbucci 1974 : L'ammazzatina d'Ignazio Dolce 1974 : Le Baiser d'une morte (Il bacio di una morta) de Carlo Infascelli : Yvonne Rigaud 1974 : Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas ? (Mio Dio, come sono caduta in basso!) de Luigi Comencini : Evelyn 1974 : Un poing... c'est tout ! (Questa volta ti faccio ricco!) de Gianfranco Parolini : Joyce O'Hara 1974 : La casa della paura de William Rose : Maria 1974 : Valse à trois de Fernand Rivard : Claire 1975 : Le Châtiment (Lo sgarbo) de Marino Girolami : Marisa, l'amante de Don Mimi 1975 : (Il pavone nero) d'Osvaldo Civirani : Laura 1975 : L'Homme qui défia l'Organisation (L'uomo che sfidò l'organizzazione) de Sergio Grieco : Maggie 1975 : Black Emanuelle en Afrique (Emanuelle nera) de Bitto Albertini : Ann Danieli 1976 : La muerte ronda a Mónica de Tito Fernández : Elena 1976 : d'Alfonso Brescia 1976 : Cuando los maridos se iban a la guerra de Tito Fernández : Beatriz 1976 : de Gianni Martucci 1977 : Black Emanuelle autour du monde (Emanuelle - perché violenza alle donne?) de Joe D'Amato : Cora Norman 1978 : Missile X - Geheimauftrag Neutronenbombe de Leslie H. Martinson : Galina 1978 : Krouaziera tou tromou de Christos Kefalas : Vera 1979 : Une femme spéciale de Jean-Marie Pallardy : Yasmine 1979 : L'Infirmière du régiment (L'infermiera nella corsia dei militari) de Mariano Laurenti : Eva 1979 : Lo scoiattolo de Guido Zurli : Zora 1983 : Invierno en Marbella de José Luis Madrid : Laura 1983 : La Vénus noire (Black Venus) de Claude Mulot : Marie 1984 : Commando Panther (Panther Squad) de Pierre Chevalier : Barbara 1984 : de Francisco Lara Polop : Rosa 1984 : À seize ans dans l'enfer d'Amsterdam (Hanna D. - La ragazza del Vondel Park) de Rino Di Silvestro : mère d'Hanna
Films pornographiques
1985 : (Morbosamente vostra) d'Andrea Bianchi : Cora 1986 : Karin l'ingorda de Giorgio Grand et Paolo Test 1986 : Ricordi di notte de Paolo Di Tosto 1987 : d' Antonio D'Agostino : Paola (comme Karin Shubert) 1987 : d' Antonio D'Agostino 1987 : d' Antonio D'Agostino 1987 : Born for Love 1 de Sascha Alexander : Yvonne Dupont 1987 : Born for Love 2 de Sascha Alexander : Yvonne Dupont 1987 : (Supermaschio per mogli viziose) de Giorgio Grand (comme Karin Shubert) 1987 : Orgia libera de Paolo Di Tosto 1987 : Altri desideri di Karin (Blonde Exzesse) de Paolo Di Tosto : Karin (comme Karin Shubert) 1987 : de Giorgio Grand : Karin 1988 : Karin e Barbara, le supersexystar de Giorgio Grand : Karin (comme Karin Shubert) 1989 : Mafia Connection de Dino Baumberger 1989 : La Parisienne de Dino Baumberger 1989 : Eravamo così de John Mills 1990 : Wiener Glut 1 (Schubertgasse-Sex) de Simon B. Jones 1990 : Wiener Glut 2 de Simon B. Jones 1990 : Wiener Glut 3 de Simon B. Jones 1990 : Stone Clan teil 1 de Dino Baumberger 1990 : Stone Clan teil 2 de Dino Baumberger 1993 : Una Zia, Due Nipotine... 30 cm di Cameriere (Maurizia) de Franco Lo Cascio 1993 : Le Tre porcelline (Babette aime ses quequettes) de Franco Lo Cascio : la tante 1993 : Le avventure erotix di Cappuccetto Rosso de Franco Lo Cascio : la nonne 1994 : Divisione di colpi (Giada Supertrans) d' Alessandro Perrella (vidéo)
Images d'archives Marina la ninfomane de Richard Bennet Karin Schubert's Ultimate Pleasures (compilation vidéo)