L'université Paris-Sud ou Paris-XIUniversité Paris-Sud est le nom d’usage dont s'est doté l'établissement par délibération de son conseil d’administration. Cependant, on trouve également le nom Université Paris 11 et Université Paris XI selon le décret du 17 décembre 1970 portant érection d'universités et instituts nationaux polytechniques en établissements publics à caractère scientifique et culturel, puis le décret no 2000-250 du 15 mars 2000 portant classification d'établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel et la circulaire du 8-12-2006. est une université publique française créée le . Elle a laissé la place le à l'université Paris-Saclay à la suite de la publication au Journal officiel du décret de création d'une nouvelle université le .
Elle était située sur les départements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne. Elle comportait 78 laboratoires de recherche, cinq unités de formation et de recherche, trois instituts universitaires de technologie, et une école d'ingénieurs (membre du réseau Polytech).
L'université était située sur les communes suivantes : Antony, Bures-sur-Yvette, Cachan, Châtenay-Malabry, Fontenay-aux-Roses, Gif-sur-Yvette, Le Kremlin-Bicêtre, Orsay, Le Plessis-Robinson, Sceaux. Elle faisait partie du regroupement d'établissements d'enseignement supérieur Paris-Saclay, précurseur de l'université Paris-Saclay.
Cinq lauréats de la médaille Fields ont fréquenté l'établissement (Laurent Lafforgue, Jean-Christophe Yoccoz, Wendelin Werner, Ngô Bảo Châu et Hugo Duminil-Copin) ainsi que les prix Nobel de physique Pierre-Gilles de Gennes et Albert Fert.
Historique Siège de l'université, la ville d'Orsay s'est développée grâce aux physiciens Frédéric et Irène Joliot-Curie.
Dès les années 1940, les deux chercheurs avaient déjà envisagé une décentralisation de l'université de Paris vers la banlieue sud. En 1942, Irène Joliot-Curie avait même signalé au recteur de l'Université l'existence d'un site potentiel sur le plateau de Saclay.
L'événement décisif survint quelques années plus tard (en 1954), quand la France décida d'assortir sa participation au CERN d'un développement de sa propre recherche en physique nucléaire. Irène Joliot-Curie proposa la création de l'Institut de physique nucléaire d'Orsay et les travaux commencèrent dès 1955.
vignette|Une des entrées du campus d'Orsay (Paris-Saclay).
Elle mourut en 1956, et c'est Frédéric qui fut le premier directeur de l'Institut. Dans le même temps, se construisit le Laboratoire de l'accélérateur linéaire (LAL).
Parallèlement la situation des enseignements à la Sorbonne devenait de plus en plus critique et l'extension vers la Halle aux vins tardait à se faire. C'est ainsi qu'en 1958 fut décidé le transfert à Orsay d'une partie des enseignements de la faculté des sciences de Paris.
En 1965 fut reconnue l'indépendance du centre d'Orsay de la faculté des sciences de Paris et en 1970, l'application de la loi d'orientation de l'enseignement supérieur fit du centre d'Orsay l'une des composantes de l'université Paris-XI, enrichie par ailleurs des facultés de médecine (UFR du Kremlin-Bicêtre), de pharmacie (UFR de Châtenay-Malabry), de droit et d'économie (UFR de Sceaux) et des IUT de génie électrique et mécanique (IUT de Cachan), IUT de chimie, informatique, mesures physiques (IUT d'Orsay) et IUT de gestion et commerce (IUT de Sceaux).
En , l’université Paris-Sud décide de participer à un Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), de nature académique, créé dans le sud de l’Île-de-France : UniverSud Paris, avec pour objectif à long terme la construction d’une grande université à visibilité internationale renforcée. Ce PRES réunit d’ores et déjà environ étudiants, 155 laboratoires de recherche dont 130 associés à des organismes de recherche, notamment les CNRS et INSERM. Les membres fondateurs de UniverSud Paris sont les universités d'Évry-Val d'Essonne, Paris-Sud, Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), l'École Centrale, Supélec et l’ENS de Cachan. Parmi les grandes écoles du territoire sud francilien associées à UniverSud Paris, on peut citer HEC Paris, l'École polytechnique, AgroParisTech, l'ENSTA ParisTech et SupOptique.
En est inauguré le PROTO204, une halle située sur le campus d'Orsay destinée à accueillir des conférences, des expositions et des séances de coworking. Cette structure de type tiers-lieu, soutenue par l'université et l'établissement public Paris-Saclay, vise à favoriser l'entrepreneuriat étudiant et l'émergence de projets collaboratifs.
Le , l'université Paris-Sud disparaît au profit de l'université Paris-Saclay à la suite de la publication au Journal officiel du décret de création de la nouvelle université le .
Historique des présidents
Composantes
Unités de formation et de recherche thumb|Le château de Launay, siège de la présidence de l'université Paris-Sud.
UFR de sciences L'UFR de sciences est située intégralement sur le campus d'Orsay sur le plateau de Saclay dans l'Essonne. vignette|Serres du Campus Orsay-Bures. Elle accueille près de étudiants. La formation et la recherche couvrent les champs de la biologie, la chimie, l'informatique, les mathématiques, la physique, les sciences de la Terre et de l'Univers, ainsi que l'histoire des sciences. Créée sur proposition de Frédéric Joliot en mars 1955, comme extension de la faculté des sciences de Paris, la faculté des sciences d'Orsay a été reconnue officiellement en 1965, avant de participer à la création de l'Université Paris Sud en 1971. Denis Merlet en est le doyen depuis . Le domaine de Launay qui constitue le campus d'Orsay avait été saisi par l'État sur un propriétaire impliqué dans la collaboration pendant la deuxième guerre mondiale. Le cinquantenaire du campus scientifique a été célébré en 2005.
UFR Jean-Monnet droit-économie-gestion L'UFR droit-économie-gestion a été créée en 1968, et fait partie de l'université Paris XI depuis sa création en 1971. Forte de étudiants répartis sur deux sites, ceux de Sceaux dans les Hauts-de-Seine et d'Orsay dans l'Essonne.
Depuis le , le professeur Boris Bernabé en est le doyen. La faculté propose plusieurs masters et 39 spécialités en droit, en économie et en gestion. Elle regroupe sept centres de recherche sur le site de Sceaux. L'IEJ (institut d'études judiciaires) prépare à l'examen d'accès à la Haute École des avocats conseils (HEDAC) ainsi qu'au concours d'entrée à l'École nationale de la magistrature (ENM).
UFR de pharmacie L'UFR de pharmacie a été créée en 1972 au sein de l'Université Paris-Sud. Elle accueille environ étudiants sur le campus de Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, dont près de en première année.
Marc Pallardy en est doyen depuis 2015 (réélu en 2020). On forme dans cette UFR des pharmaciens des filières officine, industrie et internat.
Les bâtiments du campus de Châtenay-Malabry ont assez mal vieilli et font l'objet de rénovations, dans l'attente d'une re-localisation en 2022, liée à l'opération campus, au sein du futur Pôle biologie – pharmacie – chimie de l'université Paris-Saclay communiqué de presse sur le site de l'établissement public Paris-Saclay, 4 février 2019..
UFR de médecine L'UFR de médecine est située au Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne, mais la première année sélective se déroule sur le campus d'Orsay.
Elle comptait étudiants dont environ en première année et par année de la deuxième à la sixième année ; les autres étudiants inscrits étant pour l'essentiel des internes en troisième cycle. Elle est liée à l'hôpital Bicêtre.
UFR STAPS L'UFR STAPS est située essentiellement sur le campus d'Orsay dans l'Essonne.
Une division STAPS a été créée en 1985 et rattachée à l’UFR de sciences, puis transformée en UFR STAPS dès 2003. Forte de , cette UFR mène des recherches notamment sur la motricité humaine. Christine Le Scanff en est la directrice.
Instituts de formation en soins infirmiers rattachés à l'UFR de médecine L'IFSI Antoine Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine). L'IFSI Bicêtre du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). L'IFSI EPS Barthélémy Durand d'Étampes (Essonne). L'IFSI GH Nord-Essonne de Longjumeau (Essonne). L'IFSI Paul Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne). L'IFSI GPS Perray-Vaucluse d'Épinay-sur-Orge (Essonne). L'IFSI du Centre Hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes (Essonne).
École polytechnique universitaire Polytech Paris-Sud, ou anciennement l'Institut de formation d'ingénieurs de Paris-sud (IFIPS), regroupe l'ensemble des formations d'ingénieurs de l'université Paris-Sud, et accueille plus de essentiellement dans les domaines de l'informatique, de l'optronique, des matériaux et de robotique, principalement sur le site du plateau de Saclay dans l'Essonne. Le l'IFIPS est devenu membre du réseau Polytech et a pris le nom de Polytech Paris-Sudhttp://www.polytech.u-psud.fr/fr/polytech_paris_sud/histoire.html L'histoire de Polytech Paris-Sud.
Instituts universitaires de technologie L'Institut universitaire de technologie d'Orsay regroupe trois départements : département de chimie, Département d'informatique (département double, accueillant en première année ), et Département de mesures physiques (département double, accueillant en première année ). Le département Informatique de l'IUT d'Orsay prépare outre des DUT classiques en deux ans après le baccalauréat (possibilité d'effectuer la par apprentissage), à des DUT en 1 an (Année spéciale) ainsi qu'à deux licences professionnelles en apprentissage : la licence PER (Programmation en environnement réparti) et la licence SRSI (Sécurité des réseaux et systèmes informatiques). Enfin, il est possible d'y préparer un diplôme d'université dans le cadre de la formation continue : programmation, bases de données et réseaux. Près de 200 enseignants au total travaillent dans cet IUT. L'Institut universitaire de technologie de Sceaux accueille , formés à la gestion des entreprises, l'ingénierie du commerce et de vente, et au management. Il est le seul à proposer une orientation marketing ou commerce international à ses étudiants de techniques de commercialisation. Lionel Jospin y a été professeur de 1970 à 1981, du temps du deuxième directeur, monsieur Darricau. Après la retraite de celui-ci, ce fut Alexandre Ramalho qui devint directeur général assisté dans son travail par Romain Lanfranchi (chef de conférence à l'école HEC Paris, ayant obtenu un doctorat en culture corse). L'Institut universitaire de technologie de Cachan accueille dans les domaines de l'électronique, de l'électrotechnique, de l'automatique, de l'informatique industrielle, de la mécanique, de la robotique et de la productique.
Écoles doctorales L'université comptait vingt écoles doctorales : Agriculture, alimentation, biologie, environnement, santé (ABIES) Astronomie et astrophysique d'Île-de-France Cancérologie, biologie, médecine, santé École Doctorale de Mathématiques Hadamard (EDMH) Electrical, Optical, Bio - physics and Engineering (EOBE) Innovation thérapeutique, du fondamental à l'appliqué Interfaces Ondes et Matière Physique en Île-de-France Particules, Hadrons, Énergie, Noyau, Instrumentation, Imagerie, Cosmos et Simulation (PHENIICS) Santé publique Sciences chimiques : molécules, matériaux, instrumentation et biosystèmes (2MIB) Sciences de l'environnement d'Île-de-France Sciences de l'Homme et de la Société (SHS) Sciences du sport, de la motricité et du mouvement humain (SSMMH) Sciences du végétal : du gène à l'écosystème Sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC) Sciences mécaniques et énergétiques, matériaux et géosciences (SMEMaG) Signalisations et réseaux intégratifs en biologie (BioSigne) Structure et dynamique des systèmes vivants (SDSV)
étaient inscrits en thèse pour l'année 2016-2017.
L'université en chiffres Personnel d'encadrement 4300 enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs personnels ingénieurs, techniques et administratifs