vignette|redresse|Blason de Besançon.

Cette chronologie de Besançon liste les événements historiques de la ville de Besançon, située en France dans le département du Doubs, en Franche-Comté.

Préhistoire

Les premières traces de passage de tribus de chasseurs préhistoriques remontent à (silex, campements, caverne…).

Protohistoire

Période celtique et gauloise

vignette|Besançon gauloise.

Le premier village sédentaire pré celtique et celtique date de . Besançon porte alors le nom de Vesontio et le mont Saint-Étienne qui la surplombe, est nommé mont Coelius. Ves signifie « la montagne » en langue celtique. Toute la Franche-Comté est alors occupée par l'important peuple gaulois des Séquanes, dont Vesontio est la capitale. Vesontio donc, s'implante dans la boucle naturelle du Doubs de près de de diamètre, dont les habitants se servent comme rempart naturel de protection et pour le commerce fluvial, et entouré de sept collines dans une vallée encaissée. Vesontio est également surnommée par les Grecs Antiques Chrysopolis (qui veut dire en Grec ancien, Ville d'or ). Besançon est alors, et jusqu'au Moyen Âge, un des principaux producteurs d'or Gaulois (Or contenu dans le sable du Doubs).

Antiquité

Période gallo-romaine

Jules César annexe les Gaules qu'il unifie avec l'Empire romain et sa supériorité militaire et stratégique sur les Gaulois lui permet de prendre facilement Vesontio en malgré ses importantes défenses naturelles et la relative importance de la tribu des Séquanes. Jules César souligne l'intérêt stratégique naturel de premier ordre de cette ville dans le livre qu'il rédige, La Guerre des Gaules, ville que l'Empire romain contribue à développer autant économiquement que sur le plan urbain, culturel, architectural, commercial, militaire ou encore artistique, et ceci pendant toute la période gallo-romaine.

Une bataille importante a lieu aux portes de la cité : Vindex, gouverneur de la province de Gaule lyonnaise, se rend à Vesontio pour empêcher Lucius Verginius Rufus, gouverneur de Germanie, de s'emparer de la capitale des Séquanes. La ville apporte son soutien à Vindex mais c'est Rufus qui gagna et pilla la ville. Cependant, l'empereur qui succéda à Néron, Galba, se souvint avoir eu l'appui de Vindex et décida de récompenser ses partisans en promouvant Vesontio en colonie romaine. Ce statut procura un certain nombre de privilèges à Vesontio, et celle-ci connut alors une époque florissante : on y construisit un forum, des arènes, des thermes, un champ de Mars (devenu aujourd'hui la promenade de « Chamars »), des temples, des marchés et un aqueduc alimentant la ville en eau. vers Édification de la Porte Noire.

Le christianisme apparaît à Besançon, prêché par Ferréol et Ferjeux qui périssent en martyrs en , sur ordre du gouverneur romain Claude qui voit dans leur action une source de trouble public. Les deux frères sont depuis les saints patrons de Besançon.

À la chute de l'Empire romain, vers l'an , la Gaule est envahie par des tribus barbares, Francs, Germains, Burgondes, Goths, Ostrogoths, Wisigoth, Huns etc. Vesontio est alors envahie et occupée par une tribu de Francs, les Burgondes et les Alamans.

L'empereur Julien, de passage à Vesontio, constate le déclin de la cité.

Moyen Âge

Francs

, le chef des Francs (d'origine germanique), se convertit au christianisme à Reims et se fait sacrer roi des Francs. Il fonde la première lignée des rois de France : les Mérovingiens. Sa lignée entreprend alors de réunifier une majeure partie des Gaules, dont les Séquanes de l'actuelle Franche-Comté et Vesontio qui font partie de ses premières conquêtes en soumettant les Burgondes et les Alamans (ou en les intégrant aux Séquanes) de Franche-Comté. L'implantation des Burgondes correspond à peu près à la Bourgogne (Duché de Bourgogne et Comté de Bourgogne, ce dernier correspondant à peu près à la Franche-Comté actuelle).

Rodolphiens

Le roi des Francs, , féodalise le royaume des Francs et fonde le Duché de Bourgogne et le Comté d'Outre-Saône, avec pour capitale Dole, auquel est rattaché le comté de Varais (comté de Besançon). Besançon devient la capitale du Comté de Haute-Bourgogne. Il fait de dit Richard le Justicier le premier Duc de Bourgogne d'une longue lignée. Mort de , roi de Francie occidentale et de Francie orientale. L'Empire carolingien traverse une nouvelle crise successorale. , fils du duc de Bourgogne transjurane , parvient à se faire élire roi de Bourgogne transjurane par le concile d'Agaune.

Otte-Guillaume de Bourgogne, fils adoptif et héritier désigné de , devient le premier Comte palatin de Bourgogne.

Le dernier roi n'a pas d'héritier et reconnaît son neveu de la maison des Ottoniens, l'empereur germanique , comme suzerain protecteur et héritier de son royaume dont dépendent le comté de Bourgogne et d'autres seigneuries. Les comtes de Bourgogne vassaux Otte-Guillaume, puis son fils et d'autre seigneurs du royaume se révoltent alors militairement contre leur suzerain héritier allemand sans succès. Le comté de Bourgogne est alors absorbé dans le Saint-Empire romain germanique sous suzeraineté allemande et les bons serviteurs de l'Empire Germanique comme l'archevêque de Besançon sont gracieusement récompensés.

Bas Moyen Âge vignette|redresse|Besançon au Moyen Âge.

La ville de Besançon devient une principauté ecclésiastique ; elle est séparée de la gouvernance du comté de Bourgogne en en tant que principauté épiscopale, ce qui fait d'elle, un état ecclésiastique dans le Saint-Empire romain. La ville est gouvernée par le Prince-Archevêque de Besançon, le premier d'entre-eux étant (de à ).

Diète de Besançon, événement qui précipite les dissensions entre le Saint-Empire romain germanique et le Saint-Siège.

Après un siècle de révoltes et de luttes ainsi que deux sièges, Besançon obtient son indépendance (libertés communales) et se gouverne librement, tout en restant soumise comme tout le comté de Bourgogne à l'autorité de l'empereur. Elle devient alors la « ville libre d'Empire de Besançon » et le restera jusqu'en .

La comtesse de Bourgogne et d'Artois et pair de France Mahaut d'Artois parvient au prix de plusieurs intrigues filiales mortelles à ramener le comté de Bourgogne dans les possessions royales françaises par le mariage en de sa fille la comtesse avec le roi puis sous suzeraineté des ducs de Bourgogne qui deviennent également comte de Bourgogne par le mariage de sa petite fille la comtesse et du duc .

Un conflit oppose le Comté de Bourgogne et la ville libre d'Empire de Besançon, qui se solde par un siège et une bataille.

Le duc meurt sans héritier. Le Roi annexe le duché de Bourgogne puis l'octroie à son fils dit Philippe le Hardi qui se mariera à . Leurs descendants dit de Valois font du duché de Bourgogne un puissant rival des rois de France. L'influence des ducs s'étend alors des Bourgognes, jusqu'au Comté d'Artois, et aux Pays-Bas bourguignons (actuel Benelux).

Époque moderne

vignette|Vue cavalière de Besançon peinte par Pierre d'Argent en .

À la mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire à Nancy dans une bataille contre son rival , la duchesse Marie de Bourgogne, fille du premier, épouse , futur Empereur du Saint Empire germanique, et lui apporte en dot les États bourguignons (Bourgogne, Comté d'Artois, Franche-Comté, et Pays-Bas bourguignons (actuel Benelux) …). , roi de France, annexe immédiatement la Bourgogne et l'Artois, mais la Franche Comté de Bourgogne et Besançon demeurent pour sous souveraineté des Habsbourg.

À 18 ans, , le fils de la duchesse Marie de Bourgogne, épouse la reine et devient par ce mariage roi d'Espagne. La Franche-Comté et Besançon, passent sous suzeraineté des Habsbourg autrichiens et espagnols, pendant plusieurs générations avec les rois et empereurs Charles Quint, , , , et … ce qui nourrit de nombreuses guerres de tentative de récupération par les rois de France de à .

Construction du Palais Granvelle pour Nicolas Perrenot de Granvelle, garde des sceaux de Charles Quint.

Construction de la tour de la Pelote et de la porte Rivotte.

Hugues Babet publie sa Description de Besançon. Il est le premier à rédiger un livre sur l'histoire de la ville.

Édification de l'Hôtel de Ville.

Bataille de Besançon entre protestants et catholiques.

Édification du palais de justice.

- Exécution de Barthélemy Labourey. vignette|Prise de Besançon par en .

Par la Diète de Ratisbonne, le roi échange avec l'empereur germanique la ville allemande de Frankenthal contre Besançon, qui perd alors son statut de « ville libre impériale » et est intégrée à la Comté sous domination espagnole. Luttant pour son autonomie et refusant de reconnaître son nouveau souverain, la cité décide de se constituer en tant que la ville libre de Besançon..

Le marquis de Castel Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas, réussit à négocier que Besançon , prenne la tête d'un nouveau bailliage composé de cent villages distraits des bailliages d'Amont et du Milieu. Mais la ratification de l'accord est ajournée du fait de disparités entre ses versions espagnole et française, notamment au sujet des cent villages.

La ville est assiégée en et Vauban dessine les plans d'une citadelle. Mais ce sont les Habsbourg d'Espagne qui construisent la première citadelle durant six ans.

- Dans le cadre de la guerre de Hollande, le maréchal de Luxembourg occupe la ville, après que Vauban en a fait le siège..

réclame sans succès la Franche-Comté en dot de son mariage avec Marie-Thérèse d'Autriche (fille du roi descendant de la Duchesse Marie de Bourgogne et de l'Empereur germanique Charles Quint). Il reprend alors la Franche-Comté par la guerre à son beau-frère qu'il associe à la France par les traités de Nimègue. Besançon devient capitale de la Franche-Comté et abrite, outre le parlement et l'intendance, le gouvernement militaire et l'université (transférée de Dole en ). confie alors à Vauban la mission de terminer la citadelle de Besançon ( seront nécessaires pour exécuter les travaux principaux).

- visite de .

Transfert de l'université de Dole à Besançon.

Création de la bibliothèque Saint-Vincent, première bibliothèque publique de France, grâce à la donation de l'abbé Boisot.

Nicolas Chappuis est fait citoyen de Besançon pour la réalisation de la grille de l'hôpital Saint-Jacques.

Construction de l'église Sainte-Madeleine.

Fondation de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon.

Construction de l'Hôtel des Intendants.

Époque contemporaine

Révolution française

Peu après la Révolution française, Laurent Mégevand, un horloger suisse, vient amorcer un énorme projet de manufacture de montre à Besançon pour concurrencer la puissante industrie horlogère suisse.

Jeanne-Antide Thouret fonde les Sœurs de la Charité de Besançon, qui essaimeront dans le monde entier.

Besançon retrouve une fonction judiciaire supérieure, perdue avec la suppression des Parlements en , lorsque son tribunal d'arrondissement devient un des d'appel (cours d'appel en ) créés par la réforme judiciaire de l' du Premier Consul, Napoléon Bonaparte.

La ville retrouve son statut d'archevêché, mais celui-ci a de nouvelles frontières.

Empire

L'Université de Besançon est rétablie, mais avec seulement deux facultés (Lettres et Théologie), de sorte qu'il n'est pas créée d'académie de Besançon ; les trois départements comtois sont rattachés à l'académie de Dijon.

L'armée prussienne assiège Besançon le et maintient un blocus jusqu'au . La ville est bien défendue par le général Marulaz mais les habitants n'approuvent pas les sacrifices que cela implique.