Le Suffren est une frégateNote : la Marine nationale n'utilise pas le terme « destroyer » pour ses navires ; bien que les plus importants, appelés « frégates de », soient considérées par l'OTAN comme des destroyers. lance-missiles de la Marine nationale française, conçue pour protéger une force navale des menaces aériennes, sous-marines et de bâtiments de surface ennemis. Dans une moindre mesure, elle pouvait apporter un appui feu contre la terre. Particulièrement polyvalente, le Suffren n'embarquait cependant pas d'hélicoptère. Le navire a été en service de 1969 à 2001. En 2024, il est en cours de démantèlement.
Histoire Le Suffren (FLM -Frégate Lance-Missiles- ou croiseur lance-engins type C 60) fut la première frégate de la marine française conçue comme un navire lance-missiles, avec son navire-jumeau Duquesne désarmé en 2007. Elle avait pour rôle de protéger les porte-avions Foch et Clemenceau des attaques aériennes et sous-marines.
La devait comprendre trois unités dont la troisième n'a pas été construite. L'économie réalisée servit à financer l'achat aux États-Unis de intercepteurs Crusader F-8E embarqués sur le Foch et le Clemenceau à partir de 1964.
L'aspect de la classe Suffren était particulier avec un radôme massif (la « boule ») qui abritait le radar DRBI23.
La frégate Suffren est le septième navire de la Marine française nommé d'après Pierre André de Suffren ; ses deux tourelles d'artillerie portent les noms de deux vaisseaux commandés par le bailli de Suffren : la tourelle est surnommée Héros et la tourelle est surnommée Fantasque.
Le Suffren fut retiré du service en 2001 et mis en réserve, après avoir navigué , son coût de possession devenant trop élevé pour un bâtiment ancien et n'embarquant pas d'hélicoptère.
Une fois désarmé, le Suffren a servi à protéger la porte de la cale sèche de l'arsenal de Toulon où le porte-avions Charles de Gaulle a effectué sa première IPERIndisponibilité périodique pour entretien et réparation, terme utilisé par la Marine nationale française pour les périodes d'entretien de ses navires.. En succédant à l'ex-pétrolier ravitailleur d'escadre La Saône, depuis le , elle sert de brise lame à Port Avis, le port du DGA Essais de missiles de l'île du Levant.. Le , la coque est remorquée jusqu'au port de Toulon en vue de son prochain démantèlement, elle sera remplacée par celle de l'ex-Jean Bart. À l'automne 2023, il est notifié dans un marché que son démantèlement sera effectué en Gironde à Bassens, par un groupement d'entreprises mené par VinciCardem, filiale d'Eurovia (groupe Vinci) a remporté l'appel d'offres de la Marine nationale pour déconstruire à Bassens huit navires: cinq en provenance de Toulon, outre le Suffren, le pétrolier Meuse, les frégates Montcalm, Jean de Vienne et Cassard, deux de Brest, la frégate anti-sous-marine Georges-Leygues et le patrouilleur Albatros et un de Lorient, le navire océanographique D'Entrecasteaux. Remorqué, il quitte le port varois pour l'estuaire de la Gironde le . En , il est en cours de désamiantage à Bassens avant sa déconstruction qui commence en .
En 2022, des journalistes de France 3 Côte d'Azur révèlent que le Suffren est soupçonné d'être à l'origine du crash d'une Caravelle d'Air France assurant un vol entre Ajaccio et Nice le . Un tir de missile effectué par le Suffren aurait par erreur touché l'avion qui s'est ensuite crashé dans la Méditerranée, au large du cap d'Antibes, tuant les à bord. Un ancien matelot du Suffren, Jean-François de Poilloué de Saint-Perier, et plusieurs témoignages concordants sont à l'origine d'une nouvelle enquête menée par le parquet de Nice..
Caractéristiques Propulsion : deux compartiments (avant et arrière) composés de la chaufferie (deux chaudières) et de la machine (groupe turbo-réducteur condenseur). quatre chaudières (chauffe au mazout) Indret à vapeur surchauffée, timbrée à . quatre turbines à vapeur. deux lignes d'arbre.
Production d'électricité :
deux turbo-alternateurs ; trois alternateurs Diesel.
Radars et sonars : radar tridimensionnel DRBI23 ; radar de veille surface et basse altitude DRBV15 ; radar multicibles DRBC33 ; radar de navigation DRBN34 ; radar de conduite de tirs DRBR51 ; sonar fixe de coque DUBV-23D-1 ; sonar remorqué à immersion variable DUBV-43B.
Contremesure et guerre électronique : 2 lance-leurres « Sagaie » ; SLQ-25 Nixie ; jammer ARBR33 ; détecteurs ARBR17.
Missiles, artillerie, torpilles : 1 rampe double de missiles mer-air Masurca (guidés par le DRBR51) (48 missiles) ; 4 lanceurs de missiles MM38 Exocet (4 missiles, modernisation de 1979) ; 1 lanceur de Malafon torpilles anti sous-marines ; 4 catapultes lance-torpilles anti sous-marines L5 (10 torpilles) ; 2 tourelles simples de calibre (« Héros » et « Fantasque ») ; 4 canons simples de calibre 20 mm Oerlikon Mk 4 (modernisation de 1979) ; 4 mitrailleuses de calibre .
Galerie
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Sources et bibliographie .
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Articles connexes Liste des anciens navires de la Marine nationale depuis 1945 Liste des frégates françaises Histoire de la marine française depuis 1789
Catégorie:Navire construit à l'arsenal de Lorient Catégorie:Bateau lancé en 1965 Catégorie:Nom de bateau de la Marine française Catégorie:Frégate de la Marine française