La Lizonne, ou dans sa partie amont la NizonneElle porte le nom de Nizonne depuis sa source jusqu'à sa confluence avec le Voultron., est une rivière française des départements de la Dordogne et de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine), principal affluent de la Dronne.
Hydronymie Son nom s'analyse par le radical hydronymique et le suffixe -onna.
Il se retrouve sous ses deux formes dans celui de deux communes de la Dordogne, Saint-Front-sur-Nizonne et Saint-Paul-Lizonne.
En occitan, le cours d'eau porte le nom de LisonaVoir la carte du canton de Verteillac, « Le nom occitan des communes du Périgord », Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 août 2020. et de Nisona dans sa partie amontVoir la carte du canton de Mareuil, « Le nom occitan des communes du Périgord », Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 août 2020..
Géographie La Nizonne prend sa source à d'altitude dans le département de la Dordogne sur la commune de Sceau-Saint-Angel, deux kilomètres à l'ouest du bourg, près du lieu-dit Morelière, dans le parc naturel régional Périgord-Limousin.
Elle arrose Saint-Front-sur-Nizonne et La Rochebeaucourt-et-Argentine. Elle conserve le nom de Nizonne jusqu'en aval d'Édon et de La Rochebeaucourt ; à partir de son confluent avec le VoultronCarte avec le Voultron et la Nizonne, Géoportail, consulté le 22 mai 2021., elle prend le nom de Lizonne.
Sur la presque totalité des vingt derniers kilomètres de son parcours, elle marque la limite avec le département de la Charente et arrose Gurat et Saint-Séverin.
De plus, depuis Champagne et Gurat et jusqu'à sa confluence avec la Dronne, elle se subdivise en de nombreux bras.
Elle conflue en rive droite de la Dronne, à 48 mètres d'altitude, en aval du Moulin du Pontet, en limite des communes d'Allemans et de Saint-Séverin.
Sa longueur est de .
Départements, communes et cantons traversés
La Lizonne arrose deux départements et vingt-quatre communes réparties sur sept cantons, soit d'amont vers l'aval :
Dordogne : Canton de Nontron Sceau-Saint-Angel (source), Saint-Front-sur-Nizonne, Canton de Mareuil Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier, Rudeau-Ladosse, Saint-Sulpice-de-Mareuil, Puyrenier, Beaussac, Les Graulges, Sainte-Croix-de-Mareuil, La Rochebeaucourt-et-Argentine, Canton de Verteillac Champagne-et-Fontaine, Vendoire, Nanteuil-Auriac-de-Bourzac, Bouteilles-Saint-Sébastien, Saint-Paul-Lizonne, Canton de Ribérac Allemans (confluence). Charente : Canton de Villebois-Lavalette Combiers, Édon, Blanzaguet-Saint-Cybard, Gurat, Vaux-Lavalette, Canton de Montmoreau-Saint-Cybard Salles-Lavalette, Palluaud, Canton d'Aubeterre-sur-Dronne Saint-Séverin (confluence).
Affluents La Lizonne a dix affluents contributeurs et un bras référencés : Les cinq plus longs affluents sont : la Belle, rive gauche, la Manore, rive droite, le Voultron, rive droite, la Pude, rive gauche, la Sauvanie, rive gauche.
Organisme gestionnaire Le bassin versant de la Lizonne est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification , dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)..
Hydrologie La station hydrologique de Saint-Séverin, en service depuis 1985, a enregistré le un débit maximal journalier de /s. En instantané, le débit maximal s'est élevé le à /sBanque Hydro - Station P8284010 - Lizonne à Saint-Séverin (le Marchais) (option Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service"). Consulté le 15 novembre 2009.
Environnement vignette|L'étang de Lavergne alimenté par la Nizonne en limite de Beaussac (Mareuil en Périgord) et Rudeau-Ladosse. vignette|La Nizonne en limite des Graulges et de Sainte-Croix-de-Mareuil. vignette|Bras de la Lizonne aux tourbières de Vendoire.
Parc naturel À l'exception des anciennes communes de Mareuil et des Graulges, toutes les autres communes ou anciennes communes de la Dordogne riveraines de la Nizonne font partie du parc naturel régional Périgord-Limousin, depuis Sceau-Saint-Angel jusqu'à La Rochebeaucourt-et-ArgentineParc Naturel Régional Périgord - Limousin, DREAL Aquitaine, consultée le 7 novembre 2019..
ZNIEFF Vallée de la Nizonne En Dordogne, les vallées de la Nizonne et de ses affluents, dont le ruisseau de Beaussac, le ruisseau de Bretanges, la Belle et la Pude, sont protégées au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II « Vallée de la Nizonne » Vallée de la Nizonne, INPN, consulté le 7 novembre 2019.Carte de localisation de la ZNIEFF 7720008181, INPN, consulté le 7 novembre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ».</ref>.
Sa faune est constituée d'environ dont trente sont considérées comme déterminantes : vingt mammifères, dont la Loutre d'Europe (Lutra lutra), le Vison d'Europe (Mustela lutreola) et dix-huit espèces de chauves-souris : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Grand murin (Myotis myotis), le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Murin de Natterer (Myotis nattereri), la Noctule commune (Nyctalus noctula), la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), l'Oreillard gris (Plecotus austriacus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), le Petit murin (Myotis blythii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), la Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ; sept insectes dont quatre papillons : l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus), et trois libellules : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ; deux amphibiens, la Rainette verte (Hyla arborea) et le Triton marbré (Triturus marmoratus) ; un reptile : la Cistude d'Europe (Emys orbicularis).
Sa flore est également constituée de plus de deux cents espèces de plantes, dont neuf sont considérées comme déterminantes : la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), l'Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), le Scirpe des bois (Scirpus sylvaticus) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis).
Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle La ZNIEFF de « Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle » concerne essentiellement les coteaux de rive droite de la Nizonne, depuis Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier jusqu'à Beaussac, ainsi que les coteaux des deux rives de son affluent la Belle, sur les anciennes communes de Mareuil et Vieux-Mareuil. Cette ZNIEFF présente des pelouses calcaires 720020065 - Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .Carte de la ZNIEFF 720020065, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».. Elle est intégralement comprise dans la ZNIEFF de Vallée de la Nizonne.
Six espèces de Lépidoptères y ont été recensées : trois déjà citées dans la ZNIEFF de (le Demi-deuil le Flambé et le Myrtil), ainsi que trois autres : l'Aurore (Anthocharis cardamines), le Fluoré (Colias alfacariensis) et le Sylvandre (Hipparchia fagi).
Vingt-six espèces déterminantes de plantes y ont été recensées, dont dix-huit orchidées ; sept d'entre elles ont déjà été mentionnées dans la ZNIEFF de : l'Hélianthème d'Italie, la Listère à feuilles ovales, l'Orchis bouffon, l'Orchis mâle, l'Orchis pyramidal, l'Orpin de Nice et la Sabline des chaumes ; les dix-neuf autres sont : la Cardoncelle (Carduncellus mitissimus), la Céphalanthère rouge (Cephalanthera rubra), l'Euphorbe de Séguier (Euphorbia seguieriana), le Fumana à tiges tombantes (Fumana procumbens), l'Homme-pendu (Orchis anthropophora), la Laîche humble (Carex humilis), le Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum), l'Ophrys abeille (Ophrys apifera), l'Ophrys araignée (Ophrys sphegodes), l'Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora), l'Ophrys brun (Ophrys fusca)), l'Ophrys mouche (Ophrys insectifera), l'Orchis bouc (Himantoglossum hircinum), l'Orchis brûlé (Neotinea ustulata), l'Orchis guerrier (Orchis militaris), l'Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), l'Orchis pourpre (Orchis purpurea), l'Orchis verdâtre (Platanthera chlorantha) et le Thésium couché (Thesium humifusum).
Par ailleurs, espèces végétales y ont été répertoriées dont environ 90 non citées dans la ZNIEFF de .
Marais alcalins de la vallée de la Nizonne Une autre ZNIEFF de type I concerne les « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne » 720020064 - Marais alcalins de la vallée de la Nizonne, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .Carte de la ZNIEFF 720020064, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».. Elle s'étend depuis Saint-Front-sur-Nizonne jusqu'à Saint-Paul-Lizonne, hormis la commune de Bouteilles-Saint-Sébastien.
On y retrouve les mêmes espèces déterminantes animales que la ZNIEFF de type II « Vallée de la Nizonne », à l'exception des chauves-souris ; pour la flore, quatre espèces déterminantes précitées y sont présentes : la Fritillaire pintade, la Gentiane des marais, le Pigamon jaune et l'Utriculaire citrine, avec en plus la Sagittaire à feuilles en flèche (Sagittaria sagittifolia).
Tourbières de Vendoire Côté charentais, Le site « Tourbières de Vendoire » est une autre ZNIEFF de 540003487 - Tourbières de Vendoire, Jean Terrisse, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .Carte de la ZNIEFF 540003487, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ». qui s'étend sur , sur les territoires de Gurat, Salles-Lavalette et Vaux-Lavalette, le long du cours de la Lizonne et du canal des Moulins.
Onze espèces déterminantes d'animaux y ont été répertoriées : cinq insectes dont trois lépidoptères en 2000 : l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar) et le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus) et deux odonates: l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) et la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) ; quatre mammifères : le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus), le Crossope aquatique (Neomys fodiens), la Loutre d'Europe (Lutra lutra) et le Vison d'Europe (Mustela lutreola) ; un oiseau, le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) ; un reptile : la Cistude (Emys orbicularis).
Cinquante-trois autres espèces animales y ont été recensées : dix-huit mammifères et trente-cinq oiseaux.