Michał Kwiatkowski, né le à Chełmża, est un coureur cycliste polonais. Professionnel depuis 2010, il est membre de l'équipe Ineos. En 2014, il est le premier Polonais à devenir champion du monde sur route professionnel. Il est également le premier Polonais à s'imposer sur un Monument du cyclisme en remportant Milan-San Remo en 2017. Il a par ailleurs remporté les Strade Bianche en 2014 et 2017, l'Amstel Gold Race en 2015 et 2022, le Grand Prix E3 en 2016 et la Classique de Saint-Sébastien 2017. Il est aussi champion du monde du contre-la-montre par équipes en 2013 avec Omega Pharma-Quick Step. En 2018, il s'adjuge Tirreno-Adriatico et le Tour de Pologne, deux courses par étapes du circuit UCI World Tour.
Biographie Années junior et espoir Michał Kwiatkowski brille en catégorie juniors (moins de 19 ans) en 2007 et 2008. Il est double champion d'Europe et champion du monde juniors du contre-la-montre. Il est aussi à l'aise dans les contre-la-montre que sur les courses par étapes. En 2007, il remporte la dernière édition de la Coupe du monde UCI Juniors. En 2008, il remporte trois épreuves de UCI Coupe des Nations Juniors, ce qui permet à la Pologne de terminer deuxième du classement général. Lors de ses deux années juniors, il a pour principal rival le Slovaque Peter Sagan. Les deux coureurs dominent le calendrier international et courent l'un contre l'autre depuis leur 15 ansSagan, Kwiatkowski : une histoire qui dure.
En 2009, il remporte une étape du Tour de Slovaquie et le championnat de Pologne sur route espoirs. Aux championnats du monde des moins de 23 ans à Mendrisio, il est du contre-la-montre et abandonne lors de la course en ligne.
Début de carrière professionnelle (2010-2011) En 2010, il est membre de l'équipe continentale espagnole Caja Rural. Il participe à nouveau aux championnats du monde sur route dans la catégorie espoirs. Il y est du contre-la-montre et de la course en ligne.
Il est recruté en 2011 par l'équipe américaine RadioShack. En mars, il se classe troisième des Trois Jours de Flandre-Occidentale, derrière ses coéquipiers Jesse Sergent et Sébastien Rosseler, et des Trois Jours de La Panne remportés par Sébastien Rosseler.
Chez Omega Pharma-Quick Step (2012-2015) 2012-2013 upright|thumbnail|right|Kwiatkowski avec le maillot de meilleur jeune sur le Tour de France 2013 En 2012, il rejoint la formation belge Omega Pharma-Quick Step. Il gagne le prologue des Trois Jours de Flandre-Occidentale en début d'année. Au printemps, il dispute son premier grand tour, le Tour d'Italie, puis se classe deuxième du championnat de Pologne du contre-la-montre. Il se distingue au mois d'août sur deux épreuves UCI World Tour, en terminant respectivement deuxième et huitième du Tour de Pologne et de l'Eneco Tour. Entretemps, il représente la Pologne lors de la course en ligne des Jeux olympiques de Londres, qu'il termine dans le peloton, à la .
Lors de la saison 2013, après une deuxième place au Tour de l'Algarve, il se montre à son avantage lors de la campagne des classiques de printemps. Tout d'abord, en s'échappant avec un petit groupe à de l'arrivée du Tour des Flandres, et surtout en étant le dernier à résister au retour des favoris de l'épreuve, à savoir Fabian Cancellara et Peter Sagan, avant de craquer sur la fin, ne terminant que quarantième dans une course où il réalise d'abord un travail d'équipe. À 22 ans, il devient le leader de l'équipe lors des classiques ardennaises, terminant quatrième de l'Amstel Gold Race et cinquième de la Flèche wallonne.
Vainqueur ensuite de son championnat national, Kwiatkowski participe à son premier Tour de France. D'abord, il termine troisième de la deuxième étape arrivant à Ajaccio devancé au sprint par Peter Sagan et par Jan Bakelants qui gagne en solitaire ; il se pare du maillot blanc de meilleur jeuneRodolphe Desseauve, Classement TDF 2013 : Jan Bakelants en Jaune pour une seconde, sur chronofoot.com, le 30 juin 2013. Il perd ensuite du temps dans les étapes pyrénéennes mais profite du contre-la montre du Mont-Saint-Michel dont il finit cinquième pour reprendre le maillot blanc à Nairo Quintana. Finalement, il se classe onzième et troisième meilleur jeune.
En fin de saison, il gagne avec Omega Pharma-Quick Step le championnat du monde du contre-la-montre par équipes.
2014 : le titre mondial right|350px|thumb|Sur le podium des championnats du monde sur route, le 28 septembre 2014 à Ponferrada. En 2014, Michał Kwiatkowski reprend la compétition à l'occasion du Challenge de Majorque, gagnant le Trofeo Serra de Tramuntana après avoir lâché son dernier compagnon d'échappée Sergio Henao Nigel Wynn, Michal Kwiatkowski wins Trofeo Serra de Tramuntana, sur cyclingweekly.co.uk, le 11 février 2014. Il se rend ensuite au Portugal pour disputer le Tour de l'Algarve où il s'impose lors de la deuxième étape à l'issue d'une ascension puis lors de la troisième, un contre-la-montre lors duquel il bat Adriano Malori et Tony MartinLe chrono pour Michal Kwiatkowski, sur 100pour100velo.com, le 21 février 2014. Terminant troisième de la quatrième étape arrivant au sommet du Alto do Malhao, il conserve la tête au classement général avec dix-neuf secondes d'avance sur Alberto Contador et remporte donc sa première course à étapes chez les professionnels. Deux semaines plus tard, il participe aux Strade Bianche, une semi-classique italienne qui comporte plusieurs portions non asphaltées. Seul à suivre l'attaque de Peter Sagan à plus de vingt kilomètres de l'arrivée, il place un démarrage en montée dans les derniers hectomètres et devance celui-ci pourtant adepte de ce type d'arrivée.. En préparation des classiques ardennaises, il court d'abord le Tirreno-Adriatico. Grâce à la victoire de son équipe durant le contre-la-montre par équipes, il s'octroie un premier avantage sur ses concurrents pour le classement général. Lors de la deuxième étape, il prend la deuxième position d'un sprint remporté par Peter Sagan à l'issue d'un dernier kilomètre en légère montée, et profite des différentes cassures pour s'emparer du maillot de leader et creuser l'écart au général. Il conserve la tête du général au soir de la troisième étape qui s'achève au sommet de Selvarotonda, en finissant septième, mais voit Alberto Contador, vainqueur, revenir à seize secondesTirreno-Adriatico. Contador fond sur Kwiatkowski, sur ladepeche.fr, le 16 mars 2014. Il est dépossédé du maillot de leader lors de l'étape suivante, lors de laquelle il se fait décrocher lors du principal col de la journée, le Passo Larciano, arrivant six minutes après ContadorTirreno-Adriatico: doublé et coup double pour Contador, sur lavenir.net, le 16 mars 2014. Il prend la dix-huitième place finale de ce Tirreno-Adriatico. Après Milan-San Remo conclu par un abandon et un repos de quelques semaines, il poursuit sa saison au Tour du Pays basque dans lequel il se classe troisième des trois premières étapes. Lors de l'étape reine arrivant à Arrate, il limite la perte de temps à une poignée de secondes face à Alberto Contador et Alejandro Valverde et aide son coéquipier Wout Poels à remporter la victoire tout en restant dans le top 10 au général Poels wins Eibar stage of Pais Vasco, sur cyclingnews.com, le 10 avril 2014. Après deux nouveaux podiums, lors d'un sprint et du contre-la-montre, il prend la place de deuxième au général à Valverde, à 49 secondes de Contador. Kwiatkowski participe ensuite aux classiques ardennaises, son objectif majeur de début de saison. Cinquième de l'Amstel Gold Race, il est ensuite troisième de la Flèche wallonne puis de Liège-Bastogne-Liège. Sur sa lancée, il participe au Tour de Romandie dont il prend la tête à l'issue de sa victoire au prologue. Distancé dans l'étape la plus difficile, il est ensuite non-partant. En juin, il est champion national du contre-la-montre pour la première fois. Lors du Tour de France, où il est désigné leader de son équipe après l'abandon de Mark Cavendish, il obtient la troisième place de la deuxième étape comme meilleur résultat ainsi que la au classement général final. Il renoue avec la victoire en septembre lors du Tour de Grande-Bretagne en gagnant la quatrième étape en puncheur, et termine deuxième du classement général. Le , il devient le premier Polonais champion du monde sur route professionnel après une attaque décisive dans l'avant-dernière descente mouillée par la pluie, tout en résistant au retour du groupe de favoris..
2015 : la première classique ardennaise et le départ chez Sky Michal Kwiatkowski arbore cette nouvelle saison avec le maillot de champion du monde. Il la commence tout d'abord par le Tour de San Luis où il finit à la mais en finissant tout de même deuxième du contre-la-montre de à 5 secondes de l'Italien de la Movistar Adriano Malori. Un mois après, Kwiatkowski est deuxième du Tour de l'Algarve derrière le gallois Geraint Thomas. Dans le but de préparer la saison des classiques du printemps, Kwiatkowski participe à Paris-Nice. Ses qualités de rouleur lui permettent de s'imposer sur le prologue à Maurepas, dans la même seconde que Rohan Dennis et ainsi de s'emparer du maillot de leader. Trop limité en montagne, il est devancé au général par Richie Porte mais Kwiatkowski finit finalement deuxième de ce Paris-Nice devant Rui Costa et Simon Špilak (les 3 hommes dans la même seconde furent départagés grâce aux millièmes du prologue). Confiant pour la saison des classiques, Kwiatkowski se rend sur Milan-San Remo 2015 avec un statut d'outsider. Présent dans le groupe de tête à l'abord de la descente du Poggio, la chute de Philippe Gilbert anéantit ses chances de victoire ainsi que celles de plusieurs autres outsiders tels que Zdeněk Štybar ou encore Gerald Ciolek.
Après cette déception, Kwiatkowski se rend en Belgique trois jours plus tard pour courir Dwars door Vlaanderen. Considéré comme un des favoris de cette classique flandrienne, son statut lui fait préjudice lors des derniers kilomètres où il est le seul à rouler dans un groupe de quatre (dont deux coureurs de l'équipe Topsport Vlaanderen-Baloise). Il finit quatrième de cette épreuve remportée par Jelle Wallays devant son coéquipier Edward Theuns. Après cet essai sur une classique flandrienne, le Polonais participe au Tour du Pays basque. Il est huitième de cette épreuve remporté par le Catalan Joaquim Rodríguez.
Après ces différentes épreuves et avec ces performances, Kwiatkowski se présente comme l'un des favoris à l'aube de la saison des classiques ardennaises. Il assume parfaitement son rang et remporte au sprint la première des 3 classiques ardennaises : l'Amstel Gold Race, en devançant au sprint Alejandro Valverde ainsi que Michael Matthews. Considéré comme favori de la Flèche wallonne et de Liège-Bastogne-Liège, Kwiatkowski ne termine que respectivement et .
En vue du Tour de France, Kwiatkowski reprend la compétition sur le Tour de Suisse dont il se classe du classement général. Il enchaîne alors 1 semaine après avec le Championnats de Pologne de cyclisme sur route et encore une fois, il déçut. Ses médiocres performances seraient dues à sa situation avec Patrick Lefevere, qui, jugeant ses capacités sur un Grand Tour trop faibles, décide de lui ordonner de ne pas jouer le classement général, prétextant ne pas vouloir revivre l'épisode du Tour de France 2013 où Kwiatkowski "explosa" en dernière semaine pour finir à la porte du Top 10.. Kwiatkowski, prétendit qu'il fut beaucoup affecté par cette affaire., et, à contrecœur, il fut obligé de quitter l'équipe belge..
Kwiatkowski se présente donc sur ce Tour de France sans réelles ambitions. N'arrivant pas à remporter une étape, il abandonne, malade, lors de la (Digne-Les-Bains › Pra-Loup). Durant ce Tour de France, des rumeurs circulent, explicitant l’intérêt que la Sky porterait au polonais de 25 ans, en fin de contrat avec Etixx-Quick Step.
Après ce Tour de France compliqué, le Polonais se présente au Tour de Pologne qu'il abandonne en raison de problèmes gastriques..