John Newton, né à Wapping, quartier de Londres, le , mort à Londres le , est un marin, négrier anglais, réduit en esclavage, converti à la suite d'une tempête, devenu plus tard prêtre anglican et militant pour l'abolition de la traite. Il est parolier de plusieurs cantiques encore célèbres au , dont Amazing Grace (1779).
Biographie
John Newton perd sa mère avant l'âge de 7 ans. Fils de marin, il navigue très jeune, dès l'âge de 11 ans avec son père. En 1743, enrôlé de force dans la Royal Navy, il devient midshipman sur le HMS Harwich. Il cherche à déserter, mais échoue, est fouetté et dégradé. Il songe à tuer le capitaine ou à se suicider. Sur la route des Indes, il est transféré sur le Pegasus, un navire négrier à destination de l'Afrique de l'Ouest. En 1745, il est abandonné à un marchand d'esclaves qui le donne à son épouse, la princesse Peye de l'ethnie Sherbro (Sierra Leone), laquelle lui fait subir tous les mauvais traitement réservés aux esclaves. En 1748, un capitaine marchand le sauve et le ramène en Angleterre sur le Greyhound. vignette|Le presbytère d'Olney, où fut composé le cantique. Au cours de la traversée, très agitée à cause d'une énorme tempête au large de la côte d'Irlande, alors que le navire manque de sombrer, il demande l'aide de Dieu. Sauvé, il se convertit au christianisme en devenant anglican. Après une vie de , il est touché progressivement par la grâce. Il continue dans un premier temps son métier de marin et commande encore trois expéditions négrières entre 1750 et 1754..
Il s'établit comme douanier à Liverpool en 1754, et ressent alors l'appel au ministère pastoral. Après avoir essuyé plusieurs refus ecclésiastiques à cause de sa vie antérieure, il parvient à être ordonné prêtre anglican en 1764 et affecté dans le village d'Olney.
Il y écrit en décembre 1772 un texte à l'intention de ses paroissiens, texte qui deviendra lAmazing Grace. Il devient l'ami de William Cowper, du prédicateur Thomas Scott et du député William Wilberforce. Il convainc celui-ci de ne pas entrer dans les ordres mais plutôt de continuer sa carrière politique au profit de la cause abolitionniste.
John Newton devient ensuite recteur de , à Londres. Il consacre la fin de sa vie à la lutte pour l'abolition de l'esclavage. Il est le seul ancien capitaine négrier à témoigner devant le parlement. Il continue à militer alors même qu'il est devenu aveugle. Il meurt en 1807, l'année de l'abolition de la traite au Royaume-Uni, jalon essentiel d'une longue campagne menée notamment par William Wilberforce qui aboutira en 1833 à l'abolition de l'esclavage au Royaume-Uni.
Références littéraires
Alan Moore, dans son roman Jerusalem (2017) consacre le chapitre 7 « Aveugle mais je vois » à l'évocation de John Newton, et à son parcours politique et religieux.
William Wordsworth fait allusion à John Newton, sans le nommer, au sixième livre du Prélude. Il renvoie à une anecdote selon laquelle Newton aurait fait naufrage sur une île déserte avec, pour seule lecture, un volume de géométrie d'EuclideRichard Gravil et Daniel Robinson, The Oxford Handbook of William Wordsworth, 2014, p.605 (lire en ligne).Joseph Hillis Miller, The Linguistic Moment: From Wordsworth to Stevens, 1985, p.97 (lire en ligne)..
Bibliographie
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Notes et références
Articles connexes Amazing Grace Liens externes
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