La Beauté du diable est un film franco-italien de René Clair sorti en 1950.

Synopsis À une époque indéfinie, dans un lieu qui n'est pas nommé mais se présente comme une petite principauté avec des monuments du , se meuvent des personnages en costumes romantiques. À l'université on fête le jubilé du doyen, le professeur Faust à qui, bientôt, Méphisto fait avouer qu'il ne sait rien et qu'il va mourir sans avoir rien accompli. Il accepte alors de retrouver, mais sans s'engager avec le diable, sa jeunesse à l'aide d'un miroir fourni par Méphisto. L'ancien docteur Faust prend l'aspect d'un jeune homme nommé Henri tandis que Méphisto, lui, prend l'apparence du vieux docteur Faust.

Ivre de sa nouvelle jeunesse, Henri rencontre Marguerite chez les forains et s'éprend d'elle mais est arrêté, soupçonné d'avoir assassiné le professeur Faust pour le voler. Méphisto réapparaît sous l'apparence du professeur Faust pour le faire libérer mais Henri se retrouve à la rue sans le sou alors que l'autre fabrique de l'or à partir de sable à la cour oisive du prince. D'abord très méfiant et réticent, Henri décide de se joindre à cette entreprise et devient conseiller à la cour du prince. Il obtient fortune, savoir scientifique avancé et gloire tout en tombant amoureux de la princesse.

Mais, à la suite d'un stratagème du démon, Henri se réveille pauvre comme avant. Croyant avoir rêvé et voulant retrouver ses délices, il vend son âme avant de se rendre compte, trop tard, de la supercherie. Contraint de reprendre sa place de conseiller à la Cour, Henri propose de construire des sous-marins et machines volantes, et surtout d'extraire de l'énergie d'un grain de poussière.

Au bout d'un certain temps, Henri demande à Méphisto de lui montrer son avenir à l'aide d'un grand miroir du palais. Il se découvre, avec horreur, assassinant le prince pour obtenir la princesse, la trompant et devenant un tyran détruisant tout sur son passage jusqu'au dernier jour de sa vie où le démon prend possession de son âme. Terrifié, Henri tente de changer le destin. Il décide de détruire ses travaux, rechanger l'or qu'il a fabriqué en sable, fuit la cour et retrouve Marguerite qu'il aime à nouveau, son amour pour la princesse s'étant éteint à la suite de la découverte de son morbide avenir.

La révolte gronde et Marguerite est arrêtée comme sorcière pour avoir « envoûté » Henri, qui est bientôt arrêté à son tour pour avoir cédé à la « sorcellerie » de Marguerite. Tous deux étant condamnés au bûcher, Méphisto, désireux de prendre possession de l'âme de Marguerite, décide de saisir cette occasion. En effet, les amants sont condamnés à être séparés à jamais dans la mort, l'âme généreuse de Marguerite étant pressentie pour rejoindre le paradis et celle d'Henri condamnée à être envoyée en enfer pour avoir vendu son âme au démon. Ce dernier montre alors à Marguerite le pacte entre Henri et lui pour la convaincre de rejoindre Henri dans la damnation.

Mais, horrifiée par le pacte, Marguerite le lui arrache des mains et le lance vers la foule qui se rue sur Méphisto, le prenant pour le professeur Faust ayant invoqué le démon pour changer l'or en sable. Méphisto fuit et saute par une fenêtre avant d'être « sauvé » par Lucifer qui le libère du corps du professeur Faust en le brûlant tout en réduisant en cendres le pacte condamnant Henri à la damnation, que Méphisto tenait en main.

Henri étant libéré de l'accord infernal, il s'échappe avec Marguerite et tous deux rejoignent les forains. Ainsi, ils sont libres de vivre leur amour loin de la science dangereuse, de la cour corrompue et, surtout, des horreurs de l'Enfer.

vignette|gauche|La fiche du film publiée à l'époque de la sortie.

Fiche technique Titre : La Beauté du diable Réalisation : René Clair Scénario : René Clair d'après Faust de Goethe Adaptation et dialogues : René Clair et Armand Salacrou Assistant réalisateur : Michel Boisrond Conseiller artistique : Veniero Colasanti Image : Michel Kelber Opérateur : Gianni Di Venanzo Montage : James Cuenet Décors : Léon Barsacq, Aldo Tommasini Costumes : Mayo (peintre) Musique : Roman Vlad Orchestre dirigé par Roger Desormière Administrateur : C. Bologna Agent technique : René Dumoulin Production : Franco London Film (Paris), Universalia et Enic (Rome) Directeur de production : Salvo d'Angelo, A. Fattori Tournage : Rome, novembre 1949 dans les Studio de Cinecitta Tirage : Système R.C.A sonore Pays de production : , Durée : 93 minutes Format : Pellicule , noir et blanc Genre : comédie dramatique Dates de sortie : France : Italie : Affiche : Bernard Lancy (France)

Distribution Michel Simon : Henri Faust vieux, puis Méphistophélès Gérard Philipe : Méphistophélès, puis Henri Faust jeune Nicole Besnard : Marguerite, la Bohémienne Simone Valère : la princesse Carlo Ninchi : le prince Raymond Cordy : Antoine, le serviteur Tullio Carminati : le chambellan Paolo Stoppa : le procureur Gaston Modot : le Bohémien Mario Gallina

Distinctions

Récompenses 1950 : Ruban d'argent du meilleur acteur étranger dans un film italien pour Michel Simon, ruban d'argent des meilleurs décors pour Aldo Tommasini et Léon Barsacq, rubans d'argent de la meilleure musique de film pour Roman Vlad 1952 : National Board of Review Award du meilleur film étranger

Sélection 1951 : La Beauté du diable est sélectionné pour le prix du meilleur film étranger (Film From Any Source) aux BAFTA

Notes et références

Liens externes

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