vignette|"Fille assise au bouquet de fleurs", 1919. Henri Hayden est un peintre et lithographe français d'origine polonaise, né le à Varsovie et mort à Paris le .

Biographie Henryk est le fils de Maximilien Hayden-Wurzel et de Gustawa LukrecSelon l'acte dans l'état-civil de la ville de Paris, , décès de 1970..

Henri Hayden, , suit en 1902 des études d'ingénieur à l'École polytechnique de Varsovie mais s'inscrit parallèlement à l'École des beaux-artsNadine Nieszawer, Deborah, Arthur et Boric Princ, Marie Boyé-Taillan et Paul Fogel, Artistes juifs de l'École de Paris, Éditions Somogy, 2015..

En 1907, il s'installe à Paris dans un atelier situé boulevard Saint-Michel où il travaille dans une grande solitude, fréquentant cependant pendant quelques mois de l'année 1908 l'académie de peinture La Palette où enseignent Georges Desvallières et Charles Guérin. Il passe l'été 1908 à Pont-Aven et repart en Bretagne, au Pouldu, de 1909 à 1912Jacques Busse, Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, pages 817-819..

En 1909, Hayden participe pour la première fois au Salon d'automne. En 1910, il fait la connaissance d'André Salmon. Sa première exposition personnelle se tient en 1911 à la galerie Druet à Paris. À partir de 1912 son admiration pour Paul Cézanne est telle que l'on qualifiera sa production jusqu'en 1914 de période « cézannienne ».

À partir des années 1914-1915, Hayden fréquente les cubistes et, recommandé par Juan Gris, signe en 1915 un contrat d'exclusivité avec la Galerie de L'Effort moderne que dirige Léonce Rosenberg, ardent défenseur des cubistesCe contrat prévoit la livraison d'un certain nombre de points qui correspondent environ à trois toiles par mois. Pour cela Hayden perçoit par trimestre (source : Pierre Cabanes). La séparation des deux hommes va être fracassante : Rosenberg, ne pardonnant pas à Hayden d'abandonner le cubisme, liquide son stock en inondant les salles de ventes. Les toiles cubistes d'Hayden s'adjugent alors à 45/50 francs ; la plus chère (en 1923) s'élève simplement à 75 francs (témoignage d'Hayden, in Troyes, 1994).. Sa signature autographe figure sur l'un des feuillets signés par les convives du banquet mémorable donné le en honneur d'Apollinaire à l'Ancien Palais d'Orléans de l'Avenue du MaineDétail de la vente aux enchères d'un lot comportant le menu du banquet en honneur d'Apollinaire et huit pages remplies de signatures autographes sur le site de la Maison Brissonneau, consulté le 30 mai 2014..

Durant la Seconde Guerre mondiale, lors de l'Occupation allemande, Henri Hayden se réfugie dans un premier temps en Auvergne où il rencontre son ami Robert Delaunay. Ils rejoignent Mougins sur la côte d'Azur, mais l'avancée allemande de 1943 amène Hayden à se réfugier à Roussillon d'Apt (Vaucluse) où il se lie d'amitié avec Samuel BeckettSamuel Beckett est l'auteur d'un texte commentant la dernière période de l'artiste - Henri Hayden, homme-peintre () ; on retrouve ce texte dans de nombreux catalogues du peintre, notamment ceux consacrés à des rétrospectives de son œuvre. Le texte figure également dans la monographie publiée en 2005 aux éditions Fragments..

De retour à Paris en 1944, Hayden découvre son atelier pillé..

En 1964, avec son épouse Juliette Géraud., il achète une maison à Reuil-en-Brie en Seine-et-Marne. Il y fréquente Samuel Beckett qui habite à quelques kilomètres de là, à Ussy-sur-Marne...

À Paris, le couple habite un vieil appartement boulevard Raspail puis déménage au 25, rue du Montparnasse dans un studio neuf, quelques semaines avant la mort du peintre à l'hôpital Broussais à l'âge de 86 ans...

Œuvre Les différentes « périodes » de l'artiste On peut distinguer - au moins - quatre « périodes » dans la production artistique de Henri HaydenCes périodes sont distinguées par différents auteurs, on les trouve sous ces termes dans Henri Hayden. 1883-1970. Rétrospective. (1979) musée des beaux-arts de Rennes, Musée des beaux-arts du Havre. 14 mars - 14 mai 1979 (Rennes), 12 septembre - 15 octobre 1979 (Le Havre).. 1908-1915 : L'héritage de Gauguin et de Cézanne. 1915-1922 : L'expérience cubiste. 1922-1953 : L'incertitude. Des quatre périodes, la moins connueLes rétrospectives cataloguent toujours quelques œuvres de cette période (souvent, un portrait de Madame Zborowska vers 1922-1924 ou encore un paysage intitulé Roussillon d'Apt, 1944), mais ces quelques œuvres cataloguées restent marginales et ne donnent qu'un aperçu limité de trente années de production (durant lesquelles Hayden continue pourtant d'exposer et de vivre de sa peinture). Sans aucun doute, la terra incognita de la carrière du peintre.. 1953-1970 : L'épanouissement.

Contributions bibliophiliques Erik Satie, Trois morceaux en forme de poire, programme de l'audition, une gravure sur bois originale d'Henry Hayden, festival Satie-Ravel, Association Lyre et Palette, Jean-Paul Caracalla, Montparnasse, l'âge d'or, La Table ronde, 1997.. Joseph Kessel, Nuits de Montmartre, illustrations d'Henri Hayden, Éditions J. Ferenczi et fils, 1947. Jean Giono, Routes et chemins - Édition des peintres témoins de leur temps à l'occasion de leur au Musée Galliera, cinquante six planches hors-texte de dessins en fac-similé par Yvette Alde, Pierre Ambrogiani, Michel Ciry, Édouard Goerg, Henri Hayden, Camille Hilaire, Isis Kischka, Roger Lersy, José Palmeiro, Joseph Pressmane, Michel Rodde, Kostia Terechkovitch, Henry de Waroquier, Gabriel Zendel..., Éditions du Musée Galliera, 1962.

L'œuvre lithographique Henri Hayden va également produire de nombreuses estampes, surtout dans les dix dernières années de son existence. Une première série de lithographies a été réalisée en 1948 à partir de gouaches exécutées après la Seconde Guerre mondiale (1946-1947)« Henri Hayden. 1883-1970 », musée Thomas Henry, Cherbourg, 1997, p. 76.. Les lithographies suivantes, qui reproduisent les œuvres de sa maturité, ont été produites à partir du début des années 1960Un peu moins d'une quinzaine de ces lithographies sont référencées et accessibles sur le site internet de la Tate Gallery..

Réception critique

Expositions Expositions personnelles 1931. Galerie Drouant, ParisGermain Bazin, « Le Moulin à peinture - Les galeries : Henri Hayden, Galerie Drouant », L'Amour de l'art, , janvier 1931, .. 1953. Galerie Suillerot, Paris. 1960. Exposition rétrospective, Musée de Lyon. 1962. Exposition rétrospective, Waddington Galleries, Londres. 1966. Exposition rétrospective, centre culturel d'Aix-en-Provence. 1968. Exposition rétrospective, « Hayden. Soixante ans de peinture 1908-1968 », Musée national d'art moderne, ParisHenri Hayden, « interview à propos de sa rétrospective au musée national d'art moderne », émission Arts d'aujourd'hui, France Culture, 18 mai 1968.. 1970. Exposition rétrospective à la maison de la culture de Bourges. . Galerie Suillerot, Paris. 1977. Exposition rétrospective des « Paysages de la Marne », musée d'art moderne de la ville de Paris. 1979. Exposition rétrospective, « Henri Hayden.1883-1970 », musée des beaux-arts de Rennes et musée d'art moderne André-Malrauxdu HavrePierre Mazars, Jean-Marie Dunoyer et Jean Sels, L'année de la peinture, Calmann-Lévy, 1980, pages 142-143.. - . Centenaire de Henri Hayden, Galerie Suillerot, ParisGérald Schurr, « Les expositions », La Gazette de l'Hôtel Drouot, , 6 janvier 1984, page 17.. Septembre-. Henri Hayden - Peintures 1959-1969, Galerie Marwan-Hoss, Paris. 1991. Henry Hayden - Peintures et œuvres sur papier, 1911-1970, Galerie Marwan Hoss, Paris. 1994. Exposition rétrospective, musée d'Art moderne, Troyes. Juin-. Musée Thomas-Henry, Cherbourg-en-Cotentin. 2012. Galerie Browse & Darby, Londres. 2013 Exposition rétrospective “Henri Hayden 1883-1970”. Bibliothèque Polonaise de Paris. 2013. Exposition rétrospective, musée Villa la Fleur, Konstancin-Jeziorna, Pologne. 2017. Exposition hommage (mai-juin), Galerie Éric Baudet, Le Havre.

Expositions collectives Salon d'automne, Paris, 1909. Salon des indépendants, Paris, 1913, 1920. Salon des Tuileries, Paris, jusqu'à 1939. Salle Huyghens, Paris, janvier-. Biennale de Menton, 1951, 1953. Biennale de Turin, 1959. Salon des peintres témoins de leur temps, Paris, 1962. Salon de mai, Paris, à partir de 1963. Exposition organisée à l'occasion des États généraux du désarmement, Cercle Volney, Paris, . Premier Salon Biarritz - San Sebastian - École de Paris, peinture, sculpture : Yvette Alde, André Beauce, Jehan Berjonneau, Louis Berthomme Saint-André, Roland Bierge, Maurice Boitel, Andrée Bordeaux-Le Pecq, Rodolphe Caillaux, Jack Chambrin, Jean Cluseau-Lanauve, Paul Collomb, Jean-Joseph Crotti, Gen Paul, Antonio Guansé, Henri Hayden, Franck Innocent, Daniel du Janerand, Adrienne Jouclard, Jean Joyet, Georges-André Klein, Germaine Lacaze, André La Vernède, Robert Lotiron, Marcel Mouly, Jean Navarre, Roland Oudot, Maurice Verdier, Henry de Waroquier…, casino Bellevue, Biarritz et Musée San Telmo, Saint-Sébastien (Espagne), juillet-Musée San Telmo, Premier Salon Biarritz - San Sebastien - École de Paris, peinture, sculpture, présentation de l'exposition, 1965. De Bonnard à Baselitz, dix ans d'enrichissements du cabinet des estampes, Bibliothèque nationale de France, Paris, 1992Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992.. L'École de Paris - Collection Marek Roefler, Musée de Montmartre, Paris, octobre 2025 - février 2026.

Collections publiques

Notes et références

Annexes Bibliographie Ouvrages généraux

Les Muses, encyclopédie des arts, Éditions Gtange-Batellière, 1969-1974. Dictionnaire universel de la peinture, Le Robert, 1975. Pierre Mazars, Jean-Marie Dunoyer et Jean Selz, L'année de la peinture, Calmann-Lévy, 1980. Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992. Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. . Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001. . Christophe Zagrodzki, HENRI HAYDEN 1883-1970, Société Historique et Littéraire Polonaise, 2013, 112 p. . Artur Winiarski, Henri Hayden Mistrzowie, École de Paris, Muza, Varsovie, 2013, 224 p. . Nadine Nieszawer, Deborah, Arthur et Boric Princ, Marie Boyé-Taillan et Paul Fogel (préface de Claude Lanzmann), Artistes juifs de l'École de Paris, 1905-1939, Éditions Somogy, 2015.

Catalogues d'expositions Hayden (1960) Musée de Lyon, Lyon. Introduction de Jean Cassou. Non paginé. 115 œuvres référencées. 11 reproductions N&B, 2 planches en couleurs. Henri Hayden (1962) Waddington Galleries, London. - . Non paginé. 39 reproductions en noir et blanc, 39 œuvres référencées. Hayden. Soixante ans de peinture 1908-1968 (1968). Musée National d'Art Moderne, Paris. au . Introduction de Jean Cassou. Non paginé. Hayden (1970) Musée de Bourges, Bourges. - . Introduction de Jean Goldman. Non paginé. 60 œuvres référencées, dont plusieurs "variations gouachées". 10 reproductions N&B. Henri Hayden. Paysages de la Marne (1977) Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Paris. Février-mars. Non paginé. 20 reproductions en noir et blanc, 6 planches couleurs, 77 œuvres référencées dont 18 gouaches et 9 dessins. Henri Hayden.1883-1970. Rétrospective (1979) Musée des beaux-arts de Rennes, Musée des beaux-arts du Havre. - (Rennes), - (Le Havre). 48 pages. (19 reproductions en noir et blanc, 4 planches couleurs, 55 œuvres référencées). Henri Hayden (1994), Rétrospective au Musée d'Art Moderne, - , Troyes ; 92 p. Henri Hayden. 1883-1970 (1997), Musée Thomas Henry, Cherbourg ; 123 p. Henri Hayden, Œuvres cubistes, 1914-1921. 2005 à la galerie Zlotowski à Paris.