est le deuxième album du groupe de rock indépendant canadien , sorti le en Europe et le en Amérique du Nord.
La plus grande partie de l'album a été enregistrée dans une église que le groupe a achetée et fait rénover. Il a connu le succès commercial en Amérique du Nord et en Europe et a été très bien accueilli par la critique.
Enregistrement et composition Après la sortie de , enregistré dans un petit studio de Montréal, décide qu'il lui faut un lieu d'enregistrement spécialement dédié. À la fin de la tournée promotionnelle de leur premier album, les membres du groupe achètent pour une ancienne église de Farnham, au Québec, reconvertie en café par ses précédents propriétaires. Une fois les travaux de rénovation achevés, le groupe y enregistre la majeure partie de son deuxième album durant le deuxième semestre 2006. Les points de départ de l'album sont et une nouvelle version de , titre qui figurait sur leur premier EP. Ils finissent ensuite l'enregistrement à New York, sur les bords de l'Hudson, puis à Budapest, avec l'aide d'un orchestre et d'un chœur militaire hongrois pour enregistrer . Régine Chassagne utilise l'orgue de l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal, au cours d'une session nocturne, pour enregistrer le passage à l'orgue sur . D'autres instruments peu communs, tels qu'une vielle à roue, une mandoline ou encore une harpe, sont utilisés sur l'album.
Les paroles sont écrites par Win Butler, Américain installé à Montréal depuis plusieurs années qui a réalisé son travail d'écriture après la tournée du groupe aux États-Unis, où il voyait pour la première fois son pays natal avec les yeux d'un étranger. Le ton de l'album est sombre, les chansons abordent les thèmes de la guerre, de la religion, de la paranoïa et, selon Butler, l'idée centrale de l'album . La peur (), la condamnation d'une certaine Amérique () et de la télévision (), la désillusion () sont prédominantes. Au sujet de , Win Butler affirme que c'est la chanson qui lui est venue le plus spontanément. s'inspire de la fable Le Loup et le Renard de Jean de La Fontaine. L'héritage culturel américain est également représenté et Bob Dylan, Bruce Springsteen () et Elvis Presley () sont cités comme influences pour certains titres. L'imagerie autour de l'océan, qui symbolise le manque de contrôle, et de la télévision, qui affecte la façon dont les gens voient le monde sans qu'ils s'en rendent compte, est très présente.
Après avoir fini l'enregistrement de ces morceaux utilisant beaucoup d'instruments et de concepts différents, le groupe décide de faire intervenir quelqu'un d'extérieur pour le mixage. Ils envoient des échantillons à quelques ingénieurs du son reconnus pour qu'ils fassent des expérimentations dessus et ce sont les idées de Nick Launay qui les séduisent le plus. Launay est invité à Farnham et il y travaille pendant un mois en collaboration avec Markus Dravs, qui a enregistré et coproduit l'album. Owen Pallett écrit les arrangements orchestraux de , et .
Titre et pochette Le titre de l'album est également celui de la troisième chanson, qui a été écrite en une nuit et enregistrée la journée suivante. Selon Win Butler, le titre a ensuite été choisi pour être celui de l'album en raison du mélange de religion et de société de consommation qu'il implique, et il n'est pas inspiré du roman homonyme de John Kennedy Toole. La pochette de l'album est une photographie d'une enseigne au néon d'une hauteur de et représentant une Bible. Le groupe a spécialement commandé cette enseigne lumineuse et l'a ensuite emmenée sur sa tournée. La directrice artistique Tracy Maurice et le photographe François Miron ont remporté pour leur travail le prix Juno de la pochette de l'année.
Tournée vignette|Arcade Fire en concert à New York en 2007.
Pour promouvoir l'album, joue tout d'abord une série de concerts dans des églises ou des petites salles à Ottawa, Montréal, Londres et New York en janvier et , un peu avant la sortie de . Le groupe programme ensuite une tournée européenne de 23 dates (dont quatre en France) en mars et avril, Patrick Wolf ou Electrelane assurant la première partie, mais doit annuler les neuf dernières, Win Butler étant atteint de la coqueluche. De fin avril à début juin, le groupe donne 24 concerts aux États-Unis et au Canada, avec The National, St. Vincent ou Electrelane en première partie. Il se produit ensuite dans plusieurs festivals européens durant l'été. De septembre à novembre, le groupe donne onze nouveaux concerts aux États-Unis (avec LCD Soundsystem en première partie), puis 18 en Europe. En janvier et , le groupe termine sa série de concerts par une tournée de dix dates en Australie, suivie de trois concerts au Japon. En un peu plus d'un an, a donné 122 concerts (dont 33 dans des festivals) dans 75 villes et 19 pays.
Accueil Succès commercial L'album a été 1 des meilleures ventes d'albums au Canada et en Irlande, et 2 aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il est disque de platine au Royaume-Uni, disque d'or au Canada et en Australie et s'est vendu à plus de aux États-Unis.
Classements et certifications
Classements + Liste des classements de ventes pour l'album Pays Positions11725 Comm. fl.5 Comm. fr.171 11142 59 144 320 13 22 16 23
Certifications + Liste des certifications pour l'album Pays Ventes Certifications + + + +
Accueil critique
L'album a recueilli dans l'ensemble de très bonnes critiques musicales, obtenant un score de , sur la base de 46 critiques collectées, sur Metacritic.
James Monger, d'AllMusic, affirme que l'album et met en avant les titres , , et . Stephen Deusner, de Pitchfork, juge prometteur le et affirme que l'album, plus extraverti que , est . Mark Beaumont, du New Musical Express, évoque un qui a . Jody Rosen, dEntertainment Weekly, met en avant , le groupe y ajoutant et des chants en chœur . Pour JD Beauvallet, des Inrockuptibles, l'album et a des , atteignant son paroxysme dans sa deuxième moitié. Le site Sputnikmusic évoque , bien que par moments , et des , et met en avant les titres , et . Mike Diver, de Drowned in Sound, évoque une à laquelle il manque de et ajoute que .
Adrien Begrand, de PopMatters, affirme que le romantisme de a été remplacé par mais que en fait son , ayant en outre . Jonathan Keefe, de Slant Magazine, estime que la musique est mais qu'il y a et que l'album est moins focalisé que tout en restant inspiré. David Fricke, de Rolling Stone, évoque un album inégal dont , parfois intrigant ( et ) et qui atteint ses sommets avec , et .
Distinctions En 2008, il a été nommé lors de la des Grammy Awards dans la catégorie du meilleur album de rock alternatif et a remporté le prix Juno dans la même catégorie. Le magazine Q, le classe à la première place de sa liste des meilleurs albums de l'année 2007, et Rolling Stone et New Musical Express à la .
Pistes de l'album
Crédits
Interprètes
William Butler Win Butler Régine Chassagne Jeremy Gara Tim Kingsbury Sarah Neufeld Richard Reed Parry
Musiciens additionnels Mélanie Auclair - violoncelle Owen Pallett - violon Liza Rey - harpe sur et Marika Shaw - alto Pietro Amato, Edith Gruber, Margaret Gundara, Jake Henry, Laurent Ménard, Geoffrey Shoesmith, Colin Stetson et Andreas Stolzfus - cuivres Jacob Valenzuela et Martin Wenk - cuivres sur István Silló - chef d'orchestre
Équipe de production et artistique Nick Launay - mixage Markus Dravs - mixage de et Mark Stent - mixage de et Scott Colburn et Markus Dravs - ingénieur du son Frank Arkwright - matriçage Christophe Collette et François Miron – photographie Tracy Maurice - directeur artistique et
Références
Bibliographie
Catégorie:Album d'Arcade Fire Catégorie:Album musical sorti en 2007 Catégorie:Album numéro un au Canada Catégorie:Album numéro un en Irlande Catégorie:Album publié par Merge Records Catégorie:Album certifié disque d'or en Australie Catégorie:Album certifié disque d'or au Canada Catégorie:Album certifié double disque de platine en Irlande Catégorie:Album certifié disque de platine au Royaume-Uni