La rue de la Ferronnerie est une rue ancienne du de Paris (France) dans le quartier des Halles.

Situation et accès Cette rue fait partie du , quartier des Halles et commence au 41, rue Saint-Denis et, en raison des réorganisations des abords des Halles et du percement de la rue des Halles, elle finit désormais aux 2-2 bis, rue de la Lingerie.

La voie est desservie par les lignes 1, 4, 7, 11 et 14 à la station Châtelet et par les lignes de RER A, B et D à la gare de Châtelet - Les Halles.

Accès : par 10, Sainte-Opportune ; depuis 2015, par 1 Marguerite de Navarre (d'abord nommée sortie Saint-Honoré).

Origine du nom Saint-Louis ayant permis à de pauvres ferronniers d'occuper les places le long du charnier des InnocentsLe charnier qui se trouvait côté sud du cimetière des Innocents a été détruit en 1669., cette rue fut nommée « rue de la FerronnerieJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817. ».

150px|thumb|gauche|Panneau Histoire de Paris « Rue de la Ferronnerie ».

Historique Initialement, la rue s'appelait la « rue des Charrons » ou « rue de la Charonnerie » en raison du fait qu'elle était habitée par des charrons. En 1229, avec l'autorisation de Saint Louis, les ferronniers s'installent rue des Charrons et une partie de la rue prend son nom actuel de « rue de la Ferronnerie ».

C'est pourquoi cette voie est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous la forme « rue de la Charonnerie » pour une partie et « rue de la Feronnerie » pour l'autre partie. Les deux rues prirent par la suite la même appellation.

Le roi Louis XI autorise la construction, contre le mur du charnier des Innocents, d’échoppes ou auvents loués à des artisans à condition que les marchandises n’empiètent pas sur la voie, prescription qui ne fut pas respectée. En 1554, le roi Henri II ordonne, en vain, le déblaiement de toutes les cabanes obstruant le passage.

Elle était fort étroite () et embarrassée lorsque le Henri IV y fut assassinéFilm sur l’assassinat du roi Henri IV, rue de la Ferronnerie, en 1610. par François Ravaillac, en face du n°11, à 4 heures du soir, alors que le roi se rendait à l'Arsenal visiter Sully qui était souffrant.. Une plaque au sol marque le lieu de l'assassinat, caractérisée par les emblèmes du roi de France (trois fleurs de lys) et du roi de Navarre (chaînes d'or posées en orle, en croix et en sautoir).

Elle est citée sous le nom de « rue de la Ferronnerie » dans un manuscrit de 1636.

En 1642, la rue de la Ferronnerie compte sept fondeurs, trois marchands de fer, un plombier et dix quincailliersÉmile Magne, Images de Paris sous Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1939, ..

En 1669, le roi Louis XIV ordonne que la rue soit élargie à et redressée ; les maisons adossées au cimetière des Innocents sont alors rasées pour construire un long bâtiment percé de deux portiques à chaque extrémité de la rue permettant l'accès au cimetière.. Les terres enlevées du cimetière des Innocents furent transférées au cimetière Saint-Nicolas-des-Champs.Après l'élargissement de la rue, un propriétaire plaça sur la façade de sa maison le buste du roi Henri IV et fit graver en dessous le distique suivantJacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, , . :

Dans les années 1750 y est située la boutique À la toilette, où travailla la future Madame du Barry.

En 1817, cette rue commençait aux 87-89, rue Saint-Denis et finissait aux 1-2, rue de la Lingerie, aux 19-20, rue des Déchargeurs et aux 1-2, rue Saint-Honoré qui était en continuité. Elle était située dans l'ancien , quartier des MarchésCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Marchés », îlot , F/31/79/06 ; îlot , F/31/79/07..

À cette époque, les numéros de la rue étaient rouges. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Un des immeubles d'habitation anciens les plus longs de Paris est le 2-4-6-8-10-12-14, rue de la FerronneriePhotos du 12, rue de la Ferronnerie à travers le temps, www.yvanpuiatti.com., construit entre 1669 et 1678. 4 : en face de ce numéro fut localisé le lieu de l'assassinat d'Henri IV dont l'événement est commémoré par une plaqueJean-Pierre Babelon, « L'assassinat d'Henri IV, rue de la Ferronnerie, identification des lieux et pose d'une stèle commémorative », Cahiers de la Rotonde, 16, Paris, 1995, , 16 fig. et le restaurant Au Cœur couronné situé au 6 est également un souvenir. Jeanne Bécu travailla dans cette rue comme trottin chez le marchand d'articles de mode Claude Labille, le père d'Adélaïde Labille-Guiard, avant de devenir la comtesse du Barry. Marie-Louise O'Murphy travailla également dans cette rue comme trottin chez un autre marchand d'articles de mode, avant de devenir le modèle de François Boucher et la maîtresse de Louis XV.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . Thierry Issartel (coordinateur de l'ouvrage), Henri IV, les clés d'un règne, Éditions Gascogne (Orthez), 2010. Robert Merle, Paris ma bonne ville, dans lequel le héros Pierre de Siorac réside rue de la Ferronnerie chez maître Recroche, tout le temps de son premier séjour à Paris. Guillot de Paris, Le Dit des rues de Paris avec préface, notes et glossaire par Edgar Mareuse. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Iconographie Vue perspective de l'illumination de la rue de la Ferronnerie du côté de la rue Saint-Denis, gravure de Martin Marvie (1713-1813) conservée au musée Carnavalet (voir en ligne).

Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris Histoire de Paris Quartier des Halles Transformations de Paris sous le Second Empire

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636 Catégorie:Voie piétonnière de Paris