Stanislaw Tomkiewicz (parfois prénommé à tort Stanislas), né le à Varsovie et mort le à Paris, est un psychiatre et un psychothérapeute d'enfants et d'adolescents.

Biographie Stanislaw Tomkiewicz naît dans une famille juive aisée de VarsoviePour une notice biographique voir : Michel Dugnat, « Hommage à Stanislaw Tomkiewicz », Le Carnet-Psy, 2003. Il survit au ghetto de Varsovie et est déporté au camp de Bergen-Belsen. À sa libération en 1945, il choisit de venir en France pour devenir médecin . Progressivement il guérit d'une grave tuberculose contractée dans le camp, puis il passe son baccalauréat et entame des études de médecine. Il s'engage au Parti communiste français, est nommé interne, puis chef de clinique à Hôpital de la Salpêtrière à Paris. Confronté aux positions antisémites et anticommunistes de certains psychiatres universitaires, il se rapproche alors de pédiatres œuvrant auprès d'enfants en difficulté.

Il travaillé à Vitry dans une structure d'enfants en difficultés et de nombreux textes font référence à ce travail.

À partir de 1965, il se consacre essentiellement à la recherche et devient directeur de l'unité INSERM 69 à Montrouge, ainsi qu'enseignant à l'université Paris VIII. En 1972, il quitte le PCF en raison, selon lui, de son propre engagement humaniste et de son opposition à toute forme de violence individuelle ou institutionnelle. Il s'engage publiquement en faveur du FLN algérien, contre toute forme de violence institutionnelle, pour la séparation de la neuropsychiatrie en deux disciplines autonomes, contre la psychiatrie asilaire, ou encore pour l'établissement d'une Convention des droits de l’enfantPour une notice biographique voir : « Stanislaw Tomkiewicz », Inserm, 2020.

En 1991, il publie avec Pascal Vivet Aimer mal, châtier bien, enquête sur les violences dans les institutions où sont placés des enfants en difficulté.

Il revient en 1999 sur sa jeunesse et l'expérience du ghetto et des camps, dans le premier volume de son autobiographie L'Adolescence volée où il écrit notamment : . Il en témoigne également dans le documentaire On l’appelait Tom de Daniel Kupferstein en 2011On l'appelait Tom, telerama.fr, date inconnue.. Il consacre le deuxième volume de son autobiographie C'est la lutte finale etc. à son engagement politique. Il poursuivit ses activités de soin et de psychothérapie jusqu'à la fin de .

Publications Aimer mal, châtier bien, avec Pascal Vivet, Seuil, 1991, 303 p. L'Adolescence volée, Calmann-Lévy, 1999, 253 p. Histoires de bêtes racontées à ma bien-aimée, Le Pli, 2001, 160, C'est la lutte finale etc., La Martinière, 2003, 299 p. Histoires à rêver debout, Le Pli, 2003, 176 p. Le développement biologique de l'enfant, Presses universitaires de France 1974 La prison c'est dehors S Tomkiewitcz, J finder, C martin, B Zeiller . Delachaux et Niestlé 1979 Le crocodile sentimental 2001?

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Jacques Ladsous, « On l’appelait Tom. Le Professeur Tomkiewicz (1925-2003) », in Synergies Pologne n° spécial, 2011, p. 157-163 Lire en ligne.

Liens externes

Association Les amis de Tom

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