La place du Vieux-Marché est une place historique de la rive droite de la commune française de Rouen.

Situation et accès Les voies la desservant sont les rues de la Pie, du Vieux-Palais, de Crosne, Cauchoise et du Gros-Horloge, ainsi qu'une voie de la place de la Pucelle.

On y trouve un parking souterrain ainsi qu'une station Lovélo.

Origine du nom Le nom de la place fait référence à un marché qui s'y tenait originellement.

Historique On y trouve plusieurs maisons à pans de bois et/ou à encorbellement, dont une grande partie n'est en fait constituée que de façades anciennes remontées à cet endroit.

Elle abritait l'ancienne église Saint-Sauveur, détruite pendant la Terreur, en 1794-1795, mais dont les substructions ont été dégagées lors de la rénovation de la place et sont visibles sur le côté sud de l'actuelle église Sainte-Jeanne d'Arc.

Les parents de Pierre Corneille étaient inhumés dans cette église.

La renommée de la place est liée au supplice de Jeanne d'Arc qui y fut brûlée vive le . Le lieu des exécutions publiques avec le pilori et le mur pare-feu pour les bûchers a été exhumé en même temps que les fondations de l'église Saint-Sauveur, lors des fouilles effectuées de 1970 à 1976.

Pendant le Second Empire, deux halles sont édifiées sur la place, dont elles firent un actif centre commercial. À partir de la même époque, et dans un registre différent, le souvenir et le culte de Jeanne d'Arc se font plus prégnants et, avec eux, le souci de valoriser le lieu de son martyre.

Une croix a été dressée à côté de l'emplacement du bûcher, comme il avait été stipulé lors du procès d'annulation (dit « de réhabilitation ») en 1456. Cette croix a valeur de monument national d'hommage à Jeanne d'Arc, érigé conformément à la loi du instituant une fête nationale de Jeanne d'Arc, dont l'article 3 précise : « Il sera élevé en l'honneur de Jeanne d'Arc, sur la place de Rouen, où elle a été brûlée vive, un monument avec une inscription : À Jeanne d'Arc LE PEUPLE FRANÇAIS RECONNAISSANT. »

La statue de Jeanne au bûcher (1927) est due à Maxime Real del Sarte.

En 1928-1929 est construite une reconstitution de la halle de la boucherie, due à l'architecte Edmond LairLe premier étage de cette halle a été reconstruit à Mont-Cauvaire..

En 1935, Lucien Dorin, propriétaire du restaurant gastronomique La Couronne situé au 31, place du Vieux-Marché, est à l'origine de la fête du ventre permettant de mettre en avant « Aux origines de la fête du ventre à Rouen, née dans les années 30 », Paris-Normandie, ..

L'aspect actuel de cette place résulte des travaux de réaménagement effectués à l'initiative de la municipalité dans les années 1970 avec trois objectifs :

homogénéiser l'aspect général de la place après les dégâts de la Seconde Guerre mondiale en comblant les vides par le remontage de façades anciennes à pans de bois ; construire la nouvelle église Sainte Jeanne d'Arc, devant remplacer, en tant qu'église paroissiale, l'ancienne église Saint-Vincent, jadis située au bas de la rue Jeanne d'Arc et détruite par un bombardement en 1944. réaménager les halles à la suite du transfert du marché de gros au Marché d'intérêt national (MIN), à la périphérie de Rouen, en 1969.

Cette église Sainte-Jeanne d'Arc y fut édifiée à la fin des années 1970 sur les plans de l'architecte Louis Arretche, suivant une architecture audacieuse et contestée, conçue pour permettre d'admirer les treize vitraux, préservés pendant la guerre, du chœur de l'ancienne église Saint-Vincent ().

Son aspect évoque à la fois un bateau viking et un poisson. Elle fut inaugurée le par Valéry Giscard d'Estaing, président de la République.

vignette|gauche|La place du Vieux-Marché dessinée par Gomboust en 1655. Jusqu'en 2012, un musée Jeanne-d'Arc situé au sud de la place, près de « la plus vieille auberge de France », y a retracé sa vie. La place fut d'ailleurs vouée aux exécutions capitalesGeorges Michel d'Anfernet de Bures (exécution du 7 septembre 1794), par Eustache de La Quérière, Examen de l'apologie de l'abbé d'Anfernet. jusqu'en 1836.

Les anciennes halles métalliques et la halle de la boucherie ont été démolies en 1973. Un petit marché fonctionne toujours sous la halle reconstruite, dotée de charpentes en épis couverts d'ardoises comme l'église attenante et qui évoquent les vagues de l'océan.

Jusqu'en 1944 s'y trouvait au le Théâtre-Français, bombardé et remplacé en 1960 par des immeubles modernes dotés de façades en colombage du ..

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Au , hôtel Turgot..

Au , le restaurant La Couronne.

Galerie photographique

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

André Robinne, Le Vieux-Marché de Rouen 1431-1966, Sous la marque de Martin Morin, 1966 . . Véronique Chaussé, Rouen : église Sainte-Jeanne d’Arc : les verrières, Rouen, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie, 1994 . Olivier Chaline, La Place du Vieux-Marché et le Martyre de Jeanne d'Arc, éditions Charles Corlet, 1999 .

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Articles connexes Église Saint-Vincent de Rouen

Liens externes

Vieux-Marche Catégorie:Jeanne d'Arc