La bataille de Tolentino eut lieu les 2 et entre des forces autrichiennes commandées par le maréchal Bianchi et une armée italienne menée par Joachim Murat, roi de Naples, durant la guerre napolitaine. Une armée autrichienne, commandée par Neipperg, joua un rôle décisif sans combattre.

Contexte historique

Avec l’abdication de Napoléon à Fontainebleau, à l’approche du congrès de Vienne, Murat commence à comprendre que l’Autriche ne respectera pas la clause secrète du traité de Naples, signé le , lui garantissant de conserver son royaume de Naples. Contenu en Italie du Nord avec son armée, il n'est pas autorisé à traverser les territoires autrichiens. Aussi, le , quand Napoléon débarque à Golfe-Juan, décide-t-il de conquérir l’Italie pour son propre compte.

Campagne précédant la bataille

Un premier combat a lieu le . Le 30, Joachim Murat publie la proclamation de Rimini, où il appelle les Italiens à se soulever contre le joug autrichien. Cette proclamation est considérée comme fondatrice du Risorgimento, le mouvement de renouveau italien qui mène à l’unité en 1861.

Il continue par la prise de Bologne le , puis Cento et Ferrare, avant d’échouer devant Occhiobello. Une de ses armées, qui occupait la Toscane, est vaincue. Murat recule donc, arrive à Ancône le . Obligé de combattre, il s’établit à Tolentino, au milieu des Apennins : la situation est en effet favorable pour maintenir les deux armées autrichiennes de Neipperg et Bianchi séparées.

Cependant, le , des hussards hongrois enlèvent la place de Tolentino.

Déroulement de la bataille

Le , les Autrichiens de Bianchi s’établissent à proximité de Tolentino. Murat délègue un détachement pour empêcher Neipperg de rallier Bianchi, puis attaque celui-ci, en espérant le vaincre rapidement avant de se retourner sur Neipperg. Bianchi, au contraire, lutte pied à pied pour tenir le plus longtemps possible.

Le , la bataille commence dès l’aube. Les premiers engagements permettent la capture du maréchal Bianchi, aussitôt libéré par une charge de hussards. L’armée napolitaine réussit à avancer quelque peu, mais sans gain significatif. Le château de la Rancia, avant-poste autrichien, est pris et repris jusqu’à une heure du matin (3 heures actuellement).

Le , le brouillard retarde la reprise des combats jusqu’à 7 heures. Les collines du Cantagallo sont prises par les Napolitains, ainsi que le château de la Rancia, qui donne un point de départ pour de nouvelles avancées après de durs combats d’infanterie.

Cependant, la situation était encore indécise, lorsque Murat reçoit plusieurs messages : l’armée du comte de Neipperg serait en train d’avancer, le général ayant refusé le combat à Cesano ; une autre armée autrichienne arrivait dans le sud de l’Italie, ce qui menace la retraite de Murat.

Il sonne donc la retraite, ce qui provoque sa défaite.

Suites

Murat est obligé de s’enfuir : le il arrive à Naples, qu’il quitte aussitôt pour Cannes (). Il y apprend qu’il est déchu de son titre de roi, arrive en Corse le , avant de revenir à Naples, où s’achève la guerre napolitaine.

Ordres de bataille Ordre de bataille autrichien

Commandant en chef : Maréchal Frédéric Bianchi, baron ; (général Mohr) : (général Starhemberg) : du génie : 161 hommes de chasseurs tyroliens : régiment de hussards hongrois prince-régent Georges : 441 hommes bataillon du : 400 hommes artillerie : 99 chevaux - 102 hommes soit : hommes - 540 chevaux - 6 canons brigade - (général Senitzer) (2 bataillons) (2 bataillons) (1 bataillon) 969 hommes artillerie : 132 hommes - 8 canons - 70 chevaux soit : - 70 chevaux - 8 canons brigade - (général Ekhardt) d'infanterie archiduc Charles (3 bataillons) (2 bataillons) artillerie : 132 hommes - 8 canons - 70 chevaux soit : - 70 chevaux - 8 canons brigade - (général Taxis) régiment de dragons archiduc de Toscane : 726 hommes artillerie : 97 hommes - 6 canons - 46 chevaux soit : 823 hommes - 772 chevaux - 6 canons

Total : - chevaux - 28 canons

Ordre de bataille napolitain

Général en chef : Joachim Murat, assisté du général Millet de Villeneuve division d’infanterie de la Garde (général prince Pignatelli Strongoli) : de vélites : 925 hommes de vélites : voltigeurs d’artillerie : 540 hommes artillerie : 126 hommes Train : 153 hommes soit : - 250 chevaux - 10 canons division de cavalerie de la Garde (général Livron) : hussards : 426 hommes chasseurs : 200 hommes 398 cavaliers Lanciers : 313 hommes artillerie : 106 hommes Train : 133 hommes soit : - chevaux - 8 canons division d’infanterie de ligne (général d’Ambroise) : d’infanterie légère : d'infanterie de ligne : d'infanterie de ligne : d'infanterie de ligne : Train : 138 hommes artillerie : 207 hommes soit : - 210 chevaux - 10 canons division de cavalerie de ligne (général Rossetti) : de chevau-légers : 242 hommes de chevau-légers : 628 hommes de chevau-légers : 563 hommes de chevau-légers : 416 hommes soit : - 1716 chevaux

Total : - chevaux - 28 canons

Armée de Carrascosa

Effectifs de l’armée de Carrascosa, qui ne put empêcher l’avancée de Neipperg. division d’infanterie de ligne (général Carrascosa) d’infanterie légère : d’infanterie de ligne : d’infanterie de ligne : d’infanterie de ligne : artillerie : 211 hommes Train : 142 hommes soit : - 240 chevaux - 10 canons division d’infanterie de ligne (général Lechi) d’infanterie légère : d’infanterie de ligne : d’infanterie de ligne : d’infanterie de ligne : artillerie : 205 hommes Train : 140 hommes soit : - 220 chevaux - 10 canons division d’infanterie de ligne (général Pignatelli Cerchiara) d’infanterie légère : 800 hommes , et d’infanterie de ligne : hommes soit : - 500 chevaux

Total : , chevaux, 20 canons

Liens externes Tolentino sur la BBC.

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