La Maison du Maine renvoie à deux familles qui se sont succédé à la tête du comté du Maine entre 832 et 1062 : les Rorgonides et les Hugonides.
Farouchement opposées, ces deux familles pourraient avoir selon les recherches actuelles une origine commune dans la famille des comtes du Mans du .
Bien qu'on ne puisse prouver les liens de filiation, il semble que plusieurs familles aient perpétué la lignée des Rorgonides dont on perd la trace au début du .
Les comtes du Mans du Un comte du Mans du nom de Roger, donné comme frère de Lambert, comte de Hesbaye et ancêtre des Robertiens, apparaît comme comte du Mans en 710. À la mort d'Herlemond, évêque du Mans, en 724, Roger profite de la vacance du siège épiscopal pour administrer les domaines épiscopaux. Il a eu trois enfants : Hervé, comte du Mans à la suite de son père, Gauziolène, évêque du Mans, et Rotilde, abbesse
D'un point de vue onomastique, ces comtes se situent dans le groupe familial à l'origine des Robertiens.
Malheureusement pour eux, Hervé et Gauziolène prendront le parti de Griffon en révolte contre son demi-frère Pépin le Bref. Vaincu, Hervé sera destitué, tandis que Gauziolène verra ses pouvoirs réduits.
Les premiers Rorgonides et son fils seraient les descendants de Roger et de son fils Hervé, comtes du Mans.
Source : Les seigneurs du Maine Christian Settipani, Les ancêtres de Charlemagne, addenda, 1990 et 2000 Le de La préhistoire des Capétiens de Christian Settipani devrait apporter des précisions.
Les Rorgonides (832-898) Le comte vécut à la cour de l'empereur Charlemagne. lui confia le comté de Rennes en 819, qu'il ne conserva pas. Il fonda en 824 l'abbaye Saint-Maur de Glanfeuil. Il reçut en 832 le comté du Maine. Un de ses proches, probablement un neveu, fut à la même époque investi du comté d'Herbauges. Les listes nécrologiques de l'abbaye de Saint-Denis mentionnent le décès du comte un sans précision de l'année, qui doit se placer en 839 ou en 840.
Gauzbert succéda à son frère Rorgon, mais manqua de conviction à combattre les Bretons qui prirent et pillèrent le Mans en 849, aussi le fit exécuter pour trahison, ce qui occasionna des troubles dans le royaume.
Le Maine passa alors à son neveu , puis à Gauzfrid, lequel fut également investi d'une des deux marches de Neustrie. À sa mort, Renaud d'Herbauges, probablement un cousin, hérita de ses honneurs.
À la mort de Renaud, le roi se méfiant des Rorgonides, le Maine fut confié au comte Roger de la famille des Hugonides. Les fils de Gauzfrid, et Gauzbert s'allièrent aux Robertiens et combattirent Roger. Sous le règne d'Eudes, Roger fut destitué au profit de , mais ce dernier ne réussit pas à se maintenir au Mans, en fut chassé en 898 et décèdera en 926.
À partir de cette date, les lignée des Rorgonides ne peut plus être suivie avec certitude. Cependant, les prénoms caractéristiques des Rorgonides, Gauzfrid ou Gauzfred, plus tard Geoffroy se perpétuent au sein des lignées des comtes du Perche, des vicomtes de Châteaudun, des comtes du Gâtinais, ce qui rend plausible l'idée que ces dernières, dont sont notamment issus les Plantagenêts, perpétuent la famille des Rorgonides.
Source : Les seigneurs du Maine Christian Settipani, Les ancêtres de Charlemagne, addenda, 1990 et 2000
Les Hugonides (898-1062) À la mort du comte du Maine Renaud d'Herbauges, le roi se méfiant des Rorgonides, le Maine fut confié au comte Roger de la famille des Hugonides. Les Rorgonides et Gauzbert s'allièrent aux Robertiens et combattirent Roger. Sous le règne d'Eudes, Roger fut destitué au profit de , mais ce dernier ne réussit pas à se maintenir au Mans, en fut chassé en 898 et décèdera en 926.
Après avoir arraché le Maine aux Rorgonides en 898, les Hugonides durent louvoyer entre les visées expansionnistes des comtes d'Anjou, de Blois et plus tard des ducs de Normandie.
La famille s'éteignit en 1062 avec , date qui annonça une période de trouble et d'anarchie féodale au sein du comté.
Sur des considérations onomastiques, on considère que les comtes de Laon du était des parents proches des Hugonides.
Source : Les seigneurs du Maine
Les branches hypothétiques de la Maison du Maine Les comtes d'Herbauges Les comtes d'Herbauges figurent régulièrement parmi les proches des Rorgonides, et à la mort de Gauzfrid en 877, ce fut Ragenold, comte d'Herbauges, qui prit en charge ses honneurs, en l'absence de Rorgonides adultes. Il a été proposé de les rattacher au Rorgonides en faisant du premier comte Renaud, un neveu de .
Source :
Les vicomtes de Châteaudun
Un des prénoms caractéristiques des Rorgonides, Gauzfrid ou Gauzfred (qui deviendra plus tard Geoffroy) se retrouve régulièrement dans plusieurs familles de l'aristocratie médiévale. Cela suggère que ces différents nobles descendent des Rorgonides. On peut citer :
les vicomtes d'Orléans, devenus comtes du Gâtinais ; les Ingelgeriens à partir de , comtes d'Anjou, fils de Gerberge, laquelle est probablement fille d'un vicomte d'Orléans ; la Maison de Châteaudun : vicomtes de Châteaudun et comtes du Perche. Un cadet de cette famille est Hugues du Perche, père de , comte du Gâtinais, grand-père de et de , lequel est le grand-père de .
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Les comtes de Laon Les prénoms caractéristiques des Hugonides sont Roger et Hugues. Ces prénoms renvoient à une autre famille où se retrouvent ces deux prénoms, les comtes de Laon.
Source :
Généalogie : les traits en pointillés représentent des liens de parenté hypothétiques.
Notes et références
Voir aussi
*2 *2 Catégorie:Histoire des Pays de la Loire Catégorie:Famille noble française