Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du d'infanterie.

À la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.

Création et différentes dénominations : d'infanterie : dissolutionPar ordre 42937 du GQG., les hommes restants vont former le de marche de tirailleurs ()

Chefs de corps 02/08/1914 - 23/05/1915 : lieutenant-colonel Bühler. 23/05/1915 - 14/08/1918 : lieutenant-colonel Mellier. 14/08/1918 - 23/08/1918 : commandant Rouchon. 23/08/1918 - 05/10/1918 : lieutenant-colonel Plan.

Historique des garnisons, combats et batailles Première Guerre mondiale Affectations d'infanterie de à 1914 Le , les réservistes doivent constituer le régiment, dans l'usine de La Schappe, de Lyon et des Hautes-Alpes. Le 15 au camp de La Valbonne, création de la d'infanterie (France), composée des , et RI. Le , une reconnaissance faite par le prend contact avec l'ennemi au bois de Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle). Le , le prend part à une offensive effectuée par la , renforcée d'un groupe de chasseurs cyclistes, qui a pour mission de pénétrer dans Cirey-sur-Vezouze et détruire les troupes allemandes qui s'y trouvent. Les pertes sont sérieuses et le régiment ne peut pas entrer à Cirey-sur-Vezouze sans intervention de l'artillerie. À , l'ordre est donné de reprendre l'attaque, l'artillerie, une batterie de 75 et une section d'autos-canons, doivent démolir les défenses ennemies. À , les troupes sont en position, s'élancent. Elles progressent, mais se heurtent à des positions organisées et fortement tenues par l'ennemi qui, depuis la veille, a été renforcé. De nombreuses mitrailleuses et de l'artillerie lourde ont été installées. Après un combat très meurtrier qui dure toute la journée, la se replie sur ses positions de départ et au cours de la nuit du 18, regagne ses cantonnementshttp://tableaudhonneur.free.fr/359eRI.pdf. Le , le régiment est relevé du secteur de Badonviller par le RI et déplacé à Baccarat. Le , le régiment arrive à Sanzey. Il reste en réserve, l'ennemi est contenu, l'intervention de la brigade n'est pas jugée nécessaire. Le , le régiment arrive à Urbeis, ou la est mise à la disposition de la d'infanterie (France). Les 25 et , attaque d'Aspach.

1915 Le , attaque de la cote 425. Les 6 et , attaque sur le front Sandozweiler-Wattwiller.. Les 27 et , combats du Vieux-Moulin. Le , le régiment est relevé par le d'infanterie. De 16 au , de violents combats, auxquels prennent part tous les régiments de la brigade, ont lieu aux abords de la cote 830. Le , après avoir sérieusement progressé, s'installe le 21 sur une ligne encerclant le fortin du Sillaker-Wasen, mais très fortement défendu, n'est pas conquis. Le , la est relevée par la de chasseurs, le régiment est ramené à Gérardmer. Le , le régiment est désigné pour prendre les avant-postes à Pairis, Noirmont et Basses-Hutes, pendant deux mois, sous des bombardements incessants, le régiment, tout en maintenant d'une façon absolue l'intégrité du terrain qui lui est confié, prend part à plusieurs attaques, où toutes les unités se signalent par leur entrain. Le , c'est le qui se distingue ; sa bravoure lui vaut une citation à l'ordre de l'Armée. La repousse de nombreuses contre-attaques, elle est citée à l'ordre de la division. Le , le est relevé et gagne Rosières-aux-Salines, où, pendant un mois, il est renforcé, réorganisé et instruit. Le , le régiment prend part à la Seconde bataille de Champagne. Le , le prend les avant-postes et relève le d'infanterie dans les tranchées proche de Sainte-Marie-à-Py. Le , les et s'élancent hors des tranchées et se portent l'assaut. Les autres unités sont arrêtées par les fils de fer intacts ; prises sous le feu des mitrailleuses allemandes, elles se collent au sol où elles sont soumises pendant toute la journée à un feu terrible d'artillerie lourde qui cause de fortes pertes. La deuxième vague d'assaut vient occuper la tranchée allemande conquise et la tranchée de départ. Les et , sont encerclées par les Allemands, et la progression est stoppée par des mitrailleuses, et toute progression par les deux seules brèches qui existent dans leur réseau, tombent en partie aux mains de l'ennemi. Le , le régiment, épuisé et considérablement réduit, est relevé par le BCP. Le , la est rattachée à la d'infanterie (France). Le régiment est désigné pour prendre les avant-postes dans le secteur de La Chapelotte.

1916 Du au , le régiment tient le secteur de La Chapelotte. Il fait la connaissance avec la guerre de mines. Il est soumis à des tirs incessants d'artillerie de gros et moyen calibre. Il fait froid, le mauvais temps est presque continuel ; la principale occupation est de maintenir en état les tranchées et boyaux journellement nivelés par les explosions et les bombardements. Le , le est relevé par le d'infanterie. au , le les d'infanterie et d'infanterie dans le secteur du Violu et de la Cude. Ce secteur ressemble au secteur de La Chapelotte, les tranchées ennemies sont à très courtes distances, c'est le combat continuel à la grenade. Les obus, gros et petits, tombent en permanence. Le secteur, surtout à l'extrême gauche, du côté du fort Regnault, est très agité, les pertes sont sensibles. Le , le repousse une forte attaque ennemie; Combats du Bois-le-Prêtre. Le , le régiment, relevé par le d'infanterie. Le , le régiment relève d'infanterie vers Moivrons et vers Écuelle. Le , le est relevé par le d'infanterie. Le , la DI est rattachée à la (France), l'Armée de Verdun. Le régiment participe à la bataille de Verdun. Le , le régiment est rassemblé à la citadelle de Verdun et rejoint dans la tranchée Mary. Il repousse une forte attaque ennemie et se signale par le brio et l'entrain qu'il déploie pour reprendre les éléments de tranchées momentanément tombés aux mains de l'ennemi. Le , le régiment occupe les ouvrages vers Liévin et Saint-Waast. Le au , malgré le bombardement le plus terrible qu'ils aient eu à subir jusqu'à ce jour, les hommes travaillent d'arrache-pied, s'enfoncent, rétablissent les tranchées et les communications. Le , le régiment subit une attaque toxique, vers 7 heures, l'attaque ennemie se prononce. Elle est précédée d'un tir effroyable d'artillerie de tous calibres. Les tranchées tiennent, l'ennemi, qui s'avance en masse compacte, est détruit par le feu des mitrailleuses. Du 24 au , tout le secteur est soumis à un bombardement intense : obus toxiques, gros et petits obus ne cessent de pleuvoir. Plusieurs contre-attaques sont repoussées ; le terrain confié au est intégralement maintenu. Les hommes tombent, mais le Boche ne passe pas. Le , le régiment, qui a été très éprouvé pendant les jours précédents, est relevé et gagne le camp de Nixéville. Le , le régiment relève, dans le secteur du Bois Le Prêtre, le d'infanterie et le d'infanterie. C'est un secteur où les tranchées ennemies sont assez éloignées, ce qui permet d'organiser de fréquentes sorties. Bien que le bombardement ne soit pas très violent, il fait subir des pertes fréquentes. Les , et , les Allemands, après une sérieuse préparation, tentent des attaques. À chacune de ces tentatives, ils sont repoussés avant d'avoir pu atteindre les lignes. Le , le est relevé par le . Le , le régiment prend les avant-postes en face de Barleux. Il fait mauvais temps ; la pluie, qui ne discontinue pas, transforme les tranchées et boyaux en véritables lacs de boue. La circulation dans le secteur devient des plus pénibles ; les hommes et les mulets s'enlisent. Les relèves et la vie dans ces cloaques sont encore rendues plus pénibles par les bombardements incessants et très violents par obus toxiques et obus de gros calibre. Les préparatifs de l'attaque projetée sont suspendus et, devant l'impossibilité de faire manœuvrer des troupes et surtout de l'artillerie dans un terrain aussi détrempé, l'attaque est remise à une date ultérieure.

1917 Le , le régiment est relevé par la et la BCP. Le , le régiment occupe le secteur de La Chapelotte, terrain qu'il connaît déjà à fond. Ce secteur a été étendu plus au sud. Le , le régiment est relevé par le BCP. Le , le le sur la rive gauche de la Fave. Le régime général du secteur est assez calme. Quelques obus chaque jour sur les points 766 ou 607. La population civile reste dans ses maisons presque jusqu'en première ligne à Lesseux et à Wisembach, l'ennemi tire très peu sur ces villages. Le , le le . Le , le régiment prend les avant-postes vers La Royère (Chemin des Dames), le secteur est très agité, les bombardements ne cessent pas et, dès les premiers jours, les pertes sont sensibles. L'ennemi veut à tout prix reprendre la position de la ligne Hindenburg. Après de violentes préparations, il essaie à plusieurs reprises d'arriver à ses fins. Chaque fois, il est repoussé. Le , à 3 heures, après un énorme pilonnage par minenwerfer, il déclenche une nouvelle et très forte attaque. Les tranchées à droite de celles tenues par le régiment tombent entre ses mains ; malgré l'emploi de lance-flammes, qui nous causent de lourdes pertes, il ne peut aborder les tranchées, que la et la section de mitrailleuses du sergent Le GUERN défendent avec énergie. Le , vers 3 heures, les Allemands font sur les lignes un bombardement d'une violence inouïe, suivi immédiatement d'une très forte attaque sur toute la ligne. Les et sont débordés, les hommes sont tués ou faits prisonniers. Seuls, quelques éléments se maintiennent dans les tranchées de deuxième ligne. Le , en réserve dans les creutes de Rouge-Maison, est alerté et lance une contre-attaque et, dans le courant de la journée, arrive à reprendre une partie du terrain perdu. Le régiment est complètement désorganisé. Le soir même, il est relevé par le RI qui a été d'urgence amené dans la région. Le le régiment arrivent dans les villages de Tancourt et de Vaurezis, pillés et démolis par les Allemands pendant leur occupation, n'offrent aucune ressource, le régiment est employé à des travaux de constructions, à la remise en état des terrains fertiles. Les habitants commencent à revenir, il faut les loger. Le , la relève la DI dans le secteur de Vauxaillon. Du au , le régiment occupa la ligne s'étendant de la ferme Moisy au mont des Singes. La vie ordinaire de tranchées sous un bombardement peu dense. Pendant cette longue période, les unités restent en ligne huit jours, puis vont au repos quelques jours, soit à la ferme d'Antioche, soit dans les creutes du mont de Leully. Le , à 5 heures, la , précédée d'un barrage roulant, s'élance à l'attaque. Elle enlève tous ses objectifs et progresse jusqu'à hauteur du , qui est à droite du régiment, l'ennemi, débordé par sa gauche, s'est dérobé au cours de la nuit. Des éléments se portent immédiatement en avant et occupent les tranchées des Elfes et du Cocotier. À gauche, les chasseurs enlèvent le mont des Singes, l'avance générale continue et, le 26 au soir, le du s'installe sur les bords de l'Ailette. Le , le est relevé et transporté dans la région de .

1918 thumb|droite|320px|Le mont Kemmel en 1918. Le , Le le d'infanterie au Mont Kemmel, le secteur est très agité, les tranchées y sont violemment bombardées par obus toxiques et obus de gros calibre qui occasionnent des pertes. Le , le régiment s'empare de la ferme de Butterfly. Les troupes s'élancent, progressent et atteignent les objectifs indiqués, les Allemands, massés dans le camp Anglais, contre-attaquent et obligent nos éléments à refluer sur la tranchée de départ.