Jean-Étienne Despréaux est un danseur, chansonnier et auteur dramatique français né à Paris le et mort à Paris le Paris, État civil reconstitué, vue 45/51. Il n’a aucun lien de parenté avec Nicolas Boileau-Despréaux..

Biographie Fils d’un hautboïste de l’orchestre de l’Académie royale de musique, il y débute lui-même en 1763, quatre ans après son frère Claude-Jean-François.

Danseur remarquable par sa légèreté dans la danse haute, il se fait applaudir dans plusieurs ballets : Pyrame et Thisbé, de La Serre, Rebel et Francœur (1771) Les Amours de Ragonde, de Destouches et Mouret (1773) Iphigénie en Aulide, de Du Roullet et Gluck (1774) Sabinus, de Chabanon et Gossec (1774) La Chercheuse d'esprit, ballet de Maximilien Gardel (1778).

Il prend sa retraite en 1781 avec une pension de et épouse, le , la célèbre danseuse Marie-Madeleine Guimard.

Charles Maurice, dans son Histoire anecdotique du théâtre, en parle en ces termes : « Veuf depuis dix ans de la Guimard, Despréaux vient de mourir. Je préférais à ses écrits baroques son imitation des danseurs, parce qu’elle était plaisante. Du haut d’un tout petit théâtre dont le rideau était à moitié baissé, il introduisait sur la scène le doigt indicateur de chaque main affublé d’une tunique, avec maillot et chaussures formant de petites jambes. Puis, au son d’une musique de ballet, il exécutait si exactement des pas qu’on y reconnaissait le genre et les manières du danseur ou de la danseuse qu’il voulait rappelerCette scène n'est pas sans rappeler la danse des petits pains de Charlie Chaplin dans La Ruée vers l'or... ».

Œuvres Despréaux est l’auteur de plusieurs parodies d’opéras, que Louis XV appréciait particulièrement : 1777 : Berlingue, parodie d’Ernelinde de Sedaine et Philidor 1778 : Momie, parodie d’Iphigénie en Aulide de Gluck 1778 : Romans, parodie de Roland de Quinault et Lully 1780 : Christophe et Pierre-Luc, parodie de Castor et Pollux de Gentil Bernard et Rameau 1786 : Syncope, reine de Mic-Mac, parodie de Pénélope de Cimarosa 1801 : Jenesaiki, ou les Exaltés de Charenton, parodie de Béniovski ou les Exilés du Kamchattka de Boieldieu 1801 : La Tragédie au vaudeville, en attendant le vaudeville à la tragédie, parodie d’Othello de Jean-François Ducis Il fit par ailleurs le prologue d’ouverture du théâtre de Trianon en mai 1780.

Mais il est surtout connu comme l’auteur de Mes passe-temps : chansons, suivies de l'Art de la danse, poème en quatre chants, calqué sur l'''Art poétique de Boileau DespréauxParis, Defrelle, Petit, 1806, 2 vol. ; éd. Paris, l'auteur, Petit, 1807 ; éd. Paris, Crapelet, 1809., texte fondateur pour la chorégraphie considérée comme art à part entière, et non plus comme un simple divertissement.

Notes et références

Bibliographie Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, année, 1820, Paris : Baudoin , 1821, p.82-83 Émile Campardon, L’Académie royale de musique au '', Paris, Berger-Levrault et , 1884, vol. I, .

Liens externes

Catégorie:Danseur français du XVIIIe siècle Catégorie:Danseur français du XIXe siècle Catégorie:Dramaturge français du XVIIIe siècle Catégorie:Poète français du XVIIIe siècle Catégorie:Ballet de l'Opéra national de Paris Catégorie:Naissance en août 1748 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Décès en mars 1820 Catégorie:Décès dans l'ancien 2e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 71 ans