L'Aventure des plantes est une série documentaire de Jean-Pierre Cuny, adaptée d'un livre de Jean-Marie Pelt et coproduite par la Communauté des télévisions francophones dans les années 1980. Avec un souci de vulgarisation scientifique, sur des images mêlant images traditionnelles, vues microscopiques et animation, un commentateur, Jean-Pierre Cuny, explique avec un pointe d'humour l'évolution du monde végétal et les rapports entre les plantes, leur environnement et les animaux.

Documentaires Elle se décline en deux parties distinctes : L'aventure des (TF1, 1982) : C'est une adaptation très large, écrite et réalisée par Jean-Pierre Cuny, d'un livre intitulé "Evolution et Sexualité des Plantes" dont l'auteur est Jean-Marie Pelt. De ce fait, celui-ci est désigné comme co-auteur de la série mais il n'a pas écrit la série. L'aventure des (TF1, 1986 – 7 d'or du Meilleur documentaire)., Jean-Pierre Cuny en est l'auteur principal.

La série explique, à travers des exemples souvent extraordinaires, entre reportages venant du monde entier et animations, l'évolution du monde végétal et la vie des différentes familles de plantes, de la première cellule jusqu'à la diversité des organismes végétaux actuels.

Une autre série suit, toujours de Jean-Pierre Cuny, en 1986, La Guerre des plantes (TF1/Citel), puis en 1992, concernant cette fois-ci le monde animal : Les Inventions de la vie. Lors du décès de Jean-Pierre Cuny en 2000 une nouvelle série était en préparation.

La bande son originale, de Joël Fajerman, est intitulée « »..

Cette série est aussi disponible en téléchargement sur le site de l'Institut National de l'Audiovisuel..

L'aventure des # Titre Résumé 01 À force de prendre des claques on apprend la vie Ce premier épisode retrace les premières étapes de l’évolution végétale, depuis les algues unicellulaires photosynthétiques et le plancton végétal jusqu’aux algues pluricellulaires du littoral. Il évoque notamment les diatomées, Micrasterias denticulata, l’euglène (Euglena sp.), les laminaires (Laminaria sp.), les fucus (Fucus sp.) et les ulves (Ulva sp.). Il montre comment l’invention de la chlorophylle, de la reproduction sexuée, puis l’adaptation aux contraintes des rivages ont conduit les algues vertes à devenir les ancêtres de toutes les plantes terrestres. 02 La Conquête de la terre Cet épisode retrace les premières étapes de la conquête du milieu terrestre par les végétaux, depuis les mousses jusqu’aux fougères, prêles et sélaginelles. Il montre comment l’invention de la tige, des feuilles, de la lignine et des tissus conducteurs a permis aux plantes de croître hors de l’eau, tout en soulignant que des groupes comme la funaire hygrométrique (Funaria hygrometrica), la scolopendre (Asplenium scolopendrium), Marsilea sp., Salvinia sp. ou Selaginella sp. restent encore dépendants de l’humidité pour leur reproduction. L’épisode s’achève sur l’exemple d’une balsamine (Impatiens sp.), dont la fleur, successivement mâle puis femelle, illustre les innovations reproductives des plantes à fleurs et les mécanismes de pollinisation évitant l’autofécondation. 03 L’Ovule et la graine Cet épisode montre comment les végétaux se sont affranchis de la reproduction dépendante de l’eau grâce à l’invention de l’ovule puis de la graine. À travers le ginkgo (Ginkgo biloba), les cycads (Cycas sp.) et plusieurs conifères — notamment l’if (Taxus baccata), les cyprès chauves (Taxodium distichum), le taxodium du Mexique (T. mucronatum), les séquoias (Sequoia sempervirens) et le pin de Bristlecone (Pinus longaeva) — le documentaire retrace l’essor des gymnospermes, tout en montrant qu’ils constituent aujourd’hui un groupe ancien en recul face aux plantes à fleurs. 04 L’Amour chez les fleurs Cet épisode explore la sexualité des fleurs, majoritairement hermaphrodites, et les stratégies par lesquelles elles assurent leur reproduction sans favoriser systématiquement l’autofécondation. À travers plusieurs exemples — comme l’hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum), le noisetier (Corylus avellana), la nigelle (Nigella damascena), la tulipe (Tulipa sp.), le pissenlit (Taraxacum sp.) et l’iris sauvage (Iris sp.) — il montre que les organes floraux peuvent réagir au contact par thigmonastie, reconnaître ou refuser certains pollens, décaler dans le temps les fonctions mâle et femelle, et n’avoir recours à l’autofécondation qu’en l’absence de pollen étranger. 05 La Longue Marche du pollen Cet épisode est consacré à la dispersion du pollen par le vent et par l’eau, ainsi qu’aux adaptations des plantes anémophiles et hydrophiles. À travers plusieurs exemples — comme le saule herbacé (Salix herbacea), le bouleau (Betula sp.), les graminées (Poaceae), le plantain (Plantago sp.), le maïs (Zea mays), la petite pimprenelle (Sanguisorba minor), la vallisnérie (Vallisneria sp.) et la posidonie (Posidonia sp.) — il montre comment la forme du pollen et des organes floraux conditionne la pollinisation, et comment l’étude des pollens fossiles permet aussi de reconstituer des paysages anciens. 06 L’Architecture et la fleur Cet épisode est consacré à l’architecture florale et à la comparaison des plans d’organisation florale caractéristiques des grandes familles de plantes à fleurs. Il oppose des familles à bauplan floral très conservé, comme les Apiacées ou les Brassicacées, à des familles plus morphologiquement diversifiées comme les Renonculacées, et montre comment ces organisations se traduisent dans les mécanismes de pollinisation, notamment chez la sauge des prés (Salvia pratensis). 07 Le Bal des oiseaux et des vampires Cet épisode explore plusieurs syndromes de pollinisation, notamment l’ornithophilie et la chiroptérophilie, chez des fleurs tropicales spécialisées. À travers des exemples comme l’oiseau de paradis (Strelitzia reginae), l’arbre du voyageur (Ravenala madagascariensis), l’hibiscus (Hibiscus sp.), la passiflore (Passiflora sp.) et le baobab africain (Adansonia digitata), il montre comment la couleur, la morphologie florale, l’odeur et la quantité de nectar traduisent une adaptation à des groupes précis de pollinisateurs. 08 Le Contrat avec les insectes Cet épisode explore les différentes formes d’entomophilie, depuis les pollinisations encore peu spécialisées assurées par les coléoptères jusqu’aux relations beaucoup plus élaborées établies avec diptères, lépidoptères et hyménoptères. À travers des exemples comme la Victoria d’Amazonie (Victoria amazonica), Amorphophallus titanum, Rafflesia arnoldii, l’arum sauvage (Arum maculatum), l’aconit (Aconitum sp.), le delphinium (Delphinium sp.) et le trèfle rouge (Trifolium pratense), le documentaire montre comment les fleurs perfectionnent progressivement leurs dispositifs d’attraction, de guidage, de piégeage et de dépôt du pollen, jusqu’à faire apparaître plante et insecte comme engagés dans une véritable coadaptation. 09 La communication avec l’extra-végétal Cet épisode montre comment les fleurs communiquent avec les insectes pollinisateurs au moyen de signaux visuels et olfactifs de plus en plus élaborés. Il décrit la manière dont pétales, sépales, bractées ou étamines peuvent être mobilisés comme organes d’attraction, comment les couleurs sont perçues différemment par les insectes, et comment guides nectarifères, parfums et variations de forme orientent leur comportement. À travers des exemples comme le lierre (Hedera sp.), le bougainvillier (Bougainvillea sp.), le poinsettia (Euphorbia pulcherrima), le marronnier (Aesculus sp.), la vigne (Vitis vinifera), les dryades (Dryas sp.), le stapelia (Stapelia sp.) et les asclépias (Asclepias sp.), le documentaire montre que la relation entre fleurs et insectes repose le plus souvent sur des échanges mutualistes, mais qu’elle peut aussi passer par la tromperie, le piégeage ou l’exploitation du comportement des pollinisateurs. 10 La protection maternelle et infantile Cet épisode montre que l’une des grandes tendances de l’évolution florale est la protection croissante de la cellule femelle, de l’ovule, puis de l’embryon végétal. En comparant des plantes comme le saule (Salix sp.), le magnolia (Magnolia sp.), le lotus (Nelumbo sp.), la tulipe (Tulipa sp.), le narcisse (Narcissus sp.), le crocus (Crocus sp.), le pommier (Malus domestica) ou la rose (Rosa sp.), le documentaire décrit le passage d’ovaires encore très exposés à des structures de plus en plus enfouies et protégées, jusqu’au fruit considéré comme un aboutissement de cette protection maternelle. Il s’attarde aussi sur le cas du figuier (Ficus carica), dont les fleurs enfermées fonctionnent en association étroite avec le blastophage (Blastophaga psenes), et sur la fragilité de certains systèmes spécialisés face aux insectes qui détournent l’accès au nectar, comme chez la consoude (Symphytum sp.). 11 La fleur enceinte Cet épisode est consacré à la graine comme forme de vie en réserve et aux multiples stratégies par lesquelles les plantes dispersent leur descendance. Après avoir montré que certaines espèces tropicales, comme le cacaoyer (Theobroma cacao), produisent des graines peu déshydratées qui germent rapidement, tandis que les palétuviers accouchent presque de jeunes plants, le documentaire insiste sur la capacité des graines à attendre longtemps des conditions favorables. Il passe ensuite en revue les principaux modes de dissémination — par l’eau chez le cocotier (Cocos nucifera) ou le lotus sacré (Nelumbo nucifera), par le vent chez le pissenlit (Taraxacum sp.) et d’autres fruits ailés ou plumeux, par les animaux ou par projection chez l’impatiente (Impatiens noli-tangere), le concombre d’âne (Ecballium elaterium) et diverses graminées — et montre comment certaines graines peuvent même se visser elles-mêmes dans le sol grâce aux variations d’humidité. 12 La socialisation des fleurs Cet épisode montre comment l’évolution florale tend souvent à remplacer la grande fleur solitaire primitive par des ensembles de fleurs de plus en plus petites, regroupées en inflorescences puis en capitules. À travers des exemples comme la lentille d’eau (Lemna sp.), Wolffia sp., la carotte sauvage (Daucus carota), la marguerite (Leucanthemum sp.), la centaurée (Centaurea sp.), le tournesol (Helianthus annuus) et l’edelweiss (Leontopodium alpinum), le documentaire montre comment ces regroupements permettent une miniaturisation des fleurs et une répartition des fonctions entre fleurs attractives et fleurs reproductrices, tout en signalant l’existence de contre-exemples modernes à grande fleur solitaire comme la jonquille (Narcissus sp.). 13 Une rencontre au sommet : l’Homme et l’orchidée Cet épisode est consacré aux orchidées, présentées comme l’une des formes les plus sophistiquées de l’évolution florale. Il montre à la fois le mode de vie épiphyte de nombreuses orchidées tropicales, capables d’absorber l’eau de l’air par leurs racines aériennes, et l’extrême spécialisation de leur pollinisation : labelle servant de piste d’atterrissage, éperons nectarifères très allongés, mimétisme d’insectes, pièges comme chez le sabot de Vénus et transport extrêmement précis du pollen. Le documentaire évoque aussi la vanille, dont la fécondation hors du Mexique a dû être réalisée artificiellement, ainsi que la dépendance des graines d’orchidées envers des champignons nourriciers lors de la germination, certaines espèces pouvant même perdre secondairement leur chlorophylle.

L'aventure des