Monte là-d'ssus ou Le roi des distraits au Québec () est un film américain en noir et blanc réalisé par Robert Stevenson, sorti en 1961, basé sur la nouvelle (1943) de Samuel W. Taylor.

Le film a donné lieu à une suite intitulée Après lui, le déluge (1963), et à deux remakes : un téléfilm de Walt Disney Television Monte là-d'ssus (1988) puis Flubber (1997), sorti au cinéma.

Synopsis Ned Brainard, professeur de sciences au lycée de Metfield, est un chercheur et inventeur acharné. Ses recherches pour inventer une nouvelle matière l'absorbent tellement qu'il oublie de se rendre à son propre mariage pour la troisième fois, ce qui exaspère sa fiancée Betsy Carlisle.

Après l'explosion de son laboratoire, dont il ressort indemne, il se rend compte qu'il a développé une nouvelle substance : Le plaxmol (traduit de l'anglais Flubber). Cette matière a la propriété fantastique de gagner en énergie et en mouvement au moindre contact avec une surface solide.

Ravi de son invention, Brainard va la mettre à profit afin de résoudre tous les problèmes qu'il rencontre, parmi lesquels : Redorer le blason de l'équipe de basketball de Metfield, dans un match « cartoonesque » où le terme « chaussures à ressorts » prend tout son sens. Voler dans les airs avec sa vieille voiture Ford T pour se débarrasser de son rival amoureux et reconquérir sa fiancée. Déjouer les plans de Alonzo P. Hawk, un industriel cherchant à voler le plaxmol pour son profit personnel, et dont le fils Biff a été recalé par Brainard à son examen de sciences.

Fiche technique Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Dave Smith Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, , Leonard Maltin Leonard Maltin, The Disney Films : Edition, ., John West John G. West, The Disney Live-Action Productions, ., IMDb . et Allociné . Titre original : Titre français : Monte là-d'ssus ou Monte là-dessus ou Professeur tête en l'air (Titre DVD) Titre québécois : Le roi des distraits Réalisation : Robert Stevenson assisté de Robert G. Shannon, Arthur J. Vitarelli (seconde équipe) Scénario : Bill Walsh, d'après une histoire de Samuel W. Taylor Musique : George Bruns Chansons : Richard M. Sherman, Robert B. Sherman (, paroles sur le chant traditionnel Sweet Betsy from Pike) Direction artistique : Carroll Clark Décors : Hal Gausman et Emile Kuri Costumes : Gertrude Casey et Chuck Keehne Photographie : Edward Colman Son : Robert O. Cook (superviseur), Dean Thomas (mixage), William J. Wylie (non crédité) Montage : Cotton Warburton Production : Walt Disney (non crédité) Production associée : Bill Walsh Société de production : Sociétés de distribution : (États-Unis) ; (France) Budget : n/a. Pays de production : Langue originale : anglais Format : Noir et blanc (DeLuxe) — — 1,75:1 — son Mono Genre : comédie familiale, science-fiction Durée : Dates de sortie . : États-Unis : France : Classification : États-Unis : tous publics () France : tous publics (conseillé à partir de )

Distribution

Fred MacMurray (VF : Claude Péran) : le professeur Ned Brainard Nancy Olson (VF : Claude Chantal) : Betsy Carlisle Keenan Wynn (VF : Jean-Henri Chambois) : Alonzo P. Hawk Tommy Kirk : Bill Hawk Ed Wynn (VF : Richard Francœur) : le chef des pompiers Leon Ames (VF : Maurice Pierrat) : Président Rufus Daggett (VF : Pierre Michau) : Coach Elkins Alan Carney (VF : Pierre Morin) : le premier arbitre Elliott Reid (VF : Michel François) : le professeur Shelby Ashton Edward Andrews (VF : Yves Brainville) : le secrétaire à la défense David Lewis (VF : Serge Nadaud) : le général Singer Jack Mullaney (VF : Jean Berger) : le capitaine de l'Air Force Belle Montrose (VF : Henriette Marion) : Mrs. Chatsworth Forrest Lewis : l'officier Kelly James Westerfield (VF : Georges Hubert) : l'officer Hanson Ned Wynn : un jeune Gage Clarke (VF : Michel Gudin) : le révérend Bosworth Alan Hewitt : le général Hotchkiss Raymond Bailey : l'amiral Olmstead Wendell Holmes (VF : Jean Brunel) : le général Poynter Don Ross (VF : Henry Djanik) : Lenny Charlie Briggs (VF : Georges Hubert) : Sig Wally Boag : le journaliste télé Leon Tyler : le joueur de basketball #18 Gordon Jones (VF : Jacques Deschamps) : l’entraineur de l'équipe rivale de basketball Paul Frees (VF : Jacques Deschamps) : l'officier radio de l'armée Harriet MacGibbon (non créditée) : une invitée de la fête

Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Dave Smith, Leonard Maltin, John West et IMDb

Sorties cinéma Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database.

États-Unis : Brésil : Danemark : Japon : Italie : Allemagne de l'Ouest : Autriche : Suède : Espagne : Finlande : Hong Kong : Australie : France :

Origine et production L'origine du film remonte à la Seconde Guerre mondiale quand Walt Disney achète plusieurs histoires courtes publiées dans l'hebdomadaire Liberty. Bill Walsh évoque plusieurs histoires dont une sur le caoutchouc, une autre sur les voitures volantes et une troisième sur le lait. Walsh explique que pour faire valider ses scénarios il ajoutait des facettes de la personnalité de son patron dans ses personnages principaux pour forcer un peu la main à Walt Disney, comme le père dans Quelle vie de chien ! (1958) ou le professeur dans Monte là-d'ssus Steven Watts, The Magic Kingdom, . Fred MacMurray et Forrest Lewis, déjà à l'affiche de Quelle vie de chien !, ont été réengagés par le studio Disney à la suite des bons résultats de ce film devenu une recette déclinée dans plusieurs productions du studio Leonard Maltin, The Disney Films : Edition, .. Les acteurs sont presque tous les mêmes que dans Quelle vie de chien ! et le scénario est assez simple malgré quelques rebondissements Leonard Maltin, The Disney Films : Edition, ..

D'après Didier Vanneste, le scénario du film est inspiré d'une animation présentée dans le pavillon américain de l'Exposition universelle de 1958 à Bruxelles, dans laquelle un professeur de sciences utilisait des gags visuels. Le studio Disney avait produit un film en Circle-Vision 360° intitulé America the Beautiful qui était présenté dans le même pavillon. Walt Disney se rend en personne à Bruxelles en pour y voir l'exposition et y aurait trouvé des idées d'amélioration pour le parc Disneyland mais aussi le scénario du film Monte là-d'ssus.

Selon Ward Kimball, Walt Disney appréciait les films en prise de vue réelle dans lesquels on pouvait produire des effets de dessin animé tels qu'une voiture volante ou des basketteurs bondissants Leonard Maltin, The Disney Films : Edition, .. Don DaGradi a imaginé les prises de vue, depuis les angles de caméras aux axes de développement des personnages, pour la scène principale du film, le match de basket John G. West, The Disney Live-Action Productions, .. Cette scène a failli ne jamais être tournée pour des raisons techniques et le réalisateur Robert Stevenson la jugeait inutile John G. West, The Disney Live-Action Productions, .. Bill Walsh n'était pas d'accord et demande alors à Arthur J. Vitarelli de prendre en charge les scènes avec des effets spéciaux. Techniquement, les effets spéciaux reposent sur des câbles suspendant les acteurs ou les voitures, des miniatures, des décors peints et des procédés au montage. Cette solution est issue du passé de Vitarelli qui était danseur sur glace dans sa jeunesse et réalisait une scène en hauteur avec un filin de sécurité. C'est en se remémorant être resté suspendu à son filin lors d'une chute de ses partenaires que l'idée lui est venue. La première solution conçue par Robert A. Mattey consiste à renforcer un pantalon en jeans avec du cuir et un harnais en métal auquel sont attachés deux câbles pour une meilleure stabilité John G. West, The Disney Live-Action Productions, .. Selon les producteurs, l'utilisation de câbles obligeait le tournage en noir et blanc, choix reproduit avec Après lui, le déluge (1963), mais comme l'atteste Mary Poppins (1964), un tournage en couleur était possible quelques années après. L'une des scènes les plus impressionnantes au niveau technique est celle de Keenan Wynn bondissant en extérieur. Le film a donc été tourné en noir et blanc afin de pouvoir être diffusé à la télévision alors sans couleur Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . Le film utilise aussi la technique de la vapeur de sodium.

Pour les sauts, des trampolines et des cascadeurs sont utilisés, et pour avoir une continuité dans l'action les scènes sont tournées à différentes cadences. Vitarelli explique que l'usage des storyboards en vigueur dans le studio Disney a permis de concevoir les prises de vue de ces scènes digne de chorégraphie John G. West, The Disney Live-Action Productions, .. La pré-production de cette scène a nécessité plus de deux mois mais seulement deux semaines à tourner. L'équipe des Rudlands est en réalité celle des Trojans d'USC tandis que des danseurs professionnels incarnent l'équipe locale de Medfield. Le même système de filins a été utilisé pour faire décoller puis voler la Ford T du professeur Brainard mais en ayant quatre câbles attachés à une plateforme suspendue à une grue. Le bruit du flubber « plop squirtle floob » a été conçu entre autres par William J. Wylie.

L'entrée du campus de Medfield College est en réalité celui du Pomona College à Claremont en Californie où d'autres scènes en extérieur du film ont été tournées. L'acteur Keenan Wynn a développé son personnage de méchant Alonzo P. Hawk dans ce film mais l'a aussi repris dans la suite Après lui, le déluge (1963) et dans Le Nouvel Amour de Coccinelle (1974) John G. West, The Disney Live-Action Productions, ..

La chanson a été écrite par Richard M. Sherman et Robert B. Sherman, première du duo des frères Sherman pour un long métrage Disney Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, , toutefois un téléfilm a été composé avant The Horsemasters John G. West, The Disney Live-Action Productions, ..

Sortie et Accueil Avant la sortie du film, l'ensemble du studio Disney a commercialisé le film. Une affiche publicitaire montre Nancy Olson et Fred MacMurray volant dans une Ford T au-dessus des studios de Disney à Burbank. Une rediffusion de l'émission Man in Flight (1957) le donne l'occasion au studio de présenter une partie du tournage du film Bill Cotter, The Wonderful World of Disney Television - A Complete History, . Comme c'est la tradition du studio, le film est adapté en bande dessinée dans un one-shot publié en , avec un scénario remanié par Eric Freiwald et Robert Schaefer et des dessins de John Ushler.

Robert A. Mattey et Eustace Lycett ont été sélectionnés pour recevoir l'oscar des meilleurs effets spéciaux. Monte là-d'ssus fait partie des nombreux films scénarisés par Bill Walsh qui ont été des succès commerciaux et populaires pour le studio dans les années 1960, parmi lesquels : Quelle vie de chien ! (1959), Après lui, le déluge (1963), Mary Poppins (1964), L'Espion aux pattes de velours (1965) et Lieutenant Robinson Crusoé (1966) Steven Watts, The Magic Kingdom, . Le film a permis aux Studios Disney de se renflouer.

Les critiques sont assez bonnes : Time évoque « la comédie de science-fiction la plus agréable de la saison » ; le New York Times parle d'un « divertissement remarquablement bondissant. » Le magazine Variety est plus acerbe et écrit que Monte là-d'ssus est une « comédie fantastique d'une infectieuse absurdité, suite naturelle de Quelle vie de chien !. »