Caroline Carré de Malberg, née Caroline Barbe Colchen le à Metz (France) et morte le à Lorry-lès-Metz (Reichsland d'Alsace-Lorraine), épouse du colonel Paul Carré, est la fondatrice, avec l’abbé Henri Chaumontbiographie en ligne (1872), des Filles de Saint François de SalesSite et de sa branche missionnaire les Salésiennes missionnaires de Marie Immaculée.

Biographie

Une jeunesse Messine

Fille de François Dominique Victor Colchen et de son épouse, née Élisabeth-Charlotte Simon, Caroline Barbe naquit à Metz, le et fut baptisée en l’église Saint-Martin de Metz, le suivantsources : opuscule édité en 1897, Vie de Madame Carré de Malberg (Caroline-Barbe Colchen) Fondatrice des Filles de Saint-François de Sales, Taffin-Lefort imprimeur, éditeur à Lille..

Son père, catholique actif, était président de la Société de Saint-Vincent-de-Paul et du Patronage des Jeunes Apprentis. Ancienne famille lorraine, plusieurs parents de la petite Caroline tinrent des charges importantes au . Jean-Victor Colchen (1751-1830), premier Préfet de Moselle qui s'installe en l'an VIII (1799/1800) à la Préfecture de Metz et son frère Claude Nicolas Colchen (1755-1833), député de la Moselle, sont les cousins germains de Jean-Pierre Lubin Colchen, arrière-grand-père de Caroline. Sa mère l'élèvera dans la piété salésienne.

Caroline passa son enfance à Metz sur les bords de la Seille à l’hôtel de Burtaigne propriété de famille située (place des Charrons). Éduquée jusqu’en 1846 au couvent de la Visitation de la rue Four du Cloître, proche de la Cathédrale Saint-Étienne de Metz, la jeune Caroline Colchen avait une grande dévotion pour saint François de Sales et correspondait avec M. Gegou, Supérieur de la Visitation, vicaire général du nouvel évêque de Metz .

Un de ses frères intègre l'ordre des Dominicains. Le , à peine âgée de 20 ans, Caroline Colchen épouse à Metz son cousin germain, le capitaine Jacques-Paul Carré (dit Paul), un officier de carrière de 8 ans son aîné, autoritaire et non pratiquant. Celui-ci lui promet de s’amender à la naissance de leur premier enfant. Bien que le nourrisson soit mort à la naissance, Paul, en bon officier, tient parole.

Le couple aura quatre enfants dont trois mourront en bas âge :

Eugénie ( - ),

Paul ( - ), saint-cyrien (1875) puis reçu en 1884 à l’École supérieure de guerre de Paris. Il meurt le , des suites d’une chute de cheval.

Léon ( - , peut-être à Lorry-les-Metz).

Marie-Thérèse ( - ).

Afin de faciliter la carrière de son fils Paul qui promettait d'être brillante, son mari devenu colonel décida d’habiter Paris. Cependant, la carrière de leur fils est abrégée par une chute de cheval fatale peu avant son trentième anniversaire.

Vie dévote à Paris

À Paris, la famille s'installe Rue de Martignac près de la Basilique Sainte-Clotilde, Caroline a pour confesseur l'abbé Henri Chaumont, un des vicaires de la paroisse. Celui-ci, qui s'inquiète de l'évolution de la société et du peu de place que tiennent les femmes dans l'Église, lui propose L'introduction à la vie dévote de François de Sales pour guider les âmes de bonne volonté vers Dieu.

La guerre de 1870 interrompt les pieuses réunions et Carré s'éloigne de Paris prête d'être assiégée. La guerre achevée, elle revient dans la capitale. La défaite de 1870 et le Traité de Francfort ont donné Metz et sa région au nouvel Empire allemand. Paul et Caroline Carré optent pour la France.

En vertu du décret du , le colonel Paul Carré reprit le nom de « de Malberg », abandonné à la Révolution.

Luchon : Débuts d'une vocation

Partie à Luchon, au chevet de son frère, le Révérend-Père Colchen de l'ordre des Prêcheurs, elle jette avec deux amies, les bases du mouvement des Filles de Saint François de Sales, constamment canalisée par l'abbé Chaumont comme l'avait été en son temps Jeanne de Chantal par François de Sales.

« Vive Jésus à tous nos dépens »

En 1872, l'abbé Chaumont propose à Carré de fonder une société de laïques destinée à pratiquer la Charité de manière respectueuse et discrète.

L'œuvre démarre dans une mansarde du de Paris proche de l'église Saint-Sulpice, rue Cassette. En hommage à la fondatrice de la Visitation, Carré y prend le nom de Sœur Jeanne de Chantal (1572-1641) et adopte pour devise : .

Cette Société propose un double but : la sanctification personnelle de ses membres et l'apostolat. Les femmes s'investissent dans le soulagement de la misère avec la discrétion la plus absolue. Des maisons de catéchistes missionnaires seront même fondées en Asie et en Afrique sous le patronage de Marie Immaculée, dogme défini en 1854 par le pape Pie IX.

En 1876, Caroline Carré de Malberg incite son confesseur à fonder une pieuse union de prêtres : les prêtres de saint François de Sales.

Rouen : approfondissement de l'œuvre

Une mutation du colonel Carré de Malberg l'éloigna à Rouen d'où elle continua pendant cinq années à diriger l'œuvre.

Lorry-lès-Metz : la maison-mère thumb|left|Foyer Carré de Malberg, ancienne maison de Caroline Carré de Malberg. thumb|Chapelle du Foyer où est inhumée Caroline Carré de Malberg. En 1888, il faut un local plus grand. L'ancienne maison de campagne de Lorry-lès-Metz, près de Metz en Lorraine annexée en tiendra lieu. En 1889, Caroline Carré de Malberg incite l'abbé Chaumont à fonder une branche religieuse en complément de la branche laïque. La maison deviendra le Foyer Carré de Malberg.

C'est là que Carré de Malberg s'éteint le , à 10 h du matin, des suites d’un cancerSébastien Maillard, « Une laïque française reconnue Vénérable », La Croix, 10 mai 2014.. Elle est d'abord inhumée à Metz dans le caveau familial du cimetière de L'Est. Le , son corps est transféré dans la chapelle qui est dans la cour d'entrée de la maison de maître à Lorry-lès-Metz.

Officier de la Légion d'honneur, son mari mourut à Pont-à-Mousson, ville Française proche de la frontière, en 1905. Il fut inhumé dans le caveau familial au Cimetière de l'Est à Metz.

Les statuts de la congrégation sont approuvés par le pape saint Pie X en 1911.

Reconnaissance posthume

Le procès en béatification de Caroline Carré de Malberg est en cours depuis . Le , par un décret reconnaissant ses , elle a été déclarée Vénérable .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes François de Sales Jeanne de Chantal Ordre de la Visitation

Liste des vénérables reconnus par le pape François

Liens externes

Société Saint François de Sales Biographie, St. Francis DeSales Association Biographie, Société saint François de Sales

Catégorie:Naissance en avril 1829 Catégorie:Décès en janvier 1891 Catégorie:Décès à 61 ans Catégorie:Lorry-lès-Metz Catégorie:Naissance à Metz Catégorie:Fondateur français d'ordre Catégorie:Vénérable catholique français Catégorie:Mort d'un cancer en France