Romorantin-Lanthenay est une commune française, située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Cette ville est par ailleurs capitale de la région naturelle de la Sologne.

Géographie Localisation et communes limitrophes { "type": "ExternalData", "service": "geoline", "ids": "Q214600", "properties": { "fill": "#fc3", "stroke": "#ac6600"

La commune de Romorantin-Lanthenay se trouve dans le sud-est du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Grande Sologne. .. À vol d'oiseau, elle se situe à de Blois., préfecture du département.. La commune constitue en outre le bassin de vie de Romorantin-Lanthenay.

Les communes les plus proches sont. : Villeherviers (), Pruniers-en-Sologne (), Loreux (), Villefranche-sur-Cher (), Veilleins (), Saint-Julien-sur-Cher (), Lassay-sur-Croisne (), Millançay () et La Chapelle-Montmartin ().

Localisation vignette|gauche|La Sauldre. La ville est située au cœur de la Sologne, sur la rivière Sauldre, à au nord-ouest de Vierzon, au sud-est de Blois, au sud d'Orléans, au nord-ouest de Bourges, à l'est de Tours et au sud de Paris.

Elle appartient à l'aire urbaine de Romorantin-Lanthenay.

Les routes départementales 49, 59, 75, 120, 724, 765 et 922 traversent le territoire de la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gièvres à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Romorantin-Lanthenay est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Romorantin-LanthenayUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée..

Romorantin-Lanthenay est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités..... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Romorantin-Lanthenay, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Toponymie L'étymologie de Romorantin n'est pas certaine. Il existe plusieurs hypothèseshttps://www.lanouvellerepublique.fr/romorantin/romorantin-petite-rome-ou-riviere#:~:text=L%27origine%20du%20nom%20de,Rantin%2C%20affluent%20de%20la%20Sauldre.&text=L%27origine%20du%20nom%20de%20Romorantin%20n%27est%20pas%20r%C3%A9ellement,car%20attest%C3%A9e%20par%20aucun%20document.: les Romains y auraient construit un camp Roma Minor ou petite Rome le nom pourrait venir aussi des ruisseaux Ru et Morentinus, affluents de la Sauldre. Quant à la seconde partie, Lanthenay, elle fait référence à la commune ayant fusionné avec Romorantin en 1961.

Histoire

Un développement médiéval Si le peuplement de la Sologne est ancien, et si les Romains y avaient construit un camp, la première mention de Romorantin remonte à 1196, lorsque le comté de Blois accorde une charte de franchises aux habitants..

Se constitue progressivement un château fort qui subit l'assaut des anglais en 1356. Dans la journée du , 60 lances françaises et un grand nombre d'hommes d'armes d'Amaury de Craon et de Boucicaut tendent une embuscade à un petit convoi ennemi qui résiste jusqu'à l'arrivée du gros des forces anglaises qui capturent 120 Français, l'autre moitié et plus se sauve en direction de la ville. Les Anglais arrivent à Romorantin et plantent leurs tentes près de l'un des gués de la Sauldre, durant 3 jours, et lancent le premier assaut.

Le , après avoir capturé la ville, les Anglais avec à leur tête le prince de Galles, attaquent le château où sont enfermés un grand nombre de défenseurs. Les assaillants prennent pied dans le château et les Français se réfugient alors dans le DoungounFuit enim ibi aliud castrum juxta illud fortissimum valde quantum ad jactus saggittae quod vocabatur le Doungoun, illud autum magnum damnum ingessit hominibus principis.. L'assaut est meurtrier, des deux côtés, les Anglais perdent Bernardet d'AlbretBernardet était un jeune bachelier de la maison d'Albret. Il fut tué par une pierre lancée par un mangonneau.Alexandre Mazas, Vies des grands capitaines français du Moyen Âge, Paris, Devenne, 1828-29, ..

Durant la journée du , les Anglais lancèrent trois assauts distincts contre la tour. Le premier par le comte de Suffolk William d'Ufford, le second par et le troisième par un chevalier Gascon, dont le nom n'est pas cité, sans succès car le donjon tient toujours.

Les 2 et , les assaillants finissent par mettre le feu à la tour. Froissart indique qu'ils utilisèrent le feu grégeois et des canons, vraisemblablement par une sape, de sorte que les assiégés ne pouvaient pas éteindre le feu avec le peu de réserve de vin et d'eau dont ils disposaientDie veneris et die sabbati submiserunt ignem ad turrim ita quod inclusi non possent bene ignem extingue cum vini et aqua, quod in parva quantitate habedant intra se..

Après avoir négocié, les défenseurs se rendent. L'historien Robert d'Avesbury indique que 80 Français se rendent, parmi eux Amaury de Craon et Boucicaut.

Le , les Anglais restent en place durant la journée, tout en se préparant à continuer leur chevauchée.

La ville se développe au avec de nouvelles fortifications voulues par les comtes d'Angoulême.

À la Renaissance À l'emplacement de l'ancien château, Louise de Savoie, mère de François , confie à Léonard de Vinci en 1516, la tâche de concevoir un palais royal afin de faire de Romorantin une cité idéale, une nouvelle Rome ou une nouvelle capitale de la France.. Ce dernier envisage également le percement d'un canal reliant la Loire à la SauldreDe Sairigné MS, , in Le Journal de la Sologne, printemps 2010, ..

Les travaux de dérivations, d'aménagements et de terrassement de la Sauldre aux abords du château ont lieu entre 1516 et 1518. La construction est lancée, une aile de de long est construite, mais les travaux restent inachevés en 1519, peut-être à cause de la peste, mais plus probablement à cause de la mort de Léonard de Vinci..

L'aile construite par Louise de Savoie est détruite en 1723.. Il reste aujourd'hui, outre les plans de Léonard de Vinci dans le Codex Atlanticus, des traces archéologiques nombreuses — dont les ruines du château avec deux tours et les remblais que l'on peut voir aujourd'hui, les descriptions et plan du , mais également des plaques et des épis de faîtage dorés retrouvés dans des maisons de la ville dont celle . Longtemps décrit comme un projet rêvé de Léonard de Vinci, le château de Romorantin a bien été construit, au moins partiellement, en attestent les nombreuses factures et descriptions découvertes depuis 2015in coll, Louise Valois (1476-1531), Presses universitaires François-Rabelais, Orléans, 2015, et dont la maîtrise d'ouvrage est la même à Chambord et à Romorantin. Ce projet inachevé est un prototype du château de Chambord, et de son fameux escalier à vis, au sujet duquel l'architecte Dominique de Cortone vient rencontrer Léonard en 1518 au Clos-Lucénote précédente.

Au Le , la cloche de l'église nommée Etienne est cassée à l'occasion de la sonnerie de la Confrérie de Saint-Jacques. Elle fut refondue le , bénie le et nommée Etienne par le corps de ville représenté par Claude Vallois, seigneur de Bois-Renault, conseiller du roi et du duc d'Orléans, lieutenant-général et maire de Romorantin, et par Madeleine Elisabeth Leproust, veuve de Messire Laurent Claude Huet d'Arlon, écuyerArchives départementales du Loir-et-Cher - 24 Num 64 - vue 52/106.

Le , un orage qui dura trente minutes vers dix-neuf heures fait tomber des grêlons "gros comme des noix" et une foudre qui criblent les vitres, cassent ou arrachent les arbres et endommage les blés et les vignes. La couverture de l'église et le clocher sont percésArchives départementales du Loir-et-Cher - 24 Num 67 - vue 21/149.

Entre les 26 et , une inondation sans précédent (4 à d'eau) cause de nombreuses destructions dans la ville (plusieurs maisons, deux ponts et le moulin de la ville) ainsi que sept morts (dont le meunier de la ville)Archives départementales de Loir-et-Cher - 4 E 194/31 - ..

Durant la Première Guerre mondiale

vignette|gauche|Bâtiments du centre de réparation Salvage and Repair. vignette|droite|Installation de moteurs de DH-4 à l'aérodrome de Romorantin. vignette|gauche|Baraquements pour les soldats américains. vignette|droite|Caudron G.4 E2 - Air Service Production Center No. 2, sur l'aérodrome de Romorantin, 1918. En 1912, le premier aérodrome destiné à l'armée française est construit..

Un gigantesque dépôt militaire américain est construit à partir d’ à côté de Romorantin, le G.I.S.D. (General Intermediate Supply Depot) s'étendait sur les communes de Gièvres, Pruniers, Selles-sur-Cher et Villefranche en formant un vaste losange dont les diagonales respectives étaient de et .

Les installations américaines ont hébergé jusqu'à , et concernaient les domaines : de l'aviation : avec l'assemblage, le montage et les essais des appareils ; du génie : avec ses entrepôts de tout le matériel nécessaire aux travaux et avec ses ateliers spécialisés pour le travail du bois, du fer et autres matériaux ; de l'énergie électrique : avec le stockage de groupes électrogènes et de toutes les fournitures complémentaires ; de la santé : avec un hôpital modèle, un entrepôt de produits pharmaceutiques, des appareils médicaux, et des hôpitaux démontables ; de l'intendance : avec son usine frigorifique, ses dépôts de produits alimentaires mais également une boulangerie industrielle ; des transports : avec son parc automobile abritant des véhicules de toutes tailles par dizaines de milliers, ainsi qu'avec une cavalerie forte de et avec des stocks de plus de de litres de carburants et de lubrifiants.