Psaume rouge (Még kér a nép) est un film hongrois réalisé par Miklós Jancsó, sorti en 1972.

Synopsis Fin du . Dans la plaine hongroise, des ouvriers agricoles, contraints à de misérables conditions de vie, se révoltent contre leurs seigneurs. L'intendant est capturé. Le comte propriétaire des domaines, est terrassé par une crise cardiaque. L'armée refuse de tirer. Le prêtre est jeté dans l'église, bientôt incendiée. Après une période de « fraternisation », dans une ambiance dansante et musicale, des soldats qui s'étaient mêlés à la foule l'encerclent soudainement et tirent, provoquant un massacre parmi les paysans. Pourtant, la révolution finira par triompher : le revolver d'une militante abat successivement plusieurs soldats responsables des massacres...

Fiche technique Titre : Psaume rouge Titre original : Még kér a nép (traduction approximative : Le peuple exige encore) Réalisation : Miklós Jancsó Scénario : Gyula Hernádi Dramaturgie : Yvette Biró Ingénieur du son : György Pinter Musique : Tamás Cseh, Ferenc Sebó et chants populaires et patriotiques hongrois Chorégraphie : Ferenc Pesovar Photographie : János Kende Montage : Zoltán Farkas Décors : Tamás Banovich et Tilda Gáti Costumes : Zsuzsa Vicze Production : Ottó Föld (Studio 1 Mafilm, Budapest) Pays d'origine : Langue originale : hongrois Format : couleurs (Eastmancolor) - Mono Genre : Drame Durée : 87 minutes Date de sortie : Hongrie :

Distribution Lajos Balázsovits : le jeune officier András Bálint : le Comte Gyöngyi Bürös : la jeune paysanne Andrea Drahota : une militante socialiste József Madaras : Hegedüs Tibor Molnár : Csuzdi Erzsi Cserhalmi : un militant socialiste Bartalan Solti : le vieux

Distinctions Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1972

Autour du film Le titre original hongrois, emprunté à un poème de Sándor Petőfi, peut être traduit approximativement ainsi : "Le peuple exige encore..." (sous-entendu : "ce qu'on ne lui donne pas") ou encore "Vite, le peuple ne fait encore que demander…" comme l'indique Miklós Jancsó lui-même à André Cornand (in : La Revue du cinéma - Image et son, 267, ).

Commentaires

. Ces propos de Miklós Jancsó démontrent clairement que, pour le cinéaste lui-même, Psaume rouge ne peut être séparé de son œuvre antérieure. Dans Psaume rouge se retrouvent les caractéristiques fondamentales d'une écriture spécifiquement originale : (Michel Estève, Miklós Jancsó, in : Études cinématographiques, 104-108, 1975) Toutefois, même s'il prolonge une réflexion antérieure, Psaume rouge accuse une rupture, ou au moins un tournant. , affirme Jancsó (Entretien avec Miklós Jancsó, fiche technique Lusofrance-Distribution) (Michel Estève, op. cit.) Or, beaucoup plus que dans Ah! ça ira (1968), (Michel Estève, op. cit.) La dramaturgie du nu, régulièrement présente chez Jancsó, n'a également plus la même signification. , dit Jancsó (in : Écran 72, 10, déc. 1972) Jonathan Rosenbaum loue, pour sa part, (in: 1001 films à voir avant de mourir, Omnibus) Mais, si dans Psaume rouge, comme pour son œuvre antérieure, Jancsó , précise Michel Estève (op. cité). Sur ce sujet, effectivement, Jancsó nous dit : (Miklós Jancsó, in : Écran 72, 10, déc. 1972) De fait, Jonathan Rosenbaum considère, à son avis, que l' (in : 1001 films…, Omnibus)

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