La rue Berton est une petite ruelle de l'ouest de Paris, dans le .
Situation et accès Commençant avenue de Lamballe et finissant rue d'Ankara, la rue Berton est composée de deux tronçons, dont l'un fait sa singularité.
Ce tronçon, qui débute rue d'Ankara, est le plus ancien. Il prend la forme d’un étroit sentier pavé se faufilant entre de hauts murs aveugles. D’un côté, la rue longe la maison de Balzac, de l’autre l’hôtel de Lamballe, aujourd’hui ambassade de Turquie, autrefois clinique psychiatrique du docteur Blanche où furent notamment soignés les écrivains Gérard de Nerval et Guy de Maupassant.
À mi-chemin, côté maison de Balzac, se trouve une borne, signalée par une plaqueSelon la Société historique d'Auteuil et de Passy, cette plaque fut apposée en 1911. sur le mur. Selon les uns, elle aurait indiqué la limite entre les seigneuries d'Auteuil et de Passy. ; selon les autres, elle n’aurait servi qu’à limiter l’accès aux charrettes dans cette voie très étroiteHubert Demory, « Histoire du arrondissement », mapage.noos.fr.. Seul point d’accord : cette borne date de 1731.
L'autre tronçon, plus moderne, rejoint la rue Raynouard. Un escalier, en son milieu, permet également de rejoindre cette voie.
Origine du nom gauche|vignette|redresse|Henri Montan Berton. La rue Berton porte le nom de deux compositeurs : Pierre Montan Berton (1727-1780) et son fils Henri Montan Berton (1767-1844)..
Historique Visible sur le plan de Roussel de 1730, cette voie de l'ancienne commune de Passy s’est auparavant appelée « rue de Seine », pour la partie descendant vers le fleuve (voir infra) et « rue du Roc », pour la partie approximativement parallèle à l’actuelle rue Raynouard..
Elle est classée dans la voirie parisienne par un décret du et prend sa dénomination actuelle par un décret du . Elle englobait, jusqu’en 1954, l'actuelle rue d'Ankara.
Dans son livre Le Flâneur des deux rives, paru en 1918, le poète Guillaume Apollinaire la dépeint ainsi : ; mais il y voit aussi l', n'ayant sans doute .
La rue Berton échappa aux terrassiers du fait de l'approche de la Grande Guerre.
L’aménagement à venir de terrains attenants à la maison de Balzac, vendus en 2012 par la Ville de Paris à une société immobilièreAudrey Levy, « Une parcelle qui fait des envieux », Le Point, 2127, 20 juin 2013., suscite bien des inquiétudes, notamment parmi les historiens d’artDidier Rykner, « La Mairie de Paris sacrifie l’agrandissement de la maison de Balzac », La Tribune de l'art, lundi 11 juillet 2011..
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Au 24, on peut voir la porte dérobée par laquelle l'écrivain Honoré de Balzac quittait sa maison pour fuir à l'arrivée de ses créanciersGuide de Paris mystérieux, Éditions Tchou Princesse, novembre 1979.. Au 38 se trouvait, au , l'appartement de l'architecte Auguste Perret. L'immeuble, l'un des premiers bâtis en béton armé., abritait également son agence.
En littérature La rue Berton sert de cadre principal à l’intrigue policière de Pas de bavards à la Muette de Léo Malet.
Dans L'Affaire du Collier (1963), une aventure en bande dessinée de Blake et Mortimer, le joailler malhonnête Duranton habite dans un hôtel particulier située dans cette rue.
Au cinéma En 2018, une scène du film J'accuse du réalisateur Roman Polanski est tournée au de la rue, devant la maison de Balzac, transformée pour les besoins du scénario en cabaret de style 1900.
Personnalités liées à la rue Honoré de Balzac (1799-1850), écrivain Guillaume Apollinaire (1880-1918), poète Auguste Perret (1874-1954), architecte
Notes et références
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