L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle , communément appelé « aéroport de Roissy », est un aéroport international situé à Roissy-en-France, à au nord-est de Paris.

C'est le premier aéroport en France par son importance, la deuxième plus importante plate-forme de correspondance aéroportuaire d'Europe après l'aéroport de Londres-Heathrow au Royaume-Uni (donc première de l'Union Européenne) et le dixième aéroport mondial en 2023 pour le trafic passagers, avec de visiteurs.

Ouvert en 1974 (aérogare 1) pour faire face à la saturation de l'aéroport d'Orly, il porte le nom de Charles de Gaulle qui était président de la République quand la création de l'aéroport fut décidée en 1964.

L'aéroport, avec ses aérogares, ses quatre pistes, son héliport et ses différentes zones d'activités s'étale sur les départements du Val-d'Oise, de Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis. Il occupe plus de la moitié du territoire de la commune de Roissy-en-France avec une superficie de .

L'aéroport est exploité commercialement par la marque voyageurs Paris Aéroport (Groupe ADP)Jean-Laurent Maurel, « Aéroports de Paris souhaite exporter son savoir-faire à l’international », www.investir.lesechos.fr, (consulté le )..

Histoire Constatant une croissance rapide du transport aérien de passagers, les pouvoirs publics entreprennent en 1962 d'identifier de vastes terrains suffisamment éloignés de l'agglomération parisienne et susceptibles d'accueillir de nouvelles infrastructures aéroportuaires devant la saturation à venir de l'aéroport de Paris-Orly et de l'aéroport de Paris-Le Bourget, qui avaient été créés à l'époque de la Première Guerre mondiale. Les perspectives d'évolution du trafic prévoyaient à cette époque le doublement du trafic tous les cinq ans, soit douze millions de passagers à l'échéance 1975-1980G. Ibergay, D. Renux, Histoire de Roissy-en-France, 1979, 215-216...

Dès 1944, Alain Bozel un proche de Charles de Gaulle propose de construire un nouvel aéroport de sur le plateau de Saclay. Le président du gouvernement provisoire est séduit par l'idée, mais il renonce temporairement car le jugeant à ce moment-là trop ambitieux et trop coûteux. Vingt ans plus tard, l'idée est relancée mais cette fois-ci au nord de Paris. Un arrêté interministériel du décrète la création de l'aéroport « Paris Nord » sur une large zone agricole du Pays de France, à vingt-cinq kilomètres au nord-est de Paris1974-2004 : CDG a 30 ans…, revue Roissy Horizon, supplément au . et sur un terrain peu urbanisé de . Cette zone offre de multiples avantages : les destructions à prévoir sont très limitées vu la taille de l'emprise (une seule grosse ferme), et elle permet de réaliser de futures extensions quand les premières infrastructures arriveront à saturation.

Une cinquième piste transversale est ainsi intégrée dans le plan de masse de Paris-CDG à la fin des années 1960. Du au de la même année a lieu l'enquête d'utilité publique ; la commission d'enquête émet un avis favorable le . L'aéroport occupera une surface de prise sur le territoire de sept communes.

La municipalité de Roissy-en-France et les autres villages directement concernés tentent alors vainement de lutter contre la création de cet aéroport qui apportait déjà dès le début des travaux son lot de nuisances avec l'arrivée des engins de chantier et les importantes dégradations engendrées aux rues du village de Roissy (camions, boue, canalisations détruites…). Les agriculteurs, quant à eux, protestèrent au début mais, comprenant rapidement le caractère inéluctable de l'édification de l'aéroport, négocièrent des dédommagements financiers afin de se reconvertir sur place ou de racheter des terres agricoles ailleursG. Ibergay, D. Renux, op. cit., 1979, 217-219..

En parallèle, une importante polémique se développe dans le nouveau département du Val-d'Oise voyant s'affronter les « anti » et « pro-aéroport »., les uns déplorant les nuisances apportées, les autres répondant développement économique et progrès. De 1969 à 1972, la rumeur du projet et le flou des informations font grandir la contestation locale puis départementale. L'ampleur du phénomène conduit le gouvernement à tenter d'enrayer la polémique en arrêtant clairement en trois zones de nuisances : « A (cinq communes et dix-mille habitants), toute construction interdite ; , construction autorisée pour les bâtiments utilitaires ; C (cent-quatre-vingt-mille habitants), extension des agglomérations limitée au maximum ».

Mais loin de calmer les esprits, la contestation prend une ampleur nationale, les médias se répartissant entre « pro » et « anti », souvent en fonction de leur appartenance politique. Le plus grand reproche fait à l'État par les habitants et élus locaux fut le manque de transparence et l'absence d'information. Ainsi au début des années 1970, l'administration imposait des contraintes architecturales strictes au nom de la préservation du site et laissait se vendre des terrains à bâtir… pour refuser ensuite les permis de construire alors que la construction de l'aéroport était déjà prévue depuis une dizaine d'années.

Le président Charles de Gaulle quitte le pouvoir en 1969 et meurt l'année suivante, donc sans voir l'achèvement du nouvel aéroport qu'il avait lancé. Son successeur, George Pompidou décide de nommer le nouvel aéroport en hommage à son illustre prédécesseur. L'inauguration a lieu le après de travaux et une enveloppe respectée de . Mais la cérémonie est brève et menée par le Premier ministre Pierre Messmer. et non par le Président de la République, car le pays est à ce moment en deuil officiel de la catastrophe aérienne d'Ermenonville qui a eu lieu cinq jours plus tôt dans le département de l'Oise, donc proche du nouvel aéroport et avait coûté la vie à . Les premiers passagers atterrissent le ..

L'aéroport est desservi à partir de 1976 par la navette ferroviaire Roissy-Rail grâce à l’inauguration d'une gare près de l'aéroport et la construction d'un débranchement ferroviaire depuis Aulnay-sous-Bois. En 1981, le service Roissy-Rail est absorbé par le nouvel RER B, et la ligne ferroviaire est prolongée d'une station en 1994, avec un nouvelle gare commune pour le RER B et les TGV intersecteurs.

L'aéroport ouvre initialement avec les deux pistes au nord et le terminal 1. Le terminal 2 ouvre en 1982. Les deux pistes sud entrèrent en service entre 1998 et 2001.

Le , le vol 4590 Air France effectué par un Concorde, prend feu au décollage et s'écrase peu de temps après sur un hôtel de la commune de Gonesse, faisant . Un mémorial Concorde en hommage aux victimes a été inauguré par le PDG d'Air France le 2006 au sud de l'aéroport non loin de la zone de fret 7.

Le , à l'occasion des quarante ans de l'aéroport, un dossier de présentation a été établi par Aéroports de Paris comprenant, entre autres, les dates clés et les caractéristiques de cette plate-forme aéroportuaire..

Le , la société Aéroports de Paris annonce son plan stratégique Connect 2020 qui prévoit la création de deux nouvelles marques pour exploiter les activités du groupe : les aéroports parisiens (Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget) sont regroupés sous la marque Paris Aéroport, et toutes les autres filiales de la société Aéroports de Paris sont réunies sous la marque Groupe ADP.

Durant les années 2010, un troisième grand terminal fut en projet. Cependant l'impact environnemental et la crise économique du COVID eurent raison de ce projet en 2020.

Du 3 au , dans le cadre de la Journée internationale des personnes handicapées, l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle est temporairement rebaptisé « Paris-Anne de Gaulle » pour sensibiliser à l'insertion des personnes en situation de handicap..

Directeurs Jusqu'en , le directeur de l'aéroport est Franck Goldnadel qui avait succédé, le , à Patrice HardelADP : Franck Goldnadel nommé directeur de Paris CDG, tourmag.com, , consulté le ..

En , Marc Houalla est le directeur de l'aéroport..

Depuis , Régis Lacote est le directeur de l'aéroport..

Importance mondiale de l'aéroport vignette|Ancien panneau d'information du terminal 2 à la sortie de la gare TGV. vignette|Hôtel Sheraton au centre de la gare TGV du terminal 2. en 2008

L'aéroport Charles-de-Gaulle constitue une plateforme de correspondance pour les compagnies du Groupe Air France-KLM et les compagnies membres de l'alliance Skyteam, mais aussi en matière de fret avec FedEx ou DHL. Paris-CDG est ainsi la première plateforme de correspondance d'Europe pour l'offre de connectivité intercontinentale devant l'aéroport de Londres-Heathrow et le troisième hub européen pour l'offre globale de correspondances derrière Francfort et Amsterdam. Il dessert plus de dans le monde, avec un minimum de dans l’année. Avec plus de de connexions en moins de deux heures entre vols moyens et longs courriers par semaine, il est le plus performant.. des hubs européens. Le taux de correspondance sur la plate-forme est de 31,6 % en 2015 et Paris se trouve à moins de deux heures de vol de toutes les grandes villes d’Europe occidentaleParis-Charles de Gaulle, description de la plateforme, aeroportsdeparis.fr, consulté le ..

Plus de trois cents villes sont desservies à travers le monde par environ cent cinquante compagnies aériennes depuis Paris-Charles-de-Gaulle.

Trafic En 2023, Paris-Charles de Gaulle est le deuxième aéroport le plus fréquenté d'Europe et le onzième mondial avec de passagers accueillis. Londres-Heathrow le dépasse ( de passagers), mais il devance ceux d'Amsterdam () et de Francfort ().. En 2019, il avait reçu de passagers. dont environ un tiers en correspondanceCommuniqué de presse du 15 janvier 2013 d'Aéroports de Paris, consulté le ..

Pour les mouvements d’aéronefs (décollages et atterrissages), il se plaçait en 2023 en troisième position en Europe avec , derrière Amsterdam () et Londres-Heathrow (), se plaçant ainsi au quinzième rang mondial.

La capacité de la plateforme a été portée à quatre-vingts millions de passagers par l'ouverture du satellite S4 à la fin de .

En volume de fret, l’aéroport se situait en 2023 au premier rang européen () devant Francfort () et au quinzième rang mondial. L'aéroport dispose d'une capacité totale de traitement de de tonnes de fret par an..

Dans le classement mondial, Paris-Charles de Gaulle se situe au troisième rang des aéroports offrant le plus grand nombre de places de stationnement pour aéronefs, derrière l'aéroport international O'Hare à Chicago (269) et l'aéroport international Hartsfield-Jackson à Atlanta (241), tous deux aux États-Unis. Il dispose de plus de de stationnement avions, dont 145 au contact des terminaux. Sur au large, 79 sont destinés au fret.

Trafic en tableaux + Évolution du trafic de 1995 à 2004 Année 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004. Trafic Évolution + 11,9 % + 11,2 % + 9,5 % + 12,9 % + 10,7 % - 0,5 % + 0,8 % - 0,3 % + 6,3 %

+ Évolution du trafic de 2005 à 2014 Année 2005. 2006 2007Site des aéroports français, aéroport de Paris Charles-de-Gaulle, statistiques annuelles, consulté le . 2008 2009 2010 2011 2012 2013Communiqué de presse du 15 janvier 2014 d'Aéroports de Paris, consulté le 14 avril 2014. 2014Communiqué de presse du 19 février 2015 d'Aéroports de Paris, consulté le 15 mars 2015. Trafic Évolution + 4,9 % + 5,7 % + 5,4 % + 1,5 % - 4,3 % + 0,5 % + 4,8 % + 1 % + 0,7 % + 2,8 %

+ Évolution du trafic à partir de 2015 Année 2015. 2016.2017.2018.2019.2020.2021.2022.20232024 Trafic 70 290 260 Évolution + 3,1 % + 0,3 % + 5,4 % + 4,0 %

Principales compagnies aériennes vignette|upright=1.35|Deux Airbus A321 de la compagnie aérienne française Air France à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. vignette|Panneau d'information au .