Les forces armées irakiennes sont les forces armées de l'Irak. Celles-ci participent à plusieurs conflits de haute intensité et insurrections à partir de l'indépendance de ce pays, sont dissoutes le par Paul Bremer, à la suite de l'invasion américaine de l'Irak puis progressivement recréées, sur des bases entièrement nouvelles, par les forces de la coalition militaire en Irak.

Avec son effectif de au , elles sont une des composantes des forces de sécurité de ce pays qui comprend en outre la police nationale, les polices locales et des milices d'autodéfense ( dans ces dernières en http://www.mnf-iraq.com/index.php?option=com_content&task=view&id=16797&Itemid=132 Brig. Gen. Anderson from Camp Liberty, Feb. 1, Multi-National Force-Iraq, 3 février 2008, au début d') et elles soutiennent actuellement les forces de la coalition militaire en Irak. Au début de 2012, les forces de sécurité emploient , dont et dépendant du ministère de l'Intérieur, et leur budget global s'élève en 2012 à de dollars, soit 15 % des dépenses de l’État.

Le budget de la défense pour 2008 est de de dollars américains. et pour 2009, le budget de la défense irakienne est, selon le SIPRI, de .

vignette|T-72 de la nouvelle armée irakienne en 2006. 77 de ces engins ont été donnés par la Hongrie après remise à niveau en 2005. vignette|M1A1M Abrams en service en Irak lors d'un défilé en janvier 2011.

Historique

vignette|Scène de capture de soldats irakiens par les Iraniens après la reprise de Khorramshahr en 1982. vignette|AML-90 irakien capturé en 1991. L'armée de terre de ce qui est alors le royaume d'Irak est officiellement mise en place le , lorsqu'est formé le premier bataillon de volontaires. Elle est destinée à remplacer progressivement l'armée britannique qui rentre au pays. À la fin de 1922, les forces irakiennes comptent répartis en trois bataillons, stationnés à Mossoul, Bagdad et Hilla.

L'armée continue progressivement à croître. À la fin de l'année 1929, elle compte dans ses rangs , dont . En 1934 est instaurée la conscription militaire et en 1941, les effectifs des forces armées irakiennes s'élevaient à environ . Après la Seconde Guerre mondiale, la réduction des effectifs ramène ce chiffre à , en comptant les unités de la Gendarmerie.

Une série de coups d'État, entre 1939 et 1968, dont celui de 1958 créant une république, a pour conséquence la division et la réorganisation des forces armées irakiennes entre plusieurs factions politiques. Cependant, après la prise de pouvoir par le parti Baas en 1968, un contrôle unique de l'armée est reformé et renforcé.

L'armée irakienne a été à l'origine formée sur le modèle britannique. Mais l'influence grandissante de l'Union soviétique, combinée à l'expérience acquise pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), modifie profondément ce modèle et les doctrines d'emploi.

Pendant la fin des années 1970 et la première moitié de la décennie suivante, les forces armées irakiennes connaissent plusieurs bouleversements majeurs, et ce à tous les niveaux, dans les effectifs, les structures, l'approvisionnement, la hiérarchie, mais surtout dans le caractère politique.

Entre 1980 et 1990, Saddam Hussein fait passer les effectifs de l'armée de terre de à environ un million d'hommes.

En 1987, en tenant compte des réservistes et des unités paramilitaires, l'Armée irakienne compte d'hommes, sept corps d'armées, trente divisions d'infanterie, cinq divisions blindées et trois divisions mécanisées. En , elle atteint un maximum avec cinquante divisions, dont 34 d'infanterie et . Elle est alors, en termes d'effectifs, la quatrième puissance militaire du monde, après la Chine, l'Union soviétique et les États-Unis.

Conséquence du conflit contre l'Iran, le régime baasiste irakien est devenu le plus important marché d'armes et d'équipements militaires du monde. En plus des fournitures massives d'armes en provenance d'Union soviétique et de France, Saddam Hussein achète à la Yougoslavie, l'Allemagne fédérale, l'Italie, la Chine, le Brésil, la Pologne, la Tchécoslovaquie et l'Égypte. Il développe également des systèmes d'armes conventionnels tels le système d'artillerie autopropulsé Al Faw et un programme d'armes de destruction massive. Israël, lors de l'opération Opéra, ralentit le programme nucléaire.

Le (ACDA), estime en 1987 que l'Irak a acheté pour un montant total de de dollars américains de matériel militaire, pour la seule période allant de 1981 à 1985.

Après sa désastreuse guerre du Golfe de 1991, l'armée irakienne réduit drastiquement le nombre de divisions d'active. Elle passe de blindées, mécanisées et d'infanterie, en , à blindées, mécanisées et d'infanterie, à la fin de la même année.