Nathalie Maleux, née le à Waremme est une journaliste belge de télévision de langue française. Depuis , elle est l'une des présentatrices titulaires du Journal télévisé sur La Une.

Après des débuts dans une radio libre de Malmedy (Sud Radio), elle effectue un bref passage à Bel RTL avant d'arriver au Centre-radio de la RTBF-Liège en 1996 où elle présente les informations matinales. En 1998, elle devient journaliste « mixte » (radio et télévision) et fait ses débuts à la télé avec un reportage sur un grave accident de la route dans le centre de Stavelot où elle fait preuve de « maîtrise pour aborder la délicate catastrophe »Tshidimba Karin, « RTBF : le nouveau visage du week-end », La Libre Belgique, 13 avril 2007, ..

À partir de 2000, elle commence à présenter le JT de manière ponctuelle soit en tant que remplaçante de François de Brigode et de Fabienne Vande Meerssche, soit lors d'éditions spéciales.

En , elle devient titulaire du Journal télévisé (La Une) le weekend, à la suite de l'entrée d'Anne Delvaux en politique. En 2011, elle quitte les journaux du weekend pour le 13h en semaine.

Depuis le , elle présente en alternance le 19h30 en semaine avec François de Brigode.

Biographie

Vie personnelle

Née dans une famille modeste le à Waremme, d'un père ouvrier chez Cockerill et d'une mère infirmière, Nathalie Maleux grandit dans la région de Liège et fait ses études primaires à l'école communale de Fexhe-le-Haut-Clocher puis ses études secondaires au Collège Saint-Louis de WaremmeVanhaelewyn Serge, « La séduction au naturel du JT », www.psy.be, 2008, .Demaret Alain, « Elle y a appris à écrire », La Meuse, 26 janvier 2010, .

Elle rencontre son futur mari durant leur adolescence en participant à un mouvement de jeunesse et est la mère de Matisse, un garçon né le Maleux Natalie, « Autoportrait : « Demain arrive » », La Libre Belgique, Libre Momento, n°52, 23-29 janvier 2010, p.4-5, ..

Elle réside toujours dans sa région natale près de Liège, dans la campagne hesbignonne plus précisément, et se passionne pour la décoration intérieure et le jardinageBertrand Michel, « Nathalie Maleux, côté cour, côté jardin », La Dernière Heure, 14 mai 2009, . Férue de sports automobiles, elle passe sa licence de pilote en pour participer aux 25 Heures VW Fun Cup au profit de l'association CAP48. Le , son village de Lamine est durement touché par les inondations ayant frappé la Hesbaye et le Condroz ; sa famille et elle font partie des sinistrés et elle ne peut présenter le JT largement consacré à la libération d'Íngrid BetancourtConraads Daniel, « Un lac sur la place du village », Le Soir, 4 juillet 2008, .

Vie professionnelle

Enfant, elle rêvait d'être trapéziste mais voulait devenir vétérinaire. Durant le secondaire, elle hésitait entre vétérinaire et journaliste. Puis, d'abord tentée de devenir professeur de français, elle effectue en 4 ans une licence en journalisme et une agrégation de l'enseignement secondaire supérieur à l'Université libre de Bruxelles d'où elle sort en 1995Petit Cédric et Tshidimba Karin, « Les nouveaux visiteurs du Soir », La Libre Belgique, 23 septembre 2001, ..

Elle fait ses débuts à la RTBF où elle fait quelques « piges » avant de partir sur Radio Contact Malmedy où elle est présentatrice des informations locales, reporter et journalisteGentile Laure et Modolo Michaël, « Le nouveau visage de l'info », 'Vivre la Wallonie, n°4, mai 2009, p.8, .. Elle passe ensuite sur Bel RTL à Bruxelles où elle traite des informations nationales. Elle revient finalement dans la Cité ardente pour effectuer un remplacement au Centre-radio de la RTBF-Liège en 1996 où elle présente les infos de « Liège Matin ». De 1998 à 2000, elle travaille à Liège comme « journaliste mixte » (radio et télévision) et commence ses premiers directs pour le JT de la RTBF le à l'occasion d'un grave accident de circulation dans le centre de StavelotLe 29 juin 1998, un camion traverse le centre-ville de Stavelot avant de finir sa route en s'encastrant dans une banque. L'accident fait 2 morts et 71 blessés. où elle fait preuve de « maîtrise pour aborder la délicate catastrophe ». C'est ce reportage qui la fera remarquer par le rédacteur en chef des JT Michel Konen.

En 2000, elle part pour Bruxelles où elle alterne reportages sur le terrain pour le JT et la présentation de celui-ci pour certaines éditions spéciales ou en tant que remplaçante de François de Brigode et de Fabienne Vande Meerssche pour les éditions de journée () et du soir ()Lauwens Jean-François, « Nathalie Maleux, la discrète du « JT » », Le Soir, 28 octobre 2006, .. En 2003, lorsqu'Anne Delvaux devient titulaire au retrait de Fabienne Vande Meerssche, Hadja Lahbib est désignée comme « joker » mais c'est Nathalie Maleux qui remplira ce rôle officieusement.

À partir d', elle remplace Anne Delvaux en tant que titulaire pour la présentation du JT RTBF de le week-end après le départ de cette dernière pour la politiqueAnne Delvaux quitte le journalisme et la télévision en avril 2007 et entre en politique en rejoignant le cdH présidé par Joëlle Milquet. Placée deuxième sur la liste électorale du parti pour le Sénat, elle devient sénatrice aux élections du 10 juin (2 mois après sa démission). alors que les noms d'Ophélie Fontana et d'Anne Goderniaux étaient également citésHeyrendt Hubert, « Nathalie Maleux, la spontanéité au JT », La Libre Belgique, 13 avril 2007, .Vanbever Charlotte, « Et c'est... Nathalie Maleux », La Dernière Heure, 13 avril 2007, .. En 2008, dans le cadre de la succession du directeur des antennes Yves Bigot, elle signe un texte avec une trentaine d'autres journalistes de la RTBF tels que Jean-Claude Defossé, François De Brigode, Pierre Marlet, Christophe Deborsu, Johanne Montay et Ophélie Fontana. Ce texte reproche à la Société des Journalistes de la RTBF son manque de transparence en n'ayant pas consulté par vote l'ensemble des journalistes en assemblée générale et en n'ayant pas tenu à la disposition de tous les journalistes l'avis consultatif remis au conseil d'administrationLauwens Jean-François, « La nomination qui divise les journalistes », Le Soir, 16 mai 2008, .. Le , elle quitte les JT du week-end où elle est remplacée par Hadja Lahbib et devient titulaire du en semaine à la place de Sébastien Nollevaux tout en restant le joker de François De Brigode pour l'édition de Seront Frédéric, « Nathalie Maleux: « Présenter le JT debout, c’est du cosmétique, ça n’apporte rien » », La Dernière Heure, 19 mars 2011, ..

Vie associative

Le , elle participe aux 25 Heures VW Fun Cup sur le Circuit de Spa-Francorchamps à bord d'une Volkswagen Coccinelle au profit de l'association CAP48Seront Frédéric, « Nathalie Maleux pilote de course », La Dernière Heure, 30 juin 2010, 25 Heures VW Fun Cup: présentation, Vroom.be, 7 juillet 2010, « À fond, à fond, à fond pour Cap 48 », SudPresse, 15 juillet 2010, . La voiture, biplace, permettait à des personnes à mobilité réduite ou invalides de participer à la courseVidéo de la course sur le site de la VW Fun Cup belge, le passage consacré à la biplace CAP48 va de 07:27 à 08:13..

Son métier de journaliste

Ses influences

Parmi ses influences, elle cite Jean-Jacques Jespers qui fut son professeur à l'ULB et qui l'avait impressionnée par sa couverture du drame du Heysel en 1985. Elle évoque également les images de « la mort de la petite Omeyra sous les boues d'Armero, en Colombie » la même année comme l'un de ses souvenir les plus marquants. À Sud-Presse, elle cite également Françoise Van De Moortel comme la journaliste qui la faisait rêver lorsqu'elle était adolescente : « Françoise Van De Moortel, Françoise la magnifique. Elle avait la classe et l’élégance. Une beauté naturelle« Nathalie Maleux côté jardin », SudPresse, 29 juin 2010, . »

Dans son autoportrait du Libre Momento du , Nathalie Maleux cite le livre de Laurence Lacour « Le bûcher des innocents » comme une véritable leçon pour la profession journalistique et comme édifiant sur la façon avec laquelle la machine médiatique peut s'emballer lorsque des journalistes accusent et font basculer des vies en croyant savoir. En 2007 déjà, elle explique au Soir qu'elle a été épatée de voir comment Laurence Lacour montre les travers du travail journalistique« Nathalie Maleux », Le Soir, 6 juillet 2007, ..

Lorsque Sud Presse lui demande de laquelle des présentatrices de JT françaises elle se sent proche, Nathalie Maleux écarte d'emblée Laurence Ferrari et explique : « J’aime le côté naturel et spirituel de Lucet. Chazal et Drucker ont beaucoup d’élégance à l’antenne. Je me sens plus proche de Marie Drucker pour la ligne éditoriale du de France 2. Ils ont de très bons dossiers. »

Son travail vu par les autres

Son premier reportage à chaud lors d'un grave accident routier à Stavelot lui permet de faire remarquer sa « maîtrise pour aborder la délicate catastrophe » qui attire l'attention du rédacteur en chef des JT Michel Konen.

Karin Tshidimba rapporte que « nombre de ses collègues louent sa bonne humeur et son bon caractère, « une vraie gentille qui ne se prend pas la tête » ». Tanguy Dumortier, journaliste à la RTBF, la qualifie de « rigueur incarnée »Leroy Myriam, « Tout le monde sait que j'ai couché ! », La Libre Belgique, 26 novembre 2007, . À l'occasion de sa titularisation, Jean-François Lauwens souligne qu'elle très peu médiatisée en comparaison de François de Brigode ou Anne Delvaux et qu'elle a « imposé un style discret, sobre et crédible »Lauwens Jean-François, « Nathalie Maleux en premier rôle », Le Soir, 12 avril 2007, .. Karin Tshidimba considère quant à elle que ce choix « salue un parcours linéaire et sans faute » et met en évidence que cette dernière est rompue à l'exercice du direct et remarquée lors de duos électoraux avec Olivier Maroy.

Son travail vu par elle

« Je n'ai aucun plan de carrière, je relève les défis qui viennent à moi mais je ne me suis pas fixé de limite dans la durée. »

Nathalie Maleux aime le journalisme de terrain et a donc demandé lors de sa promotion de pouvoir continuer de travailler de temps à autre sur le terrain, notamment en restant impliquée dans les éditions spéciales car, pour elle, « il est important pour un présentateur de JT d'aller de temps en temps là où se passe l'action ».

Elle affirme ne pas travailler avec un plan de carrière et que les choses arrivent par glissements naturels, par opportunités du moment. Concernant son travail de présentatrice, elle estime avoir un style naturel et espère que cela plait aux spectateurs. Elle ajoute : « J'adore ce que je fais mais je sais qu'un jour, on me demandera de ne plus apparaître à l'écran, ça fait partie du jeu ». Elle aime son travail malgré les horaires variables ainsi que la souplesse et la rigueur qu'il réclame. Tout comme le fait de devoir annoncer des mauvaises nouvelles sans laisser transparaître sa sensibilité, la « petite dose d'adrénaline chaque jour » ou encore lorsqu'un journal préparé toute une journée peut changer au dernier moment. L'une de ses qualités principales en tant que présentatrice du JT est la spontanéité qu'elle a acquise par les reportages en direct sur le terrain que ce soit à la radio ou à la télé. Qualité que l'on retrouve avec son penchant pour la présentation des soirées électorales : « Un autre truc que j'adore, ce sont les soirées électorales : donner les résultats qui parviennent en direct et les commenter, c'est plus excitant que présenter un JT, où tout est écrit. »

L'information qu'elle a eue le plus de mal à donner est le meurtre des petites Stacy et Nathalie car « la mort d’un enfant est la pire des choses à annoncer ». Elle considère que présenter le JT debout ne représente aucun intérêt sinon cosmétique et n'apporte rien d'un point de vue journalistique.

Titulaire du JT de la RTBF

right|thumb|alt=photographie de la Tour Reyers, support des relais de la RTBF et de la VRT|La Tour Reyers, support des relais de la RTBF et de la VRT