Le Sūtra du diamant est l'un des sūtra les plus connus et commentés du bouddhisme mahāyāna. C’est aussi l’un des plus courts parmi les sutras Prajnaparamita. Il joue un rôle particulièrement important dans les courants méditatifs comme le chan et le zen et serait selon la tradition le sutra préféré du maître chan Huineng.

C'est, selon la British Library, ..

Titre Le titre complet sanskrit de l’œuvre est Gérard Huet,Dictionnaire Héritage du Sanscrit, version DICO en ligne, entrée « vajracchedakaprajñāpāramitā », lire: . Consulté le ., ; / veut dire « ce qui coupe », / signifie à la fois « diamant » et « foudre », une force inouïe, irrésistible, capable de faire voler en éclats, de démolir, de pulvériser tout ce qui est sur son chemin, de même qu'en pratique, le diamant est capable de couper le verre ou la roche la plus dure mais aussi de briller comme l'eau pure ou l'éclair ; / signifie « perfection de la sagesse » ou « connaissance transcendante »Gérard Huet, DICO en ligne entrée « prajñāpāramitā», lire: . Consulté le ..

Autres noms en Asie : chinois : 金剛般若波羅蜜多經 / Jīngāng Bōrěbōluómìduō jīng ou 金剛經 / Jīngāng jīng ; coréen : 금강반야바라밀경 / Geumgangbanyabaramilgyeong (金剛般若波羅蜜經) ou 금강경 / Geumganggyeong (金剛經) japonais : 金剛般若波羅蜜多經 / Kongō hannya haramita kyō ou 金剛經 / Kongō-kyō ; tibétain : འཕགས་པ་ཤེས་རབ་ཀྱི་ཕ་རོལ་ཏུ་ཕྱིན་པ་རྡོ་རྗེ་གཅོད་པ་ཞེས་བྱ་བ་ཐེག་པ་ཆེན་པོའི་མདོ། / ’phags pa shes rab kyi pha rol tu phyin pa rdo rje gcod pa zhes bya ba theg pa chen po’i mdo vietnamien : Kim cương bát-nhã-ba-la-mật-đa kinh ou Kim cương kinh

Origine et traductions La date de composition en sanskrit n'est pas connue avec certitude, certains la situant entre les . Le fait qu'il a été commenté par Vasubandhu et Asanga, ayant vécu autour du , peut laisser penser qu'il avait déjà à cette époque circulé et acquis une certaine importance. Au moins trois manuscrits en sanskrit ont été trouvés en des lieux éloignés, datant entre les .

Le Sūtra du Diamant a fait l’objet de six traductions en chinois entre les , celle de référence étant la première, effectuée par Kumarajiva. Au Tibet, le texte a été traduit au par et ŚīlendrabodhiPatrick Carré et Philippe Cornu (trad.), Soûtra du Diamant et autres soûtras de la Voie médiane, Paris, Fayard, 2001, . Vis-à-vis de l'original en sanskrit, la traduction chinoise de Kumarajiva est moins fidèle et littérale que la traduction tibétaine.

La première recension sanskrite, basée sur plusieurs manuscrits et documents, est éditée par Max Müller en 1881. Dans un discours à l'Académie des inscriptions et belles-lettres ce dernier présente avec émotion son travail.

Contenu Le Sūtra du diamant prend la forme d’un dialogue entre le Bouddha et son disciple Subhūti.

Selon Philippe Cornu, le contenu du sūtra

Le thème central de la vacuité est l'absence de caractère fixe et inchangeant de toute chose, de tout état d'esprit, de toute pensée. Ainsi que l'expose le quatrain final :

Sūtra du diamant de Dunhuang La British Library en possède un exemplaire remontant à 868 découvert dans les grottes de Mogao de Dunhuang, par Aurel Stein, le plus ancien ouvrage imprimé et daté à nous être parvenu complet Le Sutra du Diamant sur le site de la BLFrancis Wood et Mark Barnard « Restoration of the Diamond Sutra », IDP News, 2011-2012, , p. 4–5. Il porte la mention : « Respectueusement imprimé par Wang Jie pour être distribué gratuitement à tous, au bénéfice de ses parents, le jour du mois, année de l’ère Xiantong (). »

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Texte Charles-Joseph de Harlez de Deulin, Vajracchedikā (Prajñāpāramitā), traduite du texte sanscrit avec comparaison des versions chinoise et mandchoue, Imprimerie Nationale, 1892. Internet Archive Soûtra du Diamant et autres soûtras de la Voie médiane, traduit du tibétain par Philippe Cornu, du chinois et du sanskrit par Patrick Carré, Fayard, collection « Trésors du bouddhisme », Paris, . 180 p. . Contient : Le sutra du diamant, trad. de la version tibétaine ; quatre versions du Sutra du cœur, une trad. du sanskrit, deux du chinois et une trad. de la version tibétaine ; et deux versions du Sutra de la pousse du riz, trad. du tibétain et du chinois. Le Sûtra du diamant, traduit et annoté par Jin Siyan, édition bilingue chinois-français, You-feng, 2007. Le sutra du diamant. Vajracchedika Prajñaparamita. La perfection de sagesse qui coupe l'illusion dans le silence foudroyant, Thich Nhat Hanh, Albin Michel, 1997.

Commentaires Maître Hsing-Yun (né en 1927), Exégèses sur le 'Sûtra du diamant' (Describing the Indescribable. A Commentary on the 'Diamond Sutra' ), trad. et annotations par Jin Siyan, You-feng, 2011, 101 p. Edward Conze, Vajracchedikā Prajñāpāramitā, edited and translated with introduction and glossary, Rome, Istituto italiano per il Medio ed Estremo Oriente, 1957, XII-113 p. Edward Conze, Buddhist Wisdom Books, containing the Diamond Sûtra and the Heart Sûtra, Londres, Allen & Unwin, 1958 Nicolas Poppe, The Diamond Sutra. Three Mongolian versions of the Vajracchedikā Prajn̄āpāramitā, texts, translations, notes and glossaries, Wiesbaden, O. Harrasowitz, 1971, VIII-230 p. Frances Wood et Mark Barnard, The Diamond Sutra. The story of the world's earliest dated printed book, Londres, British Library, 2010, 112 p. Frances Wood, The Diamond Sutra, Londres, The British Library, 2011, 32 p. . Chiew Hui Ho, Diamond sutra narratives : textual production and lay religiosity in medieval China, Leyde/Boston, Brill, 2019, 520 p. .

Articles

Liens externes

Le Sūtra du Diamant et un commentaire de Sangharakshita (version française du sūtra traduite à partir de la traduction en anglais faite par Edward Conze). BnF Essentiel, Découvrir, comprendre, créer, partager : Rouleau manuscrit incomplet à l’encre d’or sur papier noir épais, 17 caractères par colonne, 26,2 x 310 cm

Articles connexes Grottes de Mogao Wang Yuanlu Bible de Gutenberg (1455) Jikji, premier livre imprimé avec des caractères mobiles métalliques (1377, Corée)

Catégorie:Texte bouddhique