Monique Venner, née le à Paris et morte le à Oulins, est la première femme occidentale à avoir obtenu le de judo au Kōdōkan TokyoMagazine Paris Match du D'un sport à l'autre, « À Tokyo, pour la première fois dans l'histoire du judo, le grand conseil japonais du Kodokan a décerné le grade de 3e dan à une étrangère. Il s'agit d'une Parisienne, Monique Venner. », Le Monde, .

Elle a également obtenu son par le fondateur de l'aïkido, le grand maître Morihei Ueshiba qui lui a confié la mission de développer son enseignement hors du JaponNicolas de Araujo, « L'Aïkido au féminin, des pionnières aux expertes actuelles ».

Monique Venner a créé plus d'une centaine de clubs à travers le monde et a reçu le surnom de Sanchiro au Japon, du nom d'un samouraï qui diffusa les arts martiaux en Asie.

Histoire Son premier professeur est maître Chew à Londres. À l'âge de 19 ans, alors qu'elle pratique le Wall of death (rouler à 3 motos parallèles en se tenant par les mains sur un mur cylindrique de de haut), éjectée, elle est gravement blessée.

Ne pouvant progresser suffisamment en France, elle part au Japon, à pied, en stop, par tous moyens. Sur le trajet, elle survit grâce à de l’enseignement, des exhibitions, des combats, et des triomphes contre les champions locaux de sports de combat ou de Jeu d'échecs. Elle crée 33 clubs de judo, notamment en Asie, qui n'en possédaient pas alors. En , elle affronte Selim Bey, champion de lutte à Istanbul. Elle impose le port du kimono et gagne le combat.

Au Japon, parallèlement au judo, elle suit les cours de Morihei Ueshiba, promoteur de l'aïkido. Il lui remettra son d'aïkido. Plus tard, elle recevra le au Yoshinkan.

À Paris, au début des années 1960, elle signe son livre d'aventures autobiographiques « Le démon des Voyages ». Elle anime alors le Sanshiro Club, pépinière de très bons jeunes judokas. Le Club, rue d'Argout, dans le Sentier, sous les locaux du quotidien France-Soir, est parrainé par Pierre Lazareff et un journal, alors tout récent, l'hebdo Pilote.

Quelques années auparavant, parmi mille activités de survie sur ses parcours, elle entraîne des troupes, notamment à Berlin et Baden-Baden.

Citation du Général Paul Vanuxem :

Le dernier club de Monique Venner a été ouvert au Lesotho en 1989. Elle était alors consul honoraire de France.

Elle donne une part de son temps, à Madagascar, dans les années 2000 à des initiatives en faveur de l'enfance.

Elle est la mère de l'essayiste et politologue Fiammetta Venner.

Club Sanchiro Club

Monique Venner a créé des clubs notamment dans les pays suivants :

Ouvrages Le démon des voyages« Le Démon des voyages » sur Google Books, Éditions Julliard, 1963 Ève Riposte, Méthode Self-Défense contre les attaques courtoises et discourtoises« Ève Riposte : judo, aïkido, ju-jitsu, karaté » sur Google Books, Sainte-Clotilde (La Réunion), 1993

Notes et références

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