Croissy-sur-Seine est une commune française du département des Yvelines, dans la région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Croissillons.

Géographie vignette|left|Localisation de Croissy-sur-Seine dans les Yvelines.

Situation La commune de Croissy-sur-Seine se trouve dans le nord-est du département des Yvelines, à onze kilomètres environ à l'ouest de Paris, à six kilomètres environ au sud-est de Saint-Germain-en-Laye, sous-préfecture, et à dix kilomètres environ au nord de Versailles, préfecture du département.

C'est une commune riveraine de la Seine située dans une boucle de la Seine, dans la convexité du méandre, sur la rive droite du fleuve. La commune est située partiellement en zone inondable.

Le territoire communal s'étend sur des sédiments alluviaux, sans relief marqué, s'étageant de 35 à d'altitude du nord-est vers le sud-ouest. C'est un territoire fortement urbanisé (environ les trois-quarts). Il englobe la partie amont de l'île de la Chaussée.

Les communes limitrophes sont Chatou au nord, Rueil-Malmaison à l'est, Bougival au sud, Louveciennes et Le Port-Marly au sud-ouest (ces trois dernières communes se situant sur la rive gauche de la Seine), Le Pecq au nord-ouest et Le Vésinet au nord.

Hydrographie Croissy-sur-Seine appartient au bassin versant de la Seine. Le territoire communal longe la rive droite du fleuve sur environ cinq kilomètres.

De ce fait la commune est concernée par les risques d'inondations liés aux crues de la Seine dans la frange sud du territoire, le long de la Seine, sur une largeur de 200 à environ. Dans le cadre du « plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de la vallée de la Seine et de l'Oise, les zones inondables ont été classées en zone marron, rouge clair, bleue et verte, selon l'importance de l'exposition aux risques d'inondation. La zone marron concerne les berges de la Seine sur une largeur d'environ , où il s'agit de préserver la capacité d'écoulement des eaux. Toute occupation du sol y est interdite. Dans la zone rouge clair, déjà urbanisée mais très exposée au risque d'inondation, toute nouvelle urbanisation est interdite, mais l'entretien et le renouvellement des installations existantes sont autorisés. Cela concerne une bande dans la partie sud du territoire. Les zones bleues moins exposées mais également urbanisées sont soumises à des restrictions d'urbanisation, de nouvelles constructions pouvant être autorisées sous conditions. La zone verte concerne la partie sud-ouest du territoire, où s'étendent les installations de la Lyonnaise des eaux, qui est peu construite, ainsi que la partie amont de l'île de la Chaussée. L'urbanisation y est interdite pour préserver le champ d’expansion de crue de la Seine..

Relief et géologie

Utilisation du territoire +Occupation des sols en 2008. Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Espace urbain construit61,9 %213,96Espace urbain non construit9,4 %32,59Espace rural28,7 %99,26Source : Iaurif

Le territoire communal est fortement urbanisé, l'espace urbain occupant plus de 71 % de la superficie totale de la commune et l'espace rural moins de 29 %..

L'espace rural comprend notamment de plans d'eau (la Seine et les bassins d'infiltration de la Lyonnaise des eaux).

L'espace urbain construit () est affecté principalement à l'habitat, qui occupe , dont 148 pour l'habitat individuel et 33 pour l'habitat collectif. Le reste est consacré aux activités économiques pour , et aux infrastructures (équipements, transport, chantiers) pour .

L'espace urbain ouvert, constitué par les espaces verts, parcs et jardins, occupe .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Toussus-le-Noble à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Croissy-sur-Seine est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Voies de communication et transport

Voies routières Les communications sont assurées principalement par les routes départementales RD 321 (ancienne RN 311A orientée nord-sud) et RD 121 (orientée est-ouest) qui conduisent aux ponts sur la Seine (pont du Pecq au nord-ouest, pont de Chatou au nord-est et pont du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny au sud.

Transports en commun Sur le plan ferroviaire, la commune est desservie par une station du RER A : « Chatou-Croissy » (située à Chatou). Plusieurs lignes de bus relient Croissy aux gares RER (Chatou Croissy, Le Vésinet Centre, Le Vésinet Le Pecq), et SNCF (Bougival, Louveciennes) proches, ainsi qu'à l'hôpital Mignot et au centre commercial Parly 2 situés au Chesnay.

Transports actifs La commune favorise les transports actifs.

Elle a aménagé l'ensemble des bords de Seine, le parcours étant emprunté par le GR2 au fil de Seine et par la vélo-route, avenue verte Paris-London, réalisant la continuité du parcours qui se poursuit pour le GR2 vers Bougival et Le Pecq et pour la véloroute entre Chatou et Le Pecq.

Elle a réalisé plusieurs piste cyclables, notamment le long de la RD 121 et du chemin de ronde, qui desservent des équipements sportifs et établissements scolaires communaux. En dehors de l'accès au pont de Chatou, la circulation cycliste externe est en revanche limitée par l'absence d'aménagements cyclables sur les communes du Vésinet et de Bougival.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Cruciacum, Crossiacum, Croceium en 1207 ; Crociacum en 1244Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.. ; Croici en 1475 ; Croissi en 1634 ; Croissi-la-Garenne. en 1644 ; Croissy-sous-Chatou vers 1750 ; Croissy-sur-Seine.

Il s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise locatif à l'origine puis marquant le propriété. Le premier élément Croiss- représente sans doute un anthroponyme selon le cas le plus fréquent. Peut-être faut-il y reconnaître le nom de personne gaulois *Crossus (non attesté, postulé par Crossilius bien attesté). Homonymie avec Crocy, , Crossac, etc.

Remarque : Michel Roblin a depuis démontré que les noms en -acum pouvaient être dérivé à partir d'un appellatif gallo-roman d'origine latine (ou autre). Dans ce cas, il est possible de reconnaître le gallo-roman CRUCIA « croix » (latin classique crux, crucis), d'où le sens global d'« emplacement de la croix », en référence à une croix érigée par les premiers chrétiens.

Le déterminant complémentaire -sur-Seine se réfère à la Seine, car la rive droite du fleuve longe le territoire communal sur environ cinq kilomètres. Il sert à distinguer la commune des autres de l'Île-de-France et de Picardie.

Histoire Au , la seigneurie de Croissy, qui est relativement pauvre, appartient aux seigneurs de Marly.

vignette|Panneau historique implanté près de l'ancienne chapelle gothique Saint-Léonard (), désaffectée au . Un cartulaire daté de 1173 fait état de Adam de Croci, seigneur du lieu, qui possédait également des fiefs, des terres, dans les environs de Cernay-la-Ville, Rueil, La Celle. Parmi les seigneurs de Croissy on peut citer : Payen de Croci, Robert de Croci son frère et Ascelina de Croci leur sœur qui envoyaient des marques de dévotion à l'abbaye de Saint-Denis puis Héloïse de Croci citée au . L'état que Philippe Auguste fait dresser en 1204 des fiefs qu'il réunissait au domaine de la couronne, est que les seigneurs de Croissy étaient de simples hommes de fiefs occupant le dernier rang de la noblesse féodaleMonographie communale de Croissy-sur-Seine.

Une église de village, l'actuelle chapelle Saint-Léonard-et-Saint-Martin, est édifiée à partir du .

Dans la seconde moitié du , la seigneurie de Croissy qui relevait jusqu'alors de la vassalité de Neauphle-le-Château devient vassale de Charles Ier de Montmorency vers 1368.

En 1634, Louis XIII acquiert la moitié de la terre de Croissy pour les chasses royales du Vésinet.

Au , la navigation sur la Seine s'effectue par le bras qui dessert Rueil et Bougival. Le bras côté Croissy, est un bras mort, encombré de hauts-fonds et d'îlots et bordé de zones inondables. Pour alimenter en abondance les nombreux bassins des jardins et bosquets du château de Versailles, Louis XIV a besoin de beaucoup d’eau, d'où la construction à Bougival d’une machine gigantesque : elle barre la moitié de la Seine avec 14 roues à aubes de de diamètre, qui communiquent leurs mouvements, par un jeu de manivelles, à un énorme système de pompes réparties sur trois niveaux, qui amène l'eau, par l'aqueduc de Louveciennes, jusqu'à Versailles. La réalisation de cet ensemble, considéré alors comme la Merveille du Monde, révolutionne localement la navigation et les bords de Seine. La Machine barrant le bras navigable, il faut aménager le bras mort de Croissy. Le village perd ainsi une quantité importante de terrains en bordure du fleuve.

En 1644, Croissy est achetée par le chevalier François de Patrocles, écuyer principal de la reine Anne d'Autriche.

En 1779, la terre de Croissy passe aux mains du receveur général des finances Jean Chanorier. En 1790, il est le premier maire élu de Croissy.

En 1793, Joséphine de Beauharnais y aurait demeuré dans une maison pour se réfugier pendant la Terreur.