Philippe Marie Joseph Raymond Auboyneau, né le à Constantinople et mort le à Paris , est un amiral des Forces navales françaises libres (FNFL) compagnon de la Libération.. Il a commandé des unités navales dans le Pacifique et la Méditerranée au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie 100px|vignette|gauche|Robert de Flers, oncle maternel de Philippe Auboyneau Né à Constantinople, il est le fils de Gaston Auboyneau, directeur de la Banque ottomane, et de Germaine de La Motte-Ango de FlersBase Léonore. Il est le neveu de l'académicien Robert de Flers.

Il entre à l'École navale en 1917, alors qu'il n'a que 17 ans. De mars à , il participe, comme enseigne de vaisseau, aux patrouilles en Manche à bord du torpilleur Typhon. Puis pendant dix ans, il sert au Moyen et Extrême-Orient, où il commande lAlidade, un bâtiment hydrographe, puis la canonnière sur le Yangzi Jiang.

Après un séjour en France au ministère de la Marine, Philippe Auboyneau entre à l'École de guerre navale. Il en sort sous-chef d'État-major de la Flottille des torpilleurs de l'Atlantique. Capitaine de corvette, il est ensuite nommé sous-chef d'État-major des Forces navales d'Extrême-Orient à Saïgon où il se trouve au moment de la déclaration de guerre en 1939. Il est alors chargé de plusieurs missions de liaison auprès de l’Amirauté britannique.

Forces navales françaises libres Lors de l'armistice du 22 juin 1940, il est capitaine de frégate et officier de liaison à bord du cuirassé britannique . Il joue un rôle important dans les négociations délicates entre l'amiral Cunningham et l'amiral Godfroy. Il est le principal artisan du Gentlemen Agreement signé entre les deux amiraux qui règle la situation de l'escadre française d'Alexandrie. Cependant, refusant la défaite, Auboyneau rallie Londres et les Forces françaises libres le .

Dans le Pacifique, il commande le contre-torpilleur Triomphant, qu'il a réarmé et dont la plupart des officiers ont rallié la France Libre. C'est le cas du futur vice-amiral Robert Girardon qui a rallié la France Libre dès le . Après plusieurs missions dans l'océan Atlantique, il est promu capitaine de vaisseau et est nommé au commandement des Forces navales françaises libres dans le Pacifique, toujours embarqué sur le TriomphantDécret du 25 février 1946.

En application de l'article premier de la loi du 22 juillet 1940, le gouvernement de Vichy décide la déchéance de la nationalité française de Philippe Auboyneau par décret du pour avoir quitté le territoire métropolitain sans autorisationFichier des déchéances de la nationalité française entre 1940 et 1944, Archives Nationales, Cotes : BB/27/1421, Renvoi au N° du dossier : 103602 X 41. En 1942, sa déchéance de nationalité est complétée par une séquestration de ses biens prononcée par le président du tribunal civil de la Seine par l'ordonnance du .

Au moment de l'entrée en guerre de l'empire du Japon, alors qu'il se trouve en Australie, il prend part à plusieurs opérations dans le Pacifique sud auprès de la flotte australienne. Il effectue notamment un raid à proximité immédiate des bases occupées par la marine japonaise, afin d'évacuer les garnisons des îles Nauru et Ocean Island.

Rappelé à Londres en , le contre-amiral Auboyneau est nommé au commandement des Forces navales françaises libres (FNFL) par le général de Gaulle, chef du Comité français de libération nationale. Également Commissaire national à la Marine, il inspecte alors les unités navales françaises en Afrique-Équatoriale, au Levant, à Djibouti et à Madagascar.

À l'issue des combats en Afrique du Nord, il est nommé chef d'état-major général adjoint de la Marine puis major général sous le Commandement en chef français civil et militaire dirigé par le général Giraud. Il est alors l'un des principaux artisans de la fusion entre les FNFL et la Marine d'Afrique du Nord.

Il quitte ensuite ces fonctions pour prendre le commandement de la de croiseurs, à la tête de laquelle il participe au débarquement de Provence en .

En 1945, devenu vice-amiral, il commande les Forces navales d'Extrême-Orient. À ce titre, il transporte et soutient les troupes du général Leclerc dans le Sud-Annam et dirige l'opération de débarquement au Tonkin.

L'après-guerre Membre du Conseil supérieur de la Défense nationale et membre du Conseil supérieur de la Marine, Philippe Auboyneau est nommé ensuite Inspecteur général des Forces maritimes et aéronavales. De 1952 à 1955, il commande, en Indochine, les Forces maritimes d'Extrême-Orient.

De 1955 à 1960, il est Commandant en chef des Forces maritimes françaises en Méditerranée (résidence à Alger). Il est un des acteurs du qui aboutit au retour du général de Gaulle (consulté le 25 décembre 2017). L'amiral Auboyneau avait alors pour chauffeur le matelot Vincent Fusco qui lui évita un assassinat, en 1957, dans la rue Dupuch à Alger.

En 1960, il intègre le Conseil d’État comme conseiller d’État en service extraordinaire. La même année, le général de Gaulle, président de la République française, lui remet le cordon de grand-croix de la Légion d'honneur dans la cour des InvalidesCharles de Gaulle remettant le cordon de Grand-croix de la Légion d'honneur à l'Amiral Philippe Auboyneau.

Membre du Conseil de l'ordre de la Légion d'honneur, l'amiral Philippe Auboyneau meurt à Paris, le . Ses obsèques se déroulent en l'Église Saint-Louis-des-Invalides, présidées par le président de la République, le général de Gaulle. Il est inhumé au cimetière Bouilhet situé sur la commune de Marly-le-Roi (Yvelines)Marly-le-Roi : Cimetière Bouilhet, publié le 27 mars 2009 par Philippe Landru, sur le site Cimetières de France et d’ailleurs (consulté le 25 décembre 2017).

Distinctions Décorations françaises par décret du par décret du (3 citations) (1 citation) (1 citation)

avec agrafe "Extrême-Orient"

Décorations étrangères Plusieurs décorations étrangères sont décernées à l'amiral AuboyneauDécorations étrangères de l'Amiral Auboyneau - Base Léonore :

Croix de guerre roumaine

Notes et références

Voir aussi

Sources et bibliographie

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Articles connexes Histoire de la marine française - Histoire de la marine française depuis 1789 Forces navales françaises libres Compagnon de la Libération

Liens externes

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