Le d'infanterie (), appelé Le régiment des Lions, est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous à partir du pénal de la Méditerranée en 1812. Disparu de 1814 à 1873, il combat ensuite lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.
Création et différentes dénominations 1811 : création du pénal de la Méditerranée. 1812 : devient le d'infanterie de ligne pour la campagne de Russie. 1814 : licencié à la Restauration. 1873 : renaissance du d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie. 1923 : dissolution du d'infanterie avec tous les corps de sa division. 1939 : création du d'infanterie de forteresse. 1940 : dissolution. 1963 : renaissance du d'infanterie divisionnaire, en tant que régiment de réserve. 1998 : dissolution.
Chefs de corps 1811 : colonel Lamotte. 1812 : colonel Menu de Menil. 1813 : colonel Bussière. thumb|upright=0.7|Le général Boulanger par Nadar. De 1875 à 1880 : colonel Boulanger (futur général et homme politique). ? : colonel Clément (promu général en 1885). 1885 : colonel Chardin. 1887 : colonel Bernard. - : colonel Amédée-Léon-Auguste Nicolas (passera au ensuite). 1904 : colonel P.L. Treymüller. - : colonel Marie-François Ganeval (général en 1911). 1914 : colonel Dutreuil. 1914 : lieutenant-colonel Dayet. 1915 : lieutenant-colonel Baudrand. 1917 : lieutenant-colonel Kiffer. 1940 : colonel Bertrand.
Historique des garnisons, combats et batailles du de ligne
Révolution et Empire
alt=Colonel Chardin|vignette|208x208px|Le colonel Chardin, commandant du de 1885 à 1887 thumb|upright=0.7|Le Mémorial de la bataille à Dennewitz.
1812 : campagne de Russie au sein de la d'infanterie du Général Durutte, intégrée au d'armée : défense du pont de Wolkovisk, le . Parmi ses cadres figurait le capitaine Joseph Bernelle, futur organisateur de la Légion étrangère. 1813 : Campagne d'Allemagne toujours au sein de la d'infanterie, intégré au d'armée : bataille de Kalisch, bataille de Bautzen, bataille de Gross-Beeren, bataille de Dennewitz, 16-19 octobre : Bataille de Leipzig? bataille de Hanau. 1814 : bataille de Modlin, bataille de Landau, bataille de Torgau.
Le régiment est licencié à la Seconde Restauration. Son numéro reste vacant jusqu'en 1873.
Colonels blessés durant leur commandement : Colonel Menu de Menil, blessé Officiers tués et/ou blessés en service durant la période (1811-1814): Officiers tués : 10 Officiers morts des suites des blessures : 2 Officiers blessés : 31
De 1873 à 1914 Le régiment d'infanterie de ligne est recréé par décret en date du à partir d'éléments divers pris dans des : éléments du d'infanterie de ligne éléments du d'infanterie de ligne éléments du d'infanterie de ligne éléments du d'infanterie de ligne éléments du d'infanterie de ligne éléments du d'infanterie de ligne éléments du d'infanterie de ligne Il appartient alors à la de la d'infanterie, puis il passe en 1875 à la de la d'infanterie..
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le forme le régiment d'infanterie.
En 1914, le régiment est caserné à Belley, fort de Pierre-Châtel, au fort des Rousses et au fort l'Écluse.
Première Guerre mondiale Affectation d'infanterie. Colonel Coste. Division d'Infanterie d' à . Division d'Infanterie de juin à . d'armée. Général Bonneau.
1914 Alsace, Vosges, Saulcy-sur-Meurthe, près de deux mille hommes sont hors de combat en 10 jours.
1915 vignette|Le défile devant le général Joffre, Robache (Vosges), .* : Mort du lieutenant-colonel Dayet tué à La Fontenelle (front des Vosges). Mars : le dépôt du RI forme une compagnie du d'infanterie. Vosges (toute l'année). Prise de la côte 830 le à Metzeral par le commandant Charles Barberot
1916 Vosges, Ban-de-Sapt, La Chapelotte, Bataille de la Somme (juillet à septembre), Fargny, Curlu, ferme de Monacu, ouvrage de Tatoï, bois de Riez, tranchées des Canthatises…
1917 Aisne, Champagne, Verdun (novembre).
Mutineries La d'infanterie, composée des et d'infanterie qui, depuis plus de deux ans et demi, « s'était conduit de la façon la plus héroïque », connu un mouvement de mutinerie démarré le chtimiste.com: les mutineries au sein de la d'infanterie..
« Les manifestants réclamaient le repos qui, soi-disant, leur était dû, se refusant absolument à remonter aux tranchées, disant qu’on les avait assez bernés et qu’ils n’avaient plus aucune confiance en la parole des généraux. Cependant ils assuraient que si le repos de 45 jours promis leur était donné, ils ne se refuseraient plus ultérieurement à relever les camarades. Le mouvement gagnant peu à peu d’intensité jusqu’à quinze heures sur place, à ce moment une colonne de manifestants portant le drapeau rouge et chantant L'Internationale tentait de gagner Ville-en-Tardenois. »Société d'Emulation de l'Ain: Rapport sommaire du général Mignot, commandant la Division d’Infanterie sur les incidents de la , pendant la journée du et la nuit du au 2 juin.
Les sanctions furent sévères. Beaucoup d'officiers (22 sur 37) furent envoyés dans d'autres régiments et séparés des soldats avec lesquels ils avaient combattu. Le régiment fut privé de l'honneur de porter la fourragère. Il y a eu au moins 5 condamnations à mort (4 au 133 et 1 au 23), suivies d'exécutions, 3 à des travaux forcés à perpétuité, de travaux forcés, et ; au total, il semble que 9 condamnations (y compris les peines de mort) ont été prononcées au 133 et 70 au 23. en juin et www.pages14-18.com: les mutineries à la en 1917.. Le d'infanterie fut "disloqué" à Somme-Tourbe dans la Marne. Il alla se reconstituer dans la région de Châlons-sur-Marne d'où il monta en première ligne dans le secteur des Hurlus (extrait du "Livre d'Or du Bugey" paru en 1921).
Le , le lieutenant-colonel Baudrand était remplacé par le lieutenant-colonel Kiffer.
1918 vignette|Sapeurs-mineurs du vers novembre 1918. Lorraine, Bataille de La Marne (juillet), Bataille de Belgique (septembre à novembre).
Décorations gauche|vignette|Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes. Le d'infanterie est le premier régiment à avoir reçu la légion d'honneur et le second la médaille militaire pour faits d'armes durant la Grande Guerre
Le a perdu 82 officiers, 2014 gradés et soldats, 5 officiers supérieurs furent faits officiers de la Légion d'honneur, 49 officiers ont reçu la croix de chevalier, 385 sous-officiers et soldats reçurent la médaille militaire. Au sujet des Bugistes du , le général commandant la a déclaré : « Les lions d'Afrique sont les rois du désert, les lions du Bugey sont les rois du champ de bataillehttp://www.dumoul.fr, Article paru dans le quotidien "Le Progrès" du 18 mai 1998.. »
Entre-deux-guerres Le regagne Belley en .
Le régiment occupe la Sarre puis la Ruhr. Il est dissous le .
Seconde Guerre mondiale
Le d'infanterie est reformé le comme régiment d'infanterie de forteresse (RIF), à partir du du . Il est affecté à une partie de la Ligne Maginot, le sous-secteur de Kalhausen, dépendant du secteur fortifié de Rohrbach puis du secteur défensif de la Sarre..
Du 16 au , il combat sur le canal de la Marne au Rhin. Il capitule le , à court de vivres et de munitions. Son chef de corps, le colonel Bertrand, fait brûler le drapeau. Le régiment est dissous en 1940 mais beaucoup de ses membres rejoindront les Maquis de l'Aineric.williot.pagesperso-orange.fr, Histoire du d'infanterie..
Depuis 1945 à nos jours thumb|upright=0.8|Insigne régimentaire du d’infanterie divisionnaire. En 1963 il est recréé sous le nom de d'infanterie divisionnaire, il est implanté à Bourg-en-Bresse (Ain) en tant que régiment de réserve. Il est dissous en , son drapeau rejoignant le Musée de l'Armée.
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , . :
Kalisch 1813 Bautzen 1813 Leipzig 1813 Alsace 1914 L'Aisne 1917 La Marne 1918 Belgique 1918 400px|alt=drapeau du d'infanterie de ligne|lien=%3AFichier%3A133e%20r%C3%A9giment%20d'infanterie%20de%20ligne-drapeau.svg
Décorations Le d'infanterie a reçu la Légion d'honneur et la médaille militaire pour faits d'armes durant la Grande Guerre. Le d'infanterie a le droit au port de la Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire décernée le .
Il a reçu quatre citations à l'ordre de l'arméeCitations à l'ordre de l'armée., la cravate de son drapeau est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes.
Insignes L'insigne du d'infanterie de forteresse de 1939 montre Un lion (surnom des « lions du Bugey » donné en 1915) de profil dressé sur une dalle, avec au loin une cloche d'un ouvrage. Il est accompagné de la devise .
Devise
Personnalités ayant servi au Le général Joseph Jean-Nicolas Bernelle, officier de Légion étrangère français. Le général Boulanger, nommé ministre de la Guerre en 1886, connu pour avoir ébranlé la Troisième République. Le chef de bataillon Charles Barberot. Jules Bonnot, chef de la « bande à Bonnot ». Claude-Marie Boucaud, l'un des dix derniers poilus, mort le à l'âge de .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français
Bibliographie Bibliographie fournie par le musée du château de Vincennes . chtimiste.com, le , . Historique des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)
Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité militaire du Premier Empire Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1811 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1998