Mont-Sainte-Geneviève (en wallon Oumont) est un village sur les hauteurs de Sambre au nord de Lobbes, commune à laquelle le village est administrativement rattaché (Région wallonne dans la province de Hainaut, Belgique). Il se situe à mi-distance entre Binche et Thuin et il s'agissait d'une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Mont-Sainte-Geneviève offre toujours la structure de village clairière entourée de bois. Les vastes étendues forestières ont joué un grand rôle dans la vie de la population en tant que ressources. Malgré la proximité des installations métallurgiques d’Hourpes, la commune est restée agricole. Mont-Sainte-Geneviève est jumelée avec Haine-Saint-Pierre qui se situe lui aussi en Belgique.
Toponymie
Géographie
Situation
Mont-Sainte-Geneviève se situe sur le plateau agricole de Buvrinnes et il fait partie du plateau limoneux brabançon-hennuyer. Ce plateau agricole se caractérise par un paysage rural herbager et cultivé, cloisonné par la végétation arborée de haies vives, d’alignements d'arbres et de petits boisements. thumb|Borne géodésique du Planty, avec vue sur le plateau agricole et le village de Mont-Sainte-Geneviève.
Oumont est le point culminant de la Moyenne Belgique car le village se situe à d'altitude. Le point culminant situé à 212 mètres d'altitude est matérialisé par une borne géodésique. Celle-ci se trouve au lieu-dit du Planty, sur le territoire communal d'Anderlues, mais à quelques mètres seulement des limites de Buvrinnes et de Mont-Sainte-Geneviève (pas très loin, se trouve un pylône émetteur de la radiotélévision). À ce même endroit, plusieurs gisements de charbon y ont été découverts, dont le projet d'extraction fut abandonné lorsqu'éclata la Seconde Guerre mondiale. Le village de Mont-Sainte-Geneviève est à cheval sur le bassin de la Meuse et le bassin de l'Escaut. Une partie de ses petits cours d'eau qui ont creusé les roches dures gréseuses du mont, se jette dans la Princesse, puis la Haine et finalement l'Escaut et une autre partie se jette (dont le Laubac, le Rabion et le Spambou) dans la Sambre, affluent de la Meuse. D’ailleurs, le point le plus haut du bassin de l'Escaut se situe à Mont-Sainte-Geneviève, à d'altitude.
Malgré cette situation géographique, le village se situe au sein d'une unité paysagère qui s'étend aussi bien sur le bassin de la Haine que de la Sambre et qui se compose des villes de Binche, Lobbes et Thuin. Ces 3 communes sont en effet composées de villes pittoresques au passé riche et au folklore très présent.
Le village est situé sur les hauteurs de la Sambre au nord de Lobbes, commune à laquelle le village est administrativement rattaché (Région wallonne dans la province de Hainaut, Belgique). Il se situe à mi-distance entre Binche et Thuin.
Oumont est donc un village essentiellement agricole avec quelques imposantes fermes et de nombreuses fermettes. Cependant, le bois a joué un rôle essentiel dans la vie de la population. Mont-Sainte-Geneviève est en effet entouré d'une ceinture de champs eux-mêmes ceints de bois (bois des Communes, du Comte, d’Howis et du Baron) possédant plusieurs clairières à l'exception de la partie qui rejoint la Sambre à côté d'Hourpes où le bois coupé au village, souvent transformé en charbon, rejoignait les industries d'Hourpes qui en avaient besoin pour chauffer le métal. Les bois qui se situent sur le territoire du village font partie d'une forêt ancienne comme l'attestent les recherches de la Région Wallonne. Ces bois faisaient partie d'un plus vaste ensemble forestier qui a progressivement été défriché au courant du pour faire place à la culture. Cette forêt ancienne wallonne se caractérise par une forte présence d'empreintes d'anciennes charbonnières mais aussi par une grande diversité florale et faunistique. On y retrouve abondamment des Jacinthes des bois (Hyacinthoides non-scripta), des jonquilles (Narcissus pseudonarcissus) et des espèces d'oiseaux peu communes comme le pic mar (Dendrocopos medius) ou le pic noir (Dryocopus martius). Une partie de ces boisements accueille également des milieux très humides recouverts entre autres par de la sphaigne (Sphagnum), groupe d'espèces devenu rare et localisé en région biogéographique atlantiqueRapportage sur l'état de conservation des espèces d'intérêt communautaire, DEMNA/DNE, 2013-2018.
Localités limitrophes
Lieux-dits Cour du Mont, Les Prés, La Haute Bise, Chêne à Mouches, Les Dérodés, Maison au Bois, Mont Fayi, Sapinière, A l'Eûse et Pont Jaupart.
Bois Bois du Baron, bois du Curé, bois Féron et bois de la Houssière.
Hydrographie Ruisseau de la Spambou, le Rabion, le Laubac et le ruisseau de la Forêt.
Évolution démographique
Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire vignette|Place de Mont-Sainte-Geneviève à la fin du , avec l'église, le monument de la famille Feron et l'école et maison communale.
Origine et développement
Le nom du village est attesté depuis 1177. Son territoire était alors dépendant de plusieurs seigneuries différentes. Entre les , on y dénombre moins d’une trentaine de foyers. La population passe de 317 habitants en 1801 à 496 en 1910 et 441 en 1976H. Hasquin, Communes de Belgique. Dictionnaire d’histoire et de géographie administrative, Crédit communal de Belgique, 1983, .. Dans la vie de la population, les vastes étendues forestières ont joué un grand rôle en tant que ressources malgré les installations métallurgiques d’Hourpes qui se situaient au bord de Sambre, à la limite du village. Le village a donc peu changé au cours des siècles et Mont-Sainte-Geneviève offre toujours la structure de village clairièrehttp://www.valdesambre.eu/docs/Potentil_Lobbes_3sections_02MiniPotLobbes_100QMi.pdf avec ses rues pavées de grès local et de pierre bleue. D'ailleurs, la fabrication du charbon de bois (pour la métallurgie) des siècles passés a laissé de nombreuses traces encore visible à l'heure actuelle comme l'atteste la présence des aires de fauldes sur les vues aériennes.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural Caractéristiques vignette|L'église avant l'incendie. Le village de Mont-Sainte-Geneviève est un village typique de la région à caractéristique rurale. Sur la place, où sur le côté ouest se trouvent d'anciennes fermettes et d'anciennes maisons avec des usoirs, se situe l'église Sainte-Geneviève dont la nef de 2 travées et le transept furent construits au dans un style gothique hennuyer. Le chœur à chevet à 3 pans et le clocher datent quant à eux du . Le , l'église est ravagée par un incendie qui détruit la toiture et l'intérieur de l'édifice religieux. Jadis, c'étaient les prêtres, chanoines prémontrés de Bonne-Espérance qui desservaient la paroisse mais actuellement, la paroisse fait partie du doyenné de Thuin après avoir fait partie du Doyenné d'Anderlues-Fontaine l'Evêque.
À côté, se situe l’école qui est l'ancienne maison communale. Il s'agit d'un bel édifice de style éclectique en brique, animé de pierres bleues taillées et de moellons de grès local, le tout dans un style assez classique. En face, sur la place de pavés et de pierres bleues, se situe un kiosque en ciment armé qui accueillait autrefois de la musique. Il fut construit en et il a été offert par un ancien bourgmestre, M. Alphonse J. Feron (1844-1928). Une légende raconte qu'une dizaine de moutons morts subitement ont été enterrés dans les fondations du kiosque pour éviter une nouvelle épidémie.
La place, avec son église, son école, sa salle communale et son kiosque, est un symbole de convivialité par excellence où se réunissent plusieurs fois par an les différents comités du village pour y organiser des fêtes comme une kermesse début septembre ou le carnaval une semaine après Pâques.
La place du village est également caractérisée par le marronnier qui y trône et qui est répertorié comme arbre remarquable. Il a été planté pour célébrer le centenaire de l'indépendance du royaume de Belgique. À l'occasion de cette festivité, une médaille commémorative en laiton a été émise dans le village et il en a été de même pour les festivités liées au anniversaire de l'indépendance belge. À cette occasion, ce n'est plus un marronnier qui a été planté sur la place mais un tilleul à larges feuilles (Tilia platyphyllos Scop.). Cet arbre, qui était également remarquable et qui se situait devant le salon communal, a été coupé en 2018 à cause d'une maladie.vignette|Ancienne habitation datant de 1765 située rue de Binche à Mont-Sainte-Geneviève.|248x248px|gauche L’habitat paysan étant éphémère jusqu’au , il n’existe aucune trace des habitations antérieures à cette époque à l’exception de leur présence sur des plans. Ce n’est que plus tard que les habitations ont été agrandies et améliorées à l’aide de matériaux plus coûteux comme la brique ou la pierre. Avant cela, les murs étaient généralement composés d’une ossature en bois sur un soubassement de pierre, remplie de panneaux de torchis (technique de construction à colombage) et la toiture de chaume. Il s’agissait de matériaux faciles à trouver et à travailler. C’est d’ailleurs de ce siècle que datent les plus anciennes constructions du village (hormis l’église). Elles sont caractérisées par des éléments architecturaux particuliers liés aux linteaux ou aux corniches.alt=Jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta) et seau de Salomon (Polygonatum multiflorum) poussant dans le sous-bois du Baron à Mont-Sainte-Geneviève|vignette|252x252px|Jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta) se développant dans le bois du Baron à Mont-Sainte-Geneviève.
De nombreuses chapelles et potales parsèment également le territoire. Certaines ont été érigées dans les champs, d’autres à un carrefour. D’autres encore sont incrustées dans le mur d’une maison. La plupart sont commémoratives et elles expriment un remerciement ou constituent une halte lors d’une procession. Leur nombre indique l'importance qu'avait anciennement le pèlerinage de Sainte-Geneviève dont le culte fut remis en avant par l'abbé Waterloos dans les années 60.
La plus ancienne des potales est située à l’angle de la rue du Village et de la rue Gromet. Ce monument en pierre bleue dédié à Sainte-Geneviève daterait du d’après la base de données de l’IPIC. Un calvaire datant de la même époque se trouve sur la rue de Binche en direction de Buvrinnes. Il est appelé « El Bon Dieu d’pitié ». Celui-ci a été érigé peu de temps après la Révolution Française en souvenir des morts du à la suite d'un combat survenu entre les Autrichiens et les Français sur Mont-Sainte-Geneviève. L’écriteau s’y trouvant indique : « Ce calvaire a été édifié à la mémoire des morts du 12 mai 1794 - 23 floréal an II ; on demande à chacun de le respecter ; merci ».
À l'est de l'agglomération du village le long de la nationale 59 (route d'Anderlues), se trouve un château d'eau construit en 1932.
Culture
Le folklore du village
Les Géants thumb|Géants Pélagie et El Pwaye