thumb|La ville de Besançon (La Boucle), de nuit.
Cet article liste les personnalités qui sont nées, ont vécu ou ont fortement influencé la ville de Besançon. De nombreuses célébrités sont ainsi présentes, notamment beaucoup d'écrivains et penseurs, des religieux, des personnalités politiques et militaires ou des artistes, qui ont façonné la ville au cours de son histoire. Ainsi, des illustres noms sont intimement liés à la capitale comtoise, tels que Victor Hugo, Charles Nodier, Pierre-Joseph Proudhon, Hilaire de Chardonnet, Auguste et Louis Lumière, Abdoulaye Wade, Nicolas et Antoine Perrenot de Granvelle, saint Ferréol et saint Ferjeux, Claude Goudimel, Auguste Clésinger, ou encore Jean de Gribaldy. Les actes de naissances des personnes nées à Besançon avant 1912 sont en ligne sur le site Mémoire vive patrimoine numérisé de Besançon.
Écrivains et penseurs Jean-Jacques Boissard : poète latin, né à Besançon Jean-Jacques Boissard sur le site officiel de la Bibliothèque nationale allemande (consulté le 18 décembre 2010).. Après des études infructueuses à Louvain (Belgique), il effectue des voyages à travers l'Europe, dont en Allemagne et en Grèce, ainsi qu'en Italie d'où il constitue une collection d'antiquités provenant de Rome et ses environs Jean-Jacques Boissard sur Encyclopedia.jrank.org (consulté le 18 décembre 2010).. Il écrit également un grand nombre de poèmes en langue latine (comme Habitus variarum gentium, Emblemata latina, Theatrum vitæ humanae, Topographia urbis Romae et De Divinatione et magicis praestigiis...) puis décide de se retirer définitivement en France, dans la ville de Metz, jusqu'à sa mort en 1602. Jean-Baptiste Chassignet, né en 1571 à Besançon et mort en 1635 à Gray, poète baroque de langue française.
Jean Mairet : poète dramatique, né à Besançon.. Il fait ses études au collège des GrassinsPhilip Tomlinson, Jean Mairet et ses protecteurs, Papers on French Seventeenth Century Literature, 1983, . à Paris et écrit à l'âge de seize ans sa première pièce, Chryséide et Arimand. Puis, en 1634, il produit son chef-d’œuvre, Sophonisbe, où il introduit la règle des trois unitésJean-Marie Pradier, La scène et la fabrique des corps: ethnoscénologie du spectacle vivant en Occident (-), Presses Univ de Bordeaux, 2000, ., dont il se fait le défenseur à la suite d’une lecture fautive de la Poétique d’Aristote. En 1648, il est nommé représentant de sa Franche-Comté nataleGiovanni Dotoli, Littérature et société en France au , Volume 2, Presses Paris Sorbonne, 1991, . et négocie plusieurs traités, parmi lesquels un « traité de neutralité entre la Franche-Comté et les territoires français de son voisinage », ratifié le par Louis XIV. Banni de Paris en 1653 par le cardinal Mazarin pour avoir « tenu des discours contraires au service du Roy »Giovanni Dotoli, op. cit., p.188., il finit par se retirer à Besançon en 1668 où il meurt en 1686. Marie-Marguerite Brun : lexicographe et poétesse née à Coligny, a tenu salon à Besançon après son mariage en 1730 avec le subdélégué de Besançon, et y est décédée en 1794. Jean Baptiste Antoine Suard : homme de lettres, né à Besançon.. Suard partit à Paris à l'âge de vingt ans, et rédigea la Gazette de France à partir de 1762, avant d'être élu membre de l'Académie française en 1772 au fauteuil de Charles Pinot Duclos. Il fut élu de nouveau en 1774 et, cette fois, Louis XV non seulement ratifia son élection mais le nomma censeur des pièces de théâtre, fonction qu'il occupa jusqu'en 1790, puis il est nommé secrétaire perpétuel à l'Institut en 1803. Ses écrits, notamment dans ses Variétés littéraires (1768) et ses Mélanges de littérature (1803-1805), montrent une personnalité très dogmatique et conservatrice. Il décède à Paris en 1817. Charles Fourier : philosophe sociologue utopiste, né à BesançonCharles Fourier sur Evene.fr (consulté le 18 décembre 2010).. au 2, rue Moncey. À partir de 1808, il pose les bases d'une réflexion sur une société communautaire à travers son ouvrage Théories des quatre mouvements et des destinées générales et dans Le nouveau monde industriel et sociétaire. Fourier tente de composer une société harmonieuse quasi parfaite, notamment en classifiant en 810 catégories chaque type d'homme et de femme. C'est ainsi qu'il crée les phalanstères composés des 1620 caractères classifiés, où chaque personne travaillerait selon ses affinités mais en réservant une place particulière à l'agriculture, aux arts et aux sciences. Il tente de mettre en œuvre ce projet de son vivant auprès de mécènes fortunés, mais n'y parvient pas ; quelques tentatives seront faites après sa mort, mais aucune n'approche le bonheur promis par le théoricien. Charles Fourier décède le à Paris. Charles Nodier : écrivain romantique et académicien, né à Besançon.. Il apprend dès son enfance la littérature ainsi que la langue latine, et illustre dans ses premiers écrits la fantaisie de son imagination (comme dans les Tristes ou Mélange tiré des tablettes d'un suicidé). Il devient bibliothécaire et directeur de revue à Laibach (Slovénie), et s'initie à la littérature fantastique et à l'exotisme illyrien et publie des récits (notamment Jean Sbogar ou encore Trilby le Lutin d'Argail). Puis, il devient bibliothécaire de l'Arsenal et reçoit l'école romantique. Il publie alors ses contes fantastiques (la Neuvaine de la Chandeleur, Histoire du chien de Brisquet...). Il meurt à Paris en 1844. Victor Hugo : écrivain, poète, académicien et politicien, né à Besançon. au 140, Grande Rue. Il est l'auteur de très nombreuses œuvres, notamment romantiques, et on lui attribue généralement le titre de plus grand homme de lettres français de tous les temps. Il est l'auteur de romans célèbres, parmi lesquels Notre-Dame de Paris ou Les Misérables, de recueils de poèmes comme Les Châtiments ou Les Contemplations, et de drames tels Hernani, Le roi s'amuse, Ruy Blas. Il ne fera que rarement allusion à sa région natale, évoquant seulement Besançon dans le premier poème du recueil Les Feuilles d’automne intitulé « Ce siècle avait deux ans ». Il décède en 1885 à Paris et il est transféré au Panthéon. À Besançon, deux statues de l'écrivain ont été érigées en sa mémoire sur la promenade Granvelle et sur l'esplanade des Droits de l'Homme, et une plaque commémorative a été apposée sur sa maison natale, place Victor-Hugo (cette place s'appelait jadis place Saint-Quentin mais elle fut renommée après sa mort) ; un lycée du quartier de Planoise porte son nom, ainsi qu'un collège et un cinéma dans le quartier de La Boucle. Le , sa maison natale du 140, grande rue sera enfin inaugurée. Benjamin Constant (1767-1830) : romancier et politicien ; s'est marié secrètement à Besançon avec Charlotte du Tertre le . Bernard Friot : écrivain notamment pour la jeunesse, né à Saint-Piat (Eure-et-Loir, Région Centre) en 1951. et installé à Besançon depuis plusieurs années. Agrégé de Lettres, il a d'abord enseigné en collège, lycée et École normale, puis a été responsable du Bureau du livre de jeunesse à Francfort (Allemagne), pendant quatre ans. Après avoir travaillé dans plusieurs villes de France, il s'installe dans la capitale comtoise et y écrit de nombreux ouvrages pour la jeunesse et traduit également des livres en langue allemande. Pierre-Joseph Proudhon : économiste, sociologue, anarchiste, socialiste et franc-maçon, né à Besançon au 22, rue du Petit Battant. Une statue le représentant est visible rue Sarrail. Jeanne-Marie Poinsard, dite Jenny d'Héricourt (1809-1875) : écrivaine féministe révolutionnaire, est née à Besançon. Sidonie Gabrielle Colette (1873-1954) : écrivaine . Elle passa ses étés de 1902 à 1907 dans sa propriété des Monts-Boucons qu'elle a décrite dans La Retraite sentimentale. Armand Barthet : écrivain né à Besançon en 1820. Francis Wey (1812-1882) : écrivain né à Besançon. Édouard Tournier (né le à Besançon et mort le à Paris), philologue et professeur de lettres classiques. Auguste Castan : bibliothécaire, archéologue et historien. Né et mort à Besançon. Tristan Bernard : écrivain, romancier, dramaturge et avocat, né à Besançon. À propos de sa naissance dans la même ville que Victor Hugo : « Nous sommes nés tous les deux à Besançon, tous les deux dans la Grand-Rue, lui au 138, moi, plus modestement, au 23 ». Noël Copin : journaliste. Né à Besançon en 1929. Mort le . Guy Boley : écrivain né à Besançon en 1952 dont l'œuvre biographique et autobiographique est ancrée sur le monde ouvrier et prolétaire de la ville bisontine. Paul Kawczak : écrivain né à Besançon en 1986 et établi au Québec. Yves Ravey : écrivain né à Besançon en 1953. Jacqueline Risset : professeur de littérature française à Rome, spécialiste de Dante et auteur d'une traduction de La Divine Comédie présentée par son éditeur comme étant une traduction de référence. Née à Besançon en 1936. Just Muiron : fonctionnaire et journaliste français né en 1787 à Besançon, où il est mort le . Il est le premier disciple en date de Charles Fourier. Louis Pergaud : écrivain né en 1882 à Belmont. Il a fait ses études secondaires et supérieures (École normale primaire) à Besançon. Prix Goncourt en 1910. Pierre Choderlos de Laclos : militaire et romancier né en 1741 à Amiens. Il a rédigé, en partie à Besançon, Les Liaisons dangereuses. Henri Beyle dit Stendhal : écrivain né en 1783 à Grenoble. Son roman Le Rouge et le Noir se passe à Besançon. Louis Duplain, poète-horloger.
Personnalités politiques, syndicalistes Louis-Philippe-Joseph Girod de Vienney, baron de Trémont (1779-1852), haut fonctionnaire, préfet de l'empire, érudit, bienfaiteur d'art et de musique, Albin Saillard (1842-1925), homme politique né et décédé à Besançon, sénateur de 1897 à 1912. Louis Biétrix (1880-1952) : homme politique Jean Charroppin (1938-2009) : homme politique Frédéric Falcon (1985-) : député de l'Aude, né à Besançon. Louis-Joseph Fernier (1815-1879) : maire-député de Besançon élu en 1871, fondateur de la manufacture horlogère Louis Fernier & Frères Mathilde Filloz (1912-2014), résistante, militante communiste et syndicaliste. Elle a été conseillère municipale de Besançon René Le Guen (1921-1993) : syndicaliste et homme politique français, également auteur d'ouvrages littéraires, y est mort Jules Gros (1838-1919), homme politique né et décédé à Besançon, député du Doubs de 1885 à 1889. Georges Pernot (1879-1962) : homme politique Charles Piaget (1928-2023) : syndicaliste CFDT chez Lip lors de l'affaire Lip Séverin Robert (1840-1886). Ouvrier-horloger de la région, il s'illustrera comme syndicaliste étant notamment fondateur d'une section de l'AIT et engagé auprès des événements de la Commune de Besançon.
Inventeurs, scientifiques et industriels Le marquis Jouffroy d'Abbans (1751-1832) : ingénieur, inventeur, industriel concepteur du premier bateau à vapeur ayant effectivement navigué, le Pyroscaphe. Deux statues le représentant sont érigées pont Battant et promenade d'Helvétie. Famille Veil-Picard de Besançon depuis 1794, bienfaitrice, mécène et philanthrope : subventions de travaux dans la ville, notamment l'agrandissement de l'hôpital Saint-Jacques, la construction de l'actuel quai de Strasbourg, l'aménagement de la place Bacchus, la construction du quai d'Arènes (quai Veil-Picard en 1879), le développement de l'horlogerie locale et de son industrie, ou dons à des œuvres charitables. Laurent Mégevand (1754-1814), mort à Besançon : fondateur de l'industrie horlogère de Besançon et du Doubs. Eugène Péclet (1793-1857), né à Besançon : physicien. Arthur de Buyer (1812-1903), né et mort à Besançon : industriel franc-comtois qui a notamment dirigé les houillères de Ronchamp pendant une trentaine d'années et a donné son nom au puits Arthur-de-Buyer qui était le puits le plus profond de France à son époque.