Le Pion est un film français réalisé par Christian Gion en 1978. Avec Henri Guybet, Claude Jade, Claude Piéplu et Maureen Kerwin
Synopsis
Bertrand Barabi (Henri Guybet) est un professeur de français suppléant et surveillant (« pion ») dans un lycée et internat de région. Il fréquente les cercles littéraires de sa ville et il est méprisé par ses élèves comme par les enseignants de son établissement. Bertrand Barabi ne vit que pour les beaux yeux de madame Thuillier, professeure de français. Dominique Benech (Claude Jade), sa voisine et mère esseulée d'un de ses élèves, qui nourrit à son égard de tendres sentiments, lui demande de donner des cours particuliers à son fils. Enthousiasmée par la lecture d'un des textes de Bertrand, Dominique l'encourage à écrire un roman. Bertrand poursuit la rédaction de son roman qu'il envoie bientôt à un éditeur parisien. Le livre est récompensé. Grâce à son pseudonyme, Bertrand garde un temps l'anonymat, mais les journalistes ont tôt fait de révéler l'identité de ce « Goncourt introuvable ». Cependant, le succès ne tourne pas la tête de Bertrand. Et c'est avec la complicité de ses élèves qu'il ridiculise même ceux qui lui ont fait du tort, avant de se marier avec la discrète et tendre Dominique.
Fiche technique
Distribution
Production
Lieux de tournage Lycée Jean-Baptiste-Say à ParisMentionné au générique du film Mairie de Levallois-Perret
Critique - Marie-France Roger dans Cinéma.
Autour du film
Le rôle du pion a failli être incarné par Annie Girardot. Christian Gion a écrit le scénario du film en pensant à Henri Guybet pour le rôle principal, mais les distributeurs lui ont dit : « C'est un bon sujet ; vous allez tout mettre au féminin et on prendra Annie Girardot ». Mais Christian Gion réussit à imposer Henri GuybetAnecdote racontée par Henri Guybet dans Télé 7 Jours n°1144, semaine du au 7 mai 1982, pages 86 et 87, portrait-interview d'Henri Guybet par Paulette Durieux intitulé "Henri Guybet : Je dois ma carrière à un spot publicitaire"..
Le film serait à l'origine d'une rumeur tenace concernant le baccalauréat de philosophie (ou de sa popularisation) : un candidat aurait eu comme sujet (il existe des variantes, comme ou ), ce candidat aurait répondu simplement sans rien ajouter d'autre et aurait eu la note maximale de 20 sur 20.. Or dans le film, Bertrand Barabi donne à ses élèves pour sujet , voit l'un d'entre eux, Laugier, rendre sa copie presque immédiatement et lui met la note de 18 sur 20 en expliquant qu'il a pris un risque tandis que les autres ont . De plus. l'élève Laugier a pris le soin d'écrire sa phrase sur le deuxième feuillet de sa copie, ce qui pousse Barabi a dire que « s'il n'avait pas tourné la page, il aurait eu zéro ». Cette rumeur est si courante qu'elle est présente sur le site du ministère de l'Éducation Nationale (dans la version qui évoque ) où il est expliqué .. Michel Audiard a retravaillé officieusement le scénario et les dialogues du film à la demande de la production (Jacques Bar), sans apparaître au générique. Un disque 45 tours est sorti en même temps que le film, avec en la chanson Si ma vie est belle chantée par Jean-Michel Caradec, et en le minuetto de la 7e sonate de Beethoven avec un arrangement pour orchestre à cordes de Jean Musy.
Sortie vidéo Le film sort en DVD en mars 2007. Il est réédité dans la collection « Gaumont Découverte » en .
Notes et références
Liens externes
Affiche "Le Pion" Henri Guybet, Claude Jade, Michel Galabru
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