Les hussards de la Légion de Béon sont un corps de hussards de l'armée des émigrés constitué pendant la Révolution française faisant partie de la légion de Béon, du nom du colonel propriétaire. Histoire En , François-Frédéric, comte de Béon, sous-lieutenant à la garde du corps du roi propose au stathouder de Hollande, Guillaume V d'Orange-Nassau, avec l'accord de Monsieur, régent de France, la levée d'un corps d'émigrés français dont il aurait la propriété : il l'obtient le .

Les officiers sont nommés par le stathouder sur présentation du colonel, la solde est assurée par la province de Hollande soit par mois de , plus payés par le Régent de France.

Il est expressément spécifié dans la capitulation que le corps de Béon « sera employé à part ou adjoint à tel corps de troupe que leurs Hautes Puissances (les États de Hollande) trouveront à propos ». Le cantonnement est fixé à Nimègue.

Au début de mai, le comte demande au stathouder la levée de pour soutenir son infanterie; en conséquence, une nouvelle capitulation est signée le pour un corps de commandé par d'anciens officiers supérieurs faisant partie du corps commandé par le comte de Béon. Ces deux compagnies de hussards ainsi formées sont tout d'abord mises à la disposition de l'archiduc Charles à Bruxelles.

Robert Grouvel déclare : . Toujours d'après Grouvel, certains corps d'émigrés étaient des .

En , la légion de Béon fait partie de la division Reuss du prince d'Orange et forme brigade avec la légion de Damas. En , lors de l'invasion des Provinces-Unies par les troupes de la Convention, Béon, ayant été délié de son serment par le stathouder, passe au service de l'Angleterre et, en février, une nouvelle capitulation est signée avec le gouvernement britannique. L'infanterie de Béon est intégrée à une nouvelle division commandée par le comte de Sombreuil. Elle est envoyée en Bretagne, en renfort de l'armée des émigrés lors de l'expédition de Quiberon. La plupart des combattants de la division a péri dans cette confrontation , à la suite de l'armistice conclu entre le comte de Sombreuil et le général Lazare Hoche : les révolutionnaires les ont fusillés à Auray, en dépit de la promesse des Républicains. Leurs corps reposent dans la chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs, à Brech.

La cavalerie était restée en Allemagne à Hohne. Le colonel de Béon écrit au prince de Condé que , le (ou le ) ; il ne restait que qui sont envoyés à l'armée de Condé.

Création et différentes dénominations : le corps est créé à Nimègue; il compte 200 hommes et sert dans l'armée des Pays-Bas 1795 : l'escadron sert dans l'armée britannique. L'infanterie de Béon, sous le commandement du comte d'Anceau, est intégrée à la division de Sombreuil et envoyée en renfort à la bataille de Quiberon 1796 : le corps des hussards de Béon est licencié en fin d'année

Uniforme Shako bleu, collet orange, dolman bleu, pelisse bleue, parements orange, tresse blanche, culotte bleue.

Sources .

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Voir aussi Régiment de cavalerie français Maison de Béon

Notes et références

Catégorie:Unité militaire de l'armée des émigrés Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute