La Revue parisienne est une revue mensuelle littéraire et politique fondée par Honoré de Balzac qui parut en juillet, août et .
Historique L’expérience ruineuse de La Chronique de Paris aurait dû décourager Balzac à jamais de toute entreprise de presse, mais en 1839, Armand Dutacq, directeur du grand quotidien Le Siècle, lui offre de financer une petite revue mensuelle. Aussitôt, Balzac imagina la Revue parisienne dont Dutacq serait administrateur et avec lequel il partagerait les bénéfices. L’entreprise était censée servir les intérêts du feuilletoniste Balzac à une époque où Alexandre Dumas et Eugène Sue géraient habilement le genre dans les quotidiens. Très à l’aise pour exploiter les recettes du feuilleton, ils utilisaient, mieux que Balzac, le principe du découpage et du suspens. L’auteur de La Comédie humaine se lança dans la compétition, rédigeant pratiquement seul pendant trois mois une revue qu’il voulait également littéraire et politique.. Il publia entre autres, le , Z. Marcas, qui fut intégré à La Comédie humaine, en , dans les Scènes de la vie politique.
Outre ses attaques contre le régime monarchique, la Revue parisienne se distingue par des critiques littéraires assez violentes dans l’éloge comme dans la charge. Parmi ses victimes, on compte Henri de Latouche avec lequel il était brouillé et qu’il haïssait désormaisAndré Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, Paris, 1965, . : .
Et aussi, son ennemi naturel, Sainte-Beuve, dont le Port-Royal fait l’objet d’un véritable déchaînement. Balzac se vengeait des humiliations passées : .
Balzac s’en prend encore çà-et-là, assez injustement, à Eugène Sue, mais il rend un hommage vibrant à La Chartreuse de Parme de Stendhal à une époque où, d’un commun accord, la presse restait muette sur ce roman : . Goethe se montra lui aussi très admiratif de Stendhal dans les Conversations avec Goethe (ouvrage de Johann Peter Eckermann).
Mais cela marque le dernier numéro de la Revue parisienne qui s’éteignit après la troisième parution. Balzac et Dutacq partagèrent les pertes qui n’étaient d’ailleurs pas très lourdesLes recettes furent de contre de dépenses ().. Cependant, une fois encore, Balzac avait échoué dans la presse et dans les affaires.
Notes
Bibliographie .
Liens externes .
Catégorie:Presse mensuelle disparue en France Catégorie:Honoré de Balzac