Azzeddine Laraki, né le à Fès, mort le à Rabat à l'âge de 80 ans, est un médecin et homme d'État marocain.

Il fut Premier ministre du au . Il est l'artisan de l'arabisation puis de l'islamisation controversée de l'enseignement au Maroc. Il est également accusé de corruption.

Biographie Origines et études Azzeddine Laraki est issu de la grande bourgeoisie fassie.

Il a fait ses études primaires et secondaires à Fès.

Dans les années 50, alors que le Maroc est toujours sous l'occupation française, il part en France pour entamer des études. En 1957, il obtient un Doctorat à la faculté de médecine de Paris.

Parcours professionnel Ancien interne des hôpitaux du Maroc, il est ancien médecin en chef adjoint de la province d'Oujda.

Azeddine Laraki a été nommé en 1958 au poste de directeur de cabinet du ministre de l'Education nationale et en 1959 directeur du cabinet du ministre de la Santé publique.

Il devint ensuite directeur de l'hôpital Avicenne avant d'être désigné en 1960 chef du service de pneumologie et de chirurgie thoracique.

Après avoir passé en le concours d'agrégation de médecine, il devient professeur à la faculté de médecine et en 1972, professeur titulaire de chaire, membre de plusieurs sociétés scientifiques nationales et internationales.

M. Laraki est également auteur de plusieurs publications scientifiques et littéraires et membre de l'Union des écrivains du Maroc.

Ministre de l'Éducation Le , il est nommé ministre de l'Éducation nationale et de la Formation des cadres puis ministre de l'Éducation nationale en .

Entoure de conseillers passéistes, il remplace l'enseignement de la philosophie par des départements d'études islamiques et fait appel a des enseignants formés en Arabie saoudite

En , il devient membre de l'Académie du royaume du Maroc. En 1983, il est reconfirmé le dans ses fonctions de ministre de l'Éducation nationale. Il participe a plusieurs conférences de l'UNESCO, notamment a Paris en 1982 et a Sofia en 1985.

En , Azzeddine Laraki a été élu président du Comité exécutif de l'Union arabe de l'éducation physique et sportive, lors de la tenue à Rabat de la réunion constitutive de cette Union.

Accusations de corruption Il lui fut reproché de s’être particulièrement enrichi en tant que ministre de l'Éducation. Il aurait fait construire, par ses propres entreprises, les nouvelles écoles publiques. Il serait arrogé un monopole de fait sur le marché des équipements scolaires .

Premier ministre Le , il a été nommé par Hassan II vice-Premier ministre

Le de la même année, il a été nommé Premier ministre et l'est resté jusqu'à ce que Mohamed Karim Lamrani lui succède le .

Al Akhawayn et OIC En , Hassan II le nomme président du conseil d'administration de l'université Al-Akhawayne d'Ifrane alors que Laraki ne parle pas l'anglais. Laraki part suivre des cours d'anglais aux Etats-Unis

En , le Maroc présente sa candidature au poste du secrétaire général de l'Organisation de la Coopération Islamique. Le , il a été élu secrétaire général de l'OCI lors de la des ministres des Affaires étrangères réunie à Jakarta, puis investi officiellement en lors du islamique tenu à Téhéran.

Décorations et distinctions

Membre de l'Académie du royaume du Maroc.

Notes et références

Catégorie:Naissance à Fès Catégorie:Naissance dans le protectorat français au Maroc Catégorie:Naissance en mai 1929 Catégorie:Décès en février 2010 Catégorie:Décès à Rabat Catégorie:Professeur marocain Catégorie:Premier ministre du Maroc Catégorie:Secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique Catégorie:Ministre marocain de l'Éducation Catégorie:Personnalité du Parti de l'Istiqlal Catégorie:Ministre sous Hassan II Catégorie:Décès à 80 ans Catégorie:Membre de l'Académie du royaume du Maroc